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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:31

 

 

 

Excellente soirée organisée hier par Sud Touraine Entreprises, qui nous a permis de faire le point sur les nouvelles dispositions en cours:

 

- le contrat de génération: avec l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans et le maintien d'un salarié de plus de 57, ce sont 4000 € par an pendant 3 ans que l'entreprise va recevoir. Fait nouveau par rapport à ce que j'en connaissais: pour les entreprises de moins de 50 salariés il n'est pas nécessaire que l'ancien soit le tuteur du plus jeune, il suffit qu'ils soient tous les deux salariés en même temps. Ça peut ressembler un peu à un effet d'aubaine mais il est probable que les embauches prévues seront ainsi accélérées.

 

- le CICE: un crédit d'impôt ouvert à toutes les entreprises qui ont au moins un salarié. Le principe est simple: tout salarié touchant moins de 2,5 fois les SMIC donne droit à un crédit d'impôt de 4% sur sa masse salariale brute en 2013, et à 6% en 2014. Grosso modo, sur les entreprises qui ont fait aujourd'hui le calcul ça représente une économie de 700 à 1000 € par salarié et par an. Sa mise en application peut être complexe car il faut intégrer dans le calcul du plafond les primes et heures supplémentaires, et qu'il y a un effet de seuil qui peut être pénalisant (une entreprise pourrait décider de ne pas augmenter certains de ses salariés pour bénéficier du crédit d'impôt) mais pour toutes les petites entreprises, franchement, c'est un sacré souffle d'air qui leur est ainsi donné. Ce crédit, qui n'intervient mécaniquement qu'en fin d'exercice, peut être anticipé par une avance de trésorerie accordée par la BPI (Banque Publique d'Investissement).

 

 

Il y aura toujours des gens qui diront qu'on aurait pu faire plus simple, ou d'autres qui se demandent ce qu'on fera après 2014, certes, mais 20 Milliards d'Euros, quoi ! Je n'ai pas souvenir d'un tel financement pour aider les entreprises à s'en sortir. Une partie sera financée par l'augmentation de TVA en 2014 (de 19,6 à 20%), l'autre par des économies. Une difficulté se pose encore pour les coopératives, qui ne seraient pratiquement pas concernées par ces mesures, alors que les parlementaires avaient déposé un amendement. Celles-ci, déjà fortement concurrencées par les entreprises privées, ont du souci à se faire. À suivre.

 

- l'ANI (Accord National Interprofessionnel): voilà le sujet qui fâche en ce moment. Et pourtant... Personne, ni au PS, ni au MEDEF n'ose parler d'accord historique, mais on n'en est pas loin. En 6 mois, de Juillet 2012 à Janvier 2013 les partenaires sociaux ont débattu du contrat de travail dans son ensemble, avec deux colonnes: l'une sur la sécurisation, l'autre sur la flexibilisation, et sont tombées d'accord après avoir fait des concessions de part et d'autre. Certains patrons trouvent que l'on a trop offert aux salariés (mutuelle obligatoire, taxation des CDD, possibilité de partir deux ans dans une entreprise puis de réintégrer son poste, temps partiels de moins de 24 heures interdits, portabilité du chômage, de la formation,...) et certains représentants syndicaux estiment le contraire (aménagement du temps de travail et des salaires en cas de baisse d'activité, mobilité interne encouragée voire forcée, barème d'indemnité pour les licenciements individuels, délais de prescription de 2 ans au lieu de 5 aux prudhommes,...). Donc, si on écoute ces deux tendances, un accord n'est valable que lorsqu'il favorise l'un des deux camps mais pas l'autre ?

 

Franchement, il faudrait enfin qu'en France on arrive à sortir de ce schéma d'opposition systématique. Le MEDEF et la CGPME savaient que s'ils ne lâchaient pas du lest le projet serait retoqué à l'Assemblée Nationale, et ils ont lâché du lest. Les syndicats responsables savaient qu'ils ne pourraient rien obtenir sans accorder eux aussi des aménagements favorables aux employeurs. Et ils l'ont fait. Ceux qui souhaitaient qu'il n'y ait pas d'accord ne faisaient finalement qu'accepter une situation actuellement intolérable sur le marché du travail (flexibilité sans cesse accrue avec la multiplication des CDD, de l'intérim et du temps partiel + un clivage de plus en plus fort dans la population entre des salariés qui ont un boulot à plein temps en CDI et des chômeurs qui galèrent pour se recaser) au prétexte qu'ils refusaient tout compromis. Il fallait que ça change. Bravo aux négociateurs d'être allé au bout de la démarche !

 

 

Cette soirée "After work" (hé oui, à Loches on s'anglicise beaucoup en ce moment) fut un agréable moment pour parler de toutes ces dispositions pourtant très ennuyeuses. Peut-être était-ce dû aussi au buffet organisé à l'issue de la soirée, à l'image du banquet organisé par les gaulois du temps d'Astérix, mais sans barde ! Merci au bureau de STE pour toute l'organisation. On recommence quand vous voulez.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:40

pontbordeaux

 

 

Hier a été inauguré le plus grand pont levant d'Europe à Bordeaux. Une merveille architecturale mais également une belle prouesse technologique. L'ouvrage central est composé d'un tablier de 2500 tonnes qui monte et descend de la même manière qu'un ascenseur, avec 4 contrepoids de 550 tonnes logés dans les tours d'angle de 77 m de haut. La différence - que l'on appelle prépondérance - est donc de 300 tonnes, ce qui est suffisant pour que le tablier repose sur ses fondations en partie basse et nécessite peu d'effort pour être maintenu en partie haute. Deux moto-réducteurs sont placés de part et d'autre du pont et lèvent l'ensemble en moins de 12 minutes à l'aide de câbles en acier de 8 cm de diamètre et de poulies de 4 m.

 

SchemaPrincipe.jpg

Schéma de principe (extrait du dossier de concertation CUB/DGT)

 

Nous avons eu la chance de grimper dans l'une des tours il y a quelques semaines pour y réaliser des contrôles vibratoires en phase d'essai. Impressionnant ! Je ne suis pas étonné que les bordelais l'appellent le pont Ba-ba, du nom des deux rives que l'ouvrage relie (Bacalan-Bastide) mais aussi par ce côté fascinant qu'il dégage. Il y a de quoi rester bouche bée lorsqu'on voit cette énorme structure monter au dessus de la Garonne pour laisser passer les navires. Parce que contrairement à ce que je pensais, des navires qui passent dans Bordeaux il y en a, et des gros ! Des bâteaux qui transportent les énormes pièces d'Airbus sur la Garonne mais aussi des paquebots de croisière qui y déposent régulièrement des touristes venus des quatre coins du monde pour visiter la ville et goûter les précieux cépages qui font sa réputation. Il y a bien eu quelques grincements de dents au départ du projet compte tenu de son coût, mais je suis certain que le pont Chaban Delmas (c'est son nom officiel) sera une attraction touristique supplémentaire et un atout environnemental que beaucoup envieront aux bordelais. Enfin... c'est mon avis d'ex-nantais un peu jaloux .

 

Et puisqu'on parle travaux publics et ouvrage mécanique, j'en profite pour signaler que démarre demain la 3ème édition de la Semaine de l'Industrie.

 

semainedelindustrie2013.png

 

Une façon intelligente de valoriser des filières et des métiers qui ne sont sur le devant de l'actualité que lorsqu'il y a des grèves, des licenciements, des fermetures d'usine. L'industrie ce sont des milliers de PME qui structurent notre pays. Sans elles, sans leurs millions de salariés, la France ne serait plus qu'un pays touristique traversé par des hordes de cars japonais et de campings cars germaniques. Et ce serait des bureaux d'étude danois et des entreprises italiennes qui viendraient aménager notre territoire...

 

La région Centre n'a pas attendu cette mobilisation nationale pour avoir ses propres initiatives et vanter les mérites de son industrie. Combien de français, toutes générations confondues, ont lu leur âge au fond d'un verre Duralex® ? Des millions. De la vaisselle en verre trempé toujours fabriquée en France, dans l'usine de la Chapelle Saint Mesmin près d'Orléans. Cette fabrication qui a bien failli disparaitre totalement emploie aujourd'hui 200 personnes grâce à des cadres salariés tenaces et des investisseurs courageux en 2008. À la tête de ceux-ci, Antoine Ioannides que l'on voit sur cette affiche, un entrepreneur franco-britannique qui a réussi à sauver la marque et en faire un fleuron du Made in France. Comme quoi, tout est possible quand on s'en donne les moyens et qu'on fournit les efforts... Levons tous notre verre !

 

duralex

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:40

Quelle rigolade - et à la fois quelle déception - en voyant notre ministre du redressement productif s'affubler d'une marinière et tenant un appareil Moulinex à la main ! Si on y ajoute la montre Herbelin on est vraiment dans la caricature la plus absolue du Made in France: mode (48 000 salariés, une goutte d'eau...) + luxe (qui s'achète des montres à 800 € ?) + industrie désuette (même si la marque existe encore, Moulinex a été liquidée en 2001 et la plupart de ses produits sont fabriqués en Chine).

 

Non ! L'industrie en France c'est pas ça !

 

Si on ne veut pas qu'en 2030 un ministre s'habille en bleu de travail en une d'un quotidien c'est aujourd'hui qu'il faut la montrer. C'est maintenant qu'il faut en parler.

 

 

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Dans notre petit coin de Sud Touraine les collectivités locales et plusieurs associations d'entrepreneurs ont décidé de le faire. Un guide est en cours de préparation, la communication s'amplifie sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines, une forte implication est prévue au prochain salon Made in Touraine des 16-17 Novembre prochains à Tours.

 

Hé oui ! À la campagne on aime l'industrie aussi ! Et on le montre à travers des images et des reportages qui révèlent que le symbole de cette industrie c'est pas la marinière bretonne mais le bleu de travail !

 

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Retrouvez tous ces articles sur la page Facebook de Entreprendre en Touraine Côté Sud.

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:23

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Étonnante soirée hier que celle offerte par l'émission "Parole de candidat" avec Nicolas Sarkozy ! Je pense que n'ai pas été le seul surpris d'entendre celui qu'on présente comme l'ami des patrons du CAC40 dire vouloir créer un impôt pour les exilés fiscaux. Les propos suivants qu'il a prononcés me font plaisir car ils correspondent exactement à ce que je pense au niveau de la distinction entre expatriés et évadés. Comme je ne saurais dire mieux je cite Nicolas Sarkozy dans son intégralité à propos des français à l'étranger:

 

Il y a deux catégories, les expatriés et les exilés fiscaux. Les expatriés participent de la puissance et du rayonnement de la France. Un expatrié c'est quelqu'un qui va travailler à l'étranger pour défendre les intérêts d'une firme française ou simplement parce qu'il est embauché par une firme étrangère. Il y a 2 millions de français qui vivent à l'étranger, qui se battent, qui conquièrent des marchés, des fonctionnaires qui font marcher les lycées français à l'étranger, les alliances française. Ces français là, je ne veux qu'on touche en rien à leur statut fiscal et juridique.

 

Puis il y a une deuxième catégorie, qui est particulièrement scandaleuse et qui en général pour certains d'entre eux aiment bien donner des leçons. Eh bien ils vont avoir une surprise. Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liées. L'exilé fiscal c'est celui qui veut rester français pour la nationalité mais qui veut pas rester en France pour la fiscalité. J'ai tous les avantages et aucun inconvénient. Je suis français, je peux revenir me soigner en France, je peux revenir faire ma villégiature en France, mais je veux pas payer mais impôts en France. Eh bien nous allons appliquer ce qu'appliquent les Américains: un impôt lié à la nationalité. Tout exilé fiscal, c'est-à-dire toute personne qui est partie à l'étranger dans le seul but d'échapper à l'impôt français devra déclarer à l'administration française le montant des impôts qu'il aura payé à l'étranger. Et si c'est inférieur à l'impôt qu'il aurait payé sur les revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence.

 

On croirait du Mélenchon, du Besancenot, non, c'est du Sarkozy. Bon, je ne me fais pas beaucoup d'illusion sur l'application réelle et à court terme d'une telle mesure, mais qu'est-ce que ça fait du bien à entendre !

 

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Si on examine les chiffres du ministère des affaires étrangères on constate qu'il y a eu 130 000 français expatriés de plus entre 2006 et 2010.

 

Parmi eux nombreux sont ceux qui s'installent à l'étranger pour raison professionnelle ou qui ont le vrai goût de l'aventure. Il faut évidemment leur foutre la paix. Quand cet exode deviendra massif, il sera bien temps de se poser des questions, en comparant par exemple avec les chiffres de l'immigration des portugais dans les années 60 en France : 650 000 portugais arrivés en France en moins de 10 ans. C'est autre chose qu'une augmentation de 130 000 expatriés français dans le monde entier en 5 ans, surtout si on rapporte cette progression aux 1 500 000 d'habitants en plus sur notre territoire pendant la même période.

 

Mais les autres ? Ceux qui se sont installés en Suisse, en Belgique ou en Angleterre pour payer moins d'impôts. Ces évadés fiscaux à durée déterminée qui reviendront en France pour s'y faire opérer où pour y passer une retraite paisible ? Pour une fois que c'est le candidat libéral d'une élection suprême qui le dit, je ne vais pas user de circonvolutions polies et gênées: Qu'on les taxe en juste proportion de ce qu'ils détournent ! Combien de fois ai-je ruminé en lisant les propos de ces freelances cherchant des solutions pour optimiser leurs revenus à travers des solutions offshore ou autres domiciliations à l'étranger. Aujourd'hui je peux me lâcher vraiment, merci Nicolas:

 

Amis chefs d'entreprise soucieux de vos revenus, chers confrères désireux d'aventure entrepreneuriale, expatriez-vous bon sang ! Installez-vous à l'étranger, voyagez ! Ça forme la jeunesse et permet de faire une vraie comparaison des niveaux de vie au regard de l'imposition. Mais si vous trouvez injustes les ponctions qui vous sont faites ici et voulez vous installer fiscalement ailleurs tout en conservant votre clientèle française, par pitié ne venez plus emmerder les contribuables français avec vos calculettes fiscales ! Vous paierez la même chose que tout le monde et basta ! C'est en tout cas ainsi que ça se passe depuis longtemps aux États-Unis, pays qui prône la liberté d'entreprendre mais la conservation de ses intérêts. Il est temps qu'on fasse pareil en France.

 

Puisque Nicolas Sarkozy est encore pour quelques semaines notre patron à tous, je lui dis merci ! Une manière de rendre hommage dans le même temps à ce Charlot de mes premiers films vus au cinéma, Gérard Rinaldi:

 

 

 

 

 

PS: un autre passage de l'émission décidément très riche (comme le fut celle avec François Hollande d'ailleurs) concerne le dialogue avec ce chef d'entreprise artisanale qui tape à bras raccourci sur le système, qualifiant carrément le système social actuel des indépendants de pur vol. À mon grand plaisir Nicolas Sarkozy n'est pas tombé dans la démagogie classique (style Bayrou: "Mon gand père était artisan, je comprend bien vos problèmes") mais a été ferme: les cotisations sociales que versent les commerçants, les artisans ne vont pas dans les poches de l'État mais servent à leur propre sécurité sociale, familiale et à leur retraite. S'ils cotisent d'avantage aujourd'hui que leurs anciens c'est pour s'assurer une meilleure qualité de vie pendant la durée de leur activité et après. Ce sont des propos qui font plaisir aussi à entendre...

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 09:21

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Non, ce n'est pas un rire sarcastique que j'exprime en ce dimanche matin. Mais un simple sourire plein d'amertume face à l'annonce de la perte de notre sacré AAA ! Épargants français l'agence Standard & Poor’s va vous apprendre l'humilité. Ah ! Ah ! On rigole moins, hein ?

 

Soyons sérieux cinq minutes, cette annonce n'est que le résultat d'un état de fait. La note est le reflet de notre situation financière, pas bien brillante même si ça pourrait être pire si on regarde nos pays voisins sur cette carte de l'Europe:

 

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Les pays du Sud sont à la dérive, emportés par leur candeur méditerranéenne et leur fougue de latins incorrigibles. Les scandinaves, les germains et les britanniques campent sur leurs positions de rigoristes protestants, calfeutrés dans leurs belles maisons en bois. Et au milieu, les français, les belges, les autrichiens, les suisses (heu non, pas les suisses, ils sont neutres les suisses, j'avais oublié...), n'ayant jamais su faire le choix entre ancien et nouveau testament, entre révolution sociale et conservatisme, entre désinvolture et obéissance, surfent entre deux eaux.

 

Je caricature bien sûr, mais c'est un peu l'image de notre Europe à trois niveaux, que l'on n'arrive toujours pas à unifier. Il va pourtant bien falloir la réussir cette unification, ne serait-ce que d'un point de vue économique ! Quand j'entend certains politiciens prôner le retour aux francs ! Mais pourquoi pas le retour à la livre, aux sous et aux deniers ? Les gens qui ont vécu la domination du Deutsch Mark écrasant le Franc jusqu'en 2002 ont la mémoire bien courte. L'Euro responsable de notre déconfiture ? C'est une plaisanterie j'espère, car sans cette monnaie la France serait encore un peu plus à la dérive de l'Allemagne.

 

Pour en revenir à la perte de notre triple A chez S & P (et seulement chez eux car les deux autres agences populaires* Moody's et Fitch nous l'ont laissé), que faut-il en penser ? Qu'est-ce que ça va changer ? N'étant pas économiste je vais me mouiller quand même : ça ne changera rien. Les marchés financiers l'ont déjà intégré et on prête de l'argent à la France de plus en plus difficilement. Il faut arrêter de pleurer sur "la dérive de nos finances publiques depuis 30 ans" (dixit François Fillon ce matin) et avancer. Quel projet de relance économique nous propose-t-on ? Quel avenir industriel dessine-t-on pour notre pays ? Voila les seules questions qui devraient nous mobiliser.

 

En attendant, souhaitons nous tous une excellente année 2012, pleine de réussite, de justice sociale, de liberté, d'égalité et de fraternité ! Et qu'elle se termine comme chaque aventure d'Astérix... par un banquet ! Nom de Toutatis !

 

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* populaire est le nouveau synonyme de célèbre. Si,si, les explications sont données par Estrosi ici: http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/pour-estrosi-le-fouquet-s-est-populaire-14-01-2012-1811685.php

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 16:36

Français

Achetez français !

 

Et voilà le bon vieux discours démago qui refait surface comme régulièrement quand on ne sait pas répondre aux questions de fond. Notre économie va mal ? Bon sang, mais c'est bien sûr, Eureka ! Il faut la faire tourner en consommant les produits que nous fabriquons !

 

Le problème, chers petits malins de la politique populiste, c'est que des produits nous en fabriquons de moins en moins en France. En 40 ans le poids de notre industrie est passé de 40 % à 20 % du PIB, pendant que celui de nos voisins allemands restait stable. Pensez vous qu'il va suffire de dire aux français d'acheter français pour redresser la barre ? Bien sûr que non. Le seul résultat qu'on a des chances d'obtenir sera celui de culpabiliser encore un peu plus les petits consommateurs.

 

Amis citoyens, lorsque vous croiserez un de vos députés et qu'il vous sort cette vieille idée de son tiroir à slogans « Achetons français ! », demandez-lui ce qu'il fait au quotidien pour maintenir notre compétitivité, notre production industrielle, notre agriculture. À part quelques-uns (on se souvient de Jean Lassalle qui, en 2006, avait fait une grève de la faim pour qu'une usine [japonaise...] reste sur son territoire), en connaissez vous beaucoup qui ont le courage de se battre pour que l'on continue à produire en France ?

 

Combien d'entreprises ont disparu après avoir été confiées à des fonds de pension américains ? Que deviennent peu à peu nos fleurons industriels vendus à des investisseurs étrangers sans que ça fasse sourciller le moindre élu ? Sait-on par exemple que dans l'industrie le quart des salariés français travaillent pour des entreprises étrangères ou leur filiale (source INSEE 2008 sur ce dossier).

 

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Mais ça, à la limite, ce n'est pas le plus grave. On peut se dire que tous ces emplois resteront en France, que les investisseurs étrangers y trouvent leur compte et n'ont nullement l'intention de localiser ces industries ailleurs... chez eux par exemple. Comme l'indien Mittal avec Arcelor, ou encore le chinois Electronix qui a racheté une de nos plus grosses usines de fabrication de jantes aluminium. À plus petit échelle que dire du coréen Namyeung qui a racheté la société de lingerie Barbara ou le suédois Swedspan AB qui sauve 160 emplois en reprenant un site de fabrication de panneaux en bois.

 

Non, le plus gênant et qui décrédibilise complètement ces discours franchouillards hypocrites, c'est qu'on ne s'appuie plus sur notre industrie pour aller de l'avant. Les pouvoirs publics, qui heureusement se gardent bien de nous faire la leçon, ne lui font même plus confiance. L'énergie renouvelable en est le plus bel exemple avec des équipements majoritairement importés au lieu de les faire fabriquer en France.

 

Voici le Top 15 mondial des fabricants d'éoliennes, ça se passe de commentaires, d'ailleurs je n'en ferai pas sinon je vais m'énerver...

 

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Bon week-end à tous !

 

Et pour vos contrôles et diagnostics vibratoires, achetez français, achetez chez Mecadyn !

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:18

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Un article vient de me faire bondir ce matin dans la presse. Celui de 20minutes.fr qui relate ce qu'écrivent les journaux étrangers à propos de la grève nationale d'hier sur les retraites:

 

"La France doit regarder la réalité en face !"

 

Voila ce que proclameraient outre atlantique nos chers amis bouffeurs d'hamburgers, avec tous les poncifs habituels sur les français pleurnicheurs, les syndicats passéistes, les grévistes permanents. En bref nous serions de gentils fainéants à qui les courageux travailleurs yankees demanderaient de bien vouloir faire un effort !

 

Mais, pour qui est allé travaillé aux States, je peux vous assurer que le salarié français n'a pas à se sentir particulièrement honteux ni priviliégé par rapport à son collègue américain !

 

- Les 35 heures, par exemple, qu'on nous rabache sans cesse comme témoin de notre volonté de ne rien faire. Sait-on que la France a l'un des taux de productivité les plus élevés du monde. La valeur produite au cours d'une heure travaillée est de 57,4 $ chez les américains, et de 54,5 $ en France. La différence n'a vraiment pas de quoi faire pavoiser nos champions du travail ! Les allemands sont derrière à 53,3 $, les britanniques à 47,6 $, les italiens à 43,6 $, les japonais à 38,2 $, etc. Seuls certains petits pays à l'économie très concentrée ou à haute valeur ajoutée nous dépassent, comme la Norvège, le Luxembourg ou l'Irlande. (Source OCDE 2010)

 

- Sur le terrain, les salariés américains, anglais ou allemands n'ont vraiment pas de quoi se glorifier non plus de leur capacité de travail. Demandez donc à ceux qui ont eu l'occasion d'aller sur des chantiers ou dans l'industrie aux États-Unis ! Plus flexibles pour changer d'emploi les américains sont cependant nettement moins polyvalents à leurs postes que les français, n'exécutent que les tâches pour lesquelles ils sont missionnés et n'y dérogent pas. Et le côté rigoriste, luthérien d'un allemand oblige ce dernier à passer plus d'heures pour obtenir le même résultat qu'un français. Le sens des affaires ("business acumen") nous fait malheureusement défaut pour mettre autant en valeur notre production que ne savent le faire les anglo-saxons, mais c'est un autre débat...

 

- Quant aux fameux jours de grève, si nombreux que la France en serait sans cesse paralysée. Que disent les chiffres ? Toujours en utilisant la source officielle de l'OCDE (qu'on ne peut pas taxer d'être un office bien franchouillard) voici pendant les 5 années de la période 1996-2000 les jours non travaillés en raison de grève (pour 1000 travailleurs):

 

# 1   Denmark: 296   
# 2   Iceland: 244   
# 3   Canada: 217   
# 4   Spain: 189   
# 5   Norway: 135   
# 6   Korea, South: 95   
# 7   Ireland: 90   
# 8   Australia: 86   
# 9   Italy: 76   
# 10   France: 67   
# 11   United States: 60   
# 12   Finland: 55 

 

Si nous sommes à ce point les rois des jours de grève, je ne sais pas si les américains ont vraiment de quoi se vanter de leur place dans ce classement.

 

Donc à mon tour j'aurais envie de leur dire de regarder la vérité en face et, surtout, surtout, d'éviter d'essayer de nous faire la leçon !

       

  Edit (suite au commentaire de Céline, que je remercie au passage): Après avoir lu les courriers des quelques lecteurs américains qui s'intéressent à ce sujet sur le New York Times, je m'aperçois qu'il n'y a pas unanimité pour nous brocarder comme le proclame 20minutes.fr, loin de là !

 

     
  Elsie Brooklyn: "If America is the 'greatest' country in the world, then why are so many of us struggling just to get the basics?"      
  Dave: "Why are USA unions weak? Because the business agents would raise the retirement age to 105 if the management trustees told them to!"[...]"Hallelujah to France, Britain and the entire EU."      
  Chris: "Hmm, if Americans still had pensions that enabled them to retire at 60, the US unemployment problem would be solved. Solidarity with the French workers! Viva la France."      
  V Ray: "If the old do not retire, there will be fewer jobs for the young. Here, even college grads are working as waiters, and many remain unemployed. Lets face, the problem is that governments are now realizing that they cannot deliver what they have promised - which is the real problem."      
  Chris Dowd: "Compare and contrast American "protests" with those in Europe. Billionaire organized ineffective fake protests comprised of passive crowds- to real people fighting for their dignity."      
  E. Onegin: "Hooray for France! I never understood why here in America all of the middle and lower class workers go out of their way and kill themselves over the comfort and prosperity of their bosses."      
       
       
  Et finalement, tout au long des 5 pages de commentaires écrits en ce 7/09 on ne trouve pas tant de donneurs de leçons que 20minutes.fr veut nous le faire croire...      
     

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:24

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Je suis de plus en plus sidéré chaque année de la manière dont les français peuvent être pris pour des imbéciles ! Attention, je ne fais pas de distinction politique, il y a des exemples dans tous les camps. Le dernier flagrant délit d'imposture concerne notre gouvernement actuel, le pauvre ! Vous savez celui qui avait établi comme projet de mandat au début de la législature d'éradiquer le chômage dans notre pays: objectif du plein emploi en 5 ans, soit moins de 5% de chômeurs. Nous en sommes à 10%....

 

"Oui, mais vous savez, on n'y peut rien, c'est la crise mondiale !".

 

OK, admettons. Personne ne l'avait vu venir, et la croissance que l'on devait aller chercher avec les dents s'est transformée en décrépitude totale des institiutions financières et en déroute économique. Néanmoins, comme il n'était pas question de montrer à l'opinion publique et aux marchés financiers qu'on ne faisait rien, un vaste plan de dépense a été prévu au début de 2009. Vous vous rappelez ? 1 000 chantiers pour dynamiser l'activité dans toute la France, une enveloppe de 26 Milliards pour les routes, l'enseignement, la recherche, la justice, la culture,... Le ministre nommé spécialement pour s'occuper de tout ça, M. Devedjian, dresse chaque mois un bilan de ces actions, nous expliquant combien tout ça est magnifique, les belles dépenses, les beaux projets, tout plein de sous dépensés au profit de l'économie. Regardez par exemple cette vidéo expliquant en Octobre dernier comment on a dépensé 10 Millions d'Euros pour le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille:

 

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C'est chouette, non ? Plein d'emplois créés, des entreprises du bâtiment qui sourient, des artisans qui se frottent les mains. Personnellement ce genre de financement me réjouit, car il associe la réussite économique au développement culturel. On pourrait aussi signaler les projets autour de l'enseignement, de la recherche, de la justice, de la santé, qui vont tous dans le même sens, démontrant qu'il n'est pas contradictoire de faire des dépenses d'intérêt public et de doper la croissance d'un pays.

 

Patatras ! Ceux qui étaient venus vanter il y a quelques mois les mérites de larges dépenses publiques viennent aujourd'hui nous expliquer le contraire avec le même sérieux. Il est d'ailleurs étonnant qu'on n'ait pas créé à cette occasion un Ministère des restrictions budgétaires. Tiens, je suis sûr que celà n'aurait pas gêné M. Devedjian d'ocuper ce poste et de venir nous dire avec le même entrain que les restrictions budgétaires sont plus utiles que les dépenses que l'on a faites. Mais ils n'ont pas osé...

 

Des exemples parmi ceux cités par le Ministre du Budget, M. Baroin:

 

"Dans le domaine de l'immobilier, les surfaces occupées par l'État baisseront de plus de 500.000 m2 en trois ans."

Dommage quand on vient de se vanter d'en avoir construit en grande quantité...

 

"Deux milliards d'euros proviendront d'une réduction des dépenses de fonctionnement"

Ah ben oui, mais alors l'amélioration des services de justice, la rénovation des tribunaux promise par Msieur Devedjian ?

 

"Réduction de 10% des dépenses d'intervention (aides économiques et sociales)"

Mais alors que fait on de cet effort exceptionnel en faveur du logement et de la solidarité du plan de relance ? Chef, j'suis un peu perdu là...

 

Résultat: après avoir cherché à dépenser 26 Milliards en une seule année, on se demande comment on va en économiser 10 en 3 ans.

 

 

Ne nous leurrons pas. Tous ces messages, ceux de l'an dernier comme ceux de cette année, pourtant contradictoires, n'ont qu'un objectif: celui de rassurer les marchés financiers. Le bon peuple n'a qu'à suivre, on ne lui demande pas d'essayer de comprendre. Et tout le monde croise maintenant les doigts pour que la relance économique - la vraie, pas celle décidée par nos enarques érudits - soit au rendez-vous en 2011 !

 

 

 

 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 08:12
from www.casafree.fr

Ça faisait un bout de temps que ce sujet me démangeait, alors voilà le moment est venu: parlons un peu de l'évolution du prix de la baguette ! Ou, plus précisément, tordons le coût à cette opinion ressassée à longueur de semaines dans les réunions d'amis, les bistrots, à la télé ou à la radio: "Ah ! Du temps des francs, c'était quand même moins cher. Depuis l'Euro tous les prix ont été multipliés par 2, par 3, par 6 [là, vous mettez le chiffre que vous voulez, ça dépend de l'humeur du moment] !. Et si on* essaye de nous faire croire le contraire, c'est bien parce qu'on* nous cache quelque chose. C'est louche tout ça, et c'est de pire en pire."

Alors aujourd'hui, oyez, oyez bonnes gens ! L'Euro n'est pour rien dans l'augmentation des prix, qui n'est jamais que le reflet de l'inflation depuis toujours, aussi bien sur les marchandises que sur les salaires. Oui, c'est vrai, la baguette de pain était à 1 F vers 1975 et on la paye aujourd'hui pas loin d'1 €, mais ce n'est pas parce qu'on a remplacé le symbole "F" par le symbole "€" d'un coup de baguette en 2002 lors du passage à l'Euro, mais simplement parce que, en moyenne, les prix ont été multipliés par 6 en 30 ans. Qui se souvient par exemple que le SMIC horaire était de 7,71 F en 1975 (ça faisait un salaire mensuel net à moins de 1000 F) alors qu'il est aujourd'hui de 8,82 € ?

J'entend d'ici les contestataires: "Oui, mais en fait tout s'est accéléré au moment du passage à l'Euro. Et comme nous perdons progressivement toute référence avec les prix en francs, on* en a profité pour augmenter encore plus les prix !". Et bien non. Pour m'en convaincre moi-même je suis allé sur ce site particulièrement bien fait de l'INSEE où chacun peut regarder l'évolution des prix de ses achats depuis 2000 en pondérant en fonction de ses habitudes de consommation. Ici j'ai considéré que mon budget était consacré à 30% (ce qui est énorme) d'achats alimentaires (puisque c'est le poste que les gens citent en premier pour dire que tout a augmenté):




Vous pouvez mettre la pondération que vous voulez, aucun saut ou pic n'apparaîtra aux alentours de 2002-2003, années où l'Euro s'est imposé. La progression est régulière, sauf en 2008 où tous les prix ont flambés puis ont repris leur progression "normale" en 2009.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que j'aimerai bien que cette impression de complot permanent cesse dans notre esprit. Une fois analysées les vraies raisons de tel ou tel phénomène (ici c'est l'augmentation des prix, mais on pourrait aussi parler du chômage, des impôts ou de la santé) chacun peut apporter ses idées pour améliorer les choses, s'opposer ou construire des choses nouvelles. Pour aller de l'avant et ne pas laisser les autres (on*) décider pour nous.

Bon, vous pouvez ranger vos cahiers, vos crayons. La prochaine fois nous parlerons des effets de la grippe porcine sur le réchauffement climatique pondéré par la crise économique !


*on: espèce d'animal d'origine indéterminée servant tout aussi bien à désigner l'État, les politiques, le gouvernement, l'Europe, les communistes, les riches, les syndicats, les commerçants, les patrons,... Enfin toute une clique qui nous ment et nous exploite.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 07:12


Depuis l'article de Septembre dernier, je m'étais promis de ne pas évoquer le sujet pour éviter de tomber dans la sinistrose ambiante mais voilà, j'ai eu envie d'écrire aujourd'hui un petit texte sur la Criiiiiise.

La courbe que je vous montre en préambule est celle du Dow Jones, l'indice représentatif des marchés financiers les plus importants. On peut en dire ce que l'on veut, regretter que cela soit ainsi, mais cette courbe dessine l'évolution de notre état de santé économique mondiale. Celle du CAC40, qui montre la situation boursière des principales entreprises françaises, n'en est que la copie conforme heure pour heure, jour après jour depuis 20 ans. Inutile de pérorer sur une exception française, sur une capacité spécifique qu'aurait notre pays à mieux s'en sortir que les autres, nous ne redémarrerons que lorsque les américains reprendrons du souffle. Et au vu du Dow Jones le point d'inflexion semble pointer le bout de son nez.

Évidemment, on n'est pas à la merci de nouvelles catastrophes, mais je fais quand même le pari d'une remontée de l'activité industrielle dans les tous prochains mois. Oh, pas une embellie, non bien sûr, mais une progressive et lente amélioration tout au long de l'année. La sortie de crise ne sera pas effective avant 2010, on est bien d'accord, mais des effets positifs seront ressentis avant.

Je ne peux en effet pas imaginer que les gros secteurs d'emploi comme les Travaux Publics et l'industrie plongent encore dans le marasme pendant encore 6 mois. Il est difficilement concevable que les chômages techniques et plans sociaux suivent le même rythme toute l'année. En premier lieu parce que les besoins sont là, même s'ils ont été freinés, et ensuite parce que le 'moral' va prendre le dessus sur le pessimisme mondial ambiant.

Une fois épurées les fameuses créances toxiques à coup de centaines de milliards de dollars partout dans le monde, tout doucement la pente des actifs boursiers va remonter, accompagnant la reprise de l'activité. Il nous faudra plus de 5 ans pour atteindre les niveaux exceptionnellement (trop ?) élevés de 2007, mais ça n'empêchera pas l'économie de se développer entre temps. Ce sérieux coup de semonce, si on sait en tirer les leçons, aura pour effet bénéfique de changer notre mode d'évolution. Moins de course au profit à court terme, une recherche d'équilibre Nord-Sud plus marquée, un meilleur compromis entre le développement industriel et l'usage de nos ressources, un suivi plus sérieux des marchés financiers et organismes bancaires (la fameuse maintenance conditionnelle !).

Enfin bref, je suis optimiste, à la fois sur le moyen terme pour cette année 2009, et sur le plus long terme avec une façon très différente de penser l'économie dans les années à venir. En 1993, lors d'une crise qui nous a également profondément touchés (du moins en Europe), quelqu'un m'avait dit qu'il s'agissait d'un coup d'arrêt inéluctable à notre course productiviste effrénée depuis le début de l'ère industrielle vers 1800. Nous n'en avons en fait tiré aucune leçon, persuadés que la richesse ne peut que croître au même rythme indéfiniment. Je forme l'espoir (j'me fais peur quand je parle comme ça...), je forme l'espoir, disais-je, que la recherche d'un plus grand confort s'accompagnera maintenant d'une vraie réflexion sur le développement de nos sociétés.

Amen. 

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