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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 17:10

Les populations occidentales délaissent de plus en plus les cimetières pour se faire incinérer. En France le taux de crémation est passé de 10% en 1994 à près de 40% aujourd'hui. Je ne vais pas faire d'analyse philosiphico-religieuse là-dessus, ce n'est pas l'objet de ce blog.

 

 

Mais cette augmentation a une incidence sur les activités techniques, et en particulier celles de Mecadyn.

 

En effet, un crématorium, ce n'est jamais qu'un four industriel avec des machines autour. Il faut, parait-il, une heure et demie pour faire disparaître en moyenne un corps humain (on est vraiment peu de choses...), mais ça nécessite un four de très haute capacité (850° C en moyenne), des brûleurs, des isolations et des systèmes de ventilation efficaces.

 

Vous m'avez vu venir, c'est de ces ventilateurs dont je voulais parler...

 

J'évoque aujourd'hui ce sujet de manière guillerette, mais la première fois que je suis allé dans la « zone technique » d'un crématorium je n'en menais pas large. Je n'osais pas regarder les fours (il y en avait deux à cet endroit) et encore moins jeter un œil par les hublots. C'est ce que font pourtant quotidiennement les techniciens sur place pour s'assurer de la bonne avancée du processus (que ces mots sont durs à dire...) et je n'envie pas leur boulot.

Le contraste est saisissant entre cette zone à l'arrière des bâtiments, dans laquelle s'affairent ceux qui doivent correctement faire fonctionner les machines, et l'avant où se trouve le lieu d'accueil du défunt et de la famille qui vient lui dire adieu.

 

Mais bon, il faut que les machines fonctionnent ! En particulier les ventilateurs, sur lesquels j'interviens pour éviter des vibrations excessives et les équilibrer si nécessaire.

Le premier c'était en Ecosse, il y a 5 ans. Le fabricant français du ventilateur m'y avait envoyé pour diagnostiquer un problème alors que l'installation était toute neuve. Les gens qui venaient se recueillir devant le cercueil de leur proche avant que celui-ci soit enfourné (désolé, j'ai pas trouvé d'autre mot...) se plaignaient des bruits et des vibrations qu'ils ressentaient jusque dans la chapelle.

 

La question a été vite répondue : le ventilateur avait été fixé avec peu de soins sur le mur du bâtiment, à l'arrache et sans isolation vibratoire. Evidemment, ça ne pouvait que créer du bruit...

Depuis, je suis intervenu à plusieurs reprises pour équilibrer des ventilateurs qui avaient trop de balourd. A chaque fois je me dis que ce sont peut-être un jour mes cendres qui passeront dans ces roues... Autant en prendre soin alors. ;-)

L'équilibrage consiste à ajouter des masses sur les aubes du ventilateur, en utilisant un appareil spécialement dédié à ça, qui contrôle à la fois le niveau vibratoire et l'angle du balourd. Le plus difficile est de correctement appréhender le déséquilibre de la roue, de mettre les capteurs au bon endroit et de tenir compte des phénomènes de voile, de flexion... Mais je radote, j'ai déjà tout expliqué ici, et encore ici !

 

La dernière fois que je suis intervenu c'était avec mon fiston, Jocelyn. Peut-être qu'il s'en souviendra lorsqu'il glissera mon cercueil dans le four et qu'il entendra démarrer un ventilateur... Vivons heureux en attendant la mort ! C'est le titre d'un ouvrage merveilleux de Pierre Desproges que je recommande à tous.

 

A bientôt et bonne visite sur le site de Mecadyn.

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 17:20

Le 1er Juin 2007, après avoir testé mes activités d'indépendant en portage salarial pendant 6 mois, je créais MECADYN. 13 ans d'âge, un bon whisky ! Mais surtout le début de l'adolescence, des premiers émois, le bonheur d'être grand !

Le confinement n'a pas eu raison de ma petite entreprise et même si la période de 2 mois ½ que l'on vient de vivre a été difficile, l'activité ne s'est pas arrêtée. Heureusement !

En image quelques interventions réalisées durant cette période :

Des contrôles et diagnostics vibratoires, bien sûr, dans des conditions parfois un peu particulières, comme sur cet ensemble à l'intérieur d'une turbine à gaz :

 

Ou bien dans une sécherie, avec une ambiance sombre d'usine fonctionnant sous perfusion, aucune personne dans les bureaux, pas de contacts directs avec les techniciens et un contrôle de température sur le front à l'entrée. Cette situation aurait relevé de la science-fiction pour nous tous il y a 3 mois, mais traduit aujourd'hui bien une réalité...

 

Curieusement, je n'avais jamais autant réalisé d'équilibrages à cette époque de l'année. Rassurant, car ça démontre que les entreprises font confiance en l'avenir en entretenant leur matériel.

Ici par exemple l'équilibrage d'une roue de turbine en atelier et de plusieurs ventilateurs sur site :

 

Et l'équilibrage d'une broche de centre d'usinage pour changer

 

Parfois ces opérations sont plus compliquées que prévu, mais on finit toujours par en venir à bout. Comme sur ce ventilateur d'une usine fabricant des plantes médicinales, où il fallait accéder à la roue par le conduit de refoulement

 

Ou encore sur cet énorme ventilateur dans la poussière d'une cimenterie, où il fallut souder plus de 650 grammes sur la roue pour arriver à supprimer le balourd. Heureusement, nous avions de l'aide...

 

Pour fêter cet anniversaire j'aurais pu me retrouver à 100 mètres de haut pour équilibrer une éolienne. Une demande de prestation qui m'a été faite tout récemment, que j'ai décliné car les pales tournent trop lentement (10 à 15 tr/min) pour y utiliser du matériel d'équilibrage dynamique. Tant pis, je fêterai les 13 ans de Mecadyn plus sobrement. ;-)

Bon déconfinement à toutes et à tous !

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 09:30
L'équilibrage sous toutes ses formes !

Un peu de technique sur ce blog ne nous fera pas de mal avant d'aborder la période estivale de maintenance.

 

J'ai déjà expliqué ici, ici ou encore , les différentes sortes de déséquilibres qui pouvaient apparaître sur un rotor. Je ne parlerai évidemment pas des déséquilibres humains, plusieurs tomes seraient nécessaires... Non je me limiterai aux trois cas principaux sur les machines :

  1. 1. Le plus connu : le balourd. C'est aussi le plus facile à corriger. Le centre de gravité de la pièce ne coïncide pas avec l'axe de rotation. Une masse ajoutée à l'opposé de cette excentration et hop ! Le tour est joué. Comme sur cette photo en haut de l'article, qui montre une intervention réalisée il y a quelques jours sur un ventilateur. En haut à gauche on aperçoit la masse de 30 grammes qu'il aura suffi d'ajouter sur cette roue de plus de 200 kg pour faire disparaître les vibrations.

  2. 2. Beaucoup plus difficile à corriger: le voile. L'une des faces de l'objet en mouvement n'est pas parallèle à l'axe de rotation où est déformée, voire vrillée. Dans ce cas, si la correction est faisable elle est souvent très difficile. Si l'on ne peut pas redonner à la roue sa forme initiale (comme on sait le faire par exemple avec une roue de vélo) il faut en effet répartir plusieurs masses autour de la pièce en question.

  3. 3. Impossible à corriger : la flexion. Si l'axe qui fait tourner la pièce en mouvement est tordu (fléchi) cela va se traduire par des vibrations qu'aucune masse de correction ne pourra réellement faire disparaître. La seule solution est alors de changer l'arbre ou de lui redonner sa forme d'origine...

Le plus souvent, nos interventions consistent à corriger simplement le balourd. En un ou deux plans selon que le rotor est large ou pas. Plus rarement il arrive que ce balourd soit associé à du voile, et dans ce cas il faudra y consacrer un peu plus de temps. Mais jamais nous n'avions été confrontés aux trois défauts de déséquilibre en même temps. C'est pourtant ce qui s'est passé il y a quelques jours, sur une roue de pompe, et que nous avons pu remettre en état grâce à notre partenaire PMV.

 

 

La vibration initiale mesurée à l'arrière du moteur était de : 29,5 mm/s

 

Rapidement nous nous sommes aperçu que l'arbre d'une longueur de 300 mm avait une flexion de 0,15 mm à son extrémité. Beaucoup trop pour un rotor devant tourner à 3000 tr/min A l'aide d'une presse et en manipulant avec précaution l'ensemble, la flexion a été réduite à 0,02 mm.

Vibration après correction : 14,7 mm/s

 

Une aube de la roue était cassée, entraînant un fort balourd. En ajoutant une pièce métallique à cet endroit la vibration a pu être réduite.

Vibration après deuxième correction : 8,45 mm/s

 

Le niveau étant encore trop élevé (pour une remise en état correcte, une vibration à 4,5 mm/s est un maximum, et un niveau de 2,1 mm/s correspond à du matériel neuf), nous avons corrigé le voile de la roue en perçant toute une série de trous sur le flasque arrière, la profondeur de ces trous s'amenuisant au fur et à mesure où l'on arrivait à réduire les vibrations.

 

Résultat final :

Vibration : 1,85 mm/s

 

Un travail d'équipe qui nous aura permis de satisfaire dans la journée même un client dans l'impossibilité de remplacer son équipement par un neuf. Mission accomplie !

Pour d'autres exemples, rendez-vous sur : www.mecadyn.fr !

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 17:48

En image quelques prestations réalisées en 2018.

 

A l'occasion de cette nouvelle année j'adresse tous mes voeux à mes clients, mes partenaires et mes amis !

Que 2019 vous apporte prospérité, bonheur et concrétisation de tous vos projets !

Merci à tous pour votre confiance et à bientôt.

François

Mecadyn


 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 20:59
Vibrations automnales.

L'hiver est là, les tilleuls sont dégarnis, la pluie ruisselle des toits, le froid arrive, c'est le moment d'évoquer quelques prestations marquantes réalisées cet automne par Mecadyn :

 

Celle qui me tient le plus à cœur s'est déroulée au mois d'octobre dans une usine perdue aux confins du Berry et du Limousin, à Saint-Benoît-du-Sault précisément. Une usine oubliée mais dont le nom est parfaitement connu de tous ceux qui cuisinent : SITRAM. Oui, on fabrique encore en France des auto-cuiseurs SITRAM. Plus pour longtemps... Dans les années 80 cette marque était un fleuron de l'industrie française, employant près de 500 salariés dans ce village de l'Indre. Aujourd'hui, malgré la réputation internationale du nom, ils ne sont plus que 39 à Saint-Benoît. La fabrication peut encore se relancer, grâce aux labels "Origine France" et "Entreprise du Patrimoine Vivant" récemment obtenus, mais les consommateurs seront-ils au rendez-vous ?

 

Traverser une usine quasiment vide où les ouvriers continuent pourtant de travailler, presque résignés sur leur sort, ça fait mal. Le ventilateur que j'ai équilibré est indispensable à la production. Compte tenu des vibrations qu'il subissait il n'aurait pas tenu bien longtemps, précipitant peut-être encore un peu plus vite l'entreprise vers sa perte. Au moins j'ai eu l'impression d'être un tout petit peu utile ce jour là à l'industrie française, celles que les pouvoirs publics ont mis trop de temps à soutenir et qui disparaît peu à peu depuis 40 ans...

Restons optimistes ! Quelques jours avant cette intervention j'étais près du Mans sur un site qui recycle du tabac et qui vient d'installer une chaufferie biomasse de 17 MW. Celle-ci permet de sérieuses économies d'énergie et réduit son émission de CO2 de 30 000 tonnes par an. Comme quoi il y a de la ressource en France pour se développer tout en améliorant notre environnement !

 

Les ressources industrielles sont là et le BTP n'est pas mort non plus. Au mois de novembre à Saint-Jean-de-Monts les terrassiers ne chôment pas avec des aménagements pour de futurs lotissements. Mais qui dit chantier dit bruit... et des riverains s'inquiètent des nuisances que pourraient provoquer les travaux. Nous sommes donc allés poser des géophones (ce sont des capteurs de vibrations spécifiques aux sols ou aux bâtiments) munis d'alarmes, afin d'enregistrer en continu et d'alerter les habitants en cas de dépassement de seuil durant les travaux prévus pour durer 3 semaines.

Vibrations automnales.

Ce type de contrôle vibratoire s'apparente plus à de la surveillance qu'à du diagnostic, mais il nous en apprend beaucoup sur le comportement des structures, la résistance des bâtiments. Et puis c'est l'occasion de discuter avec des professionnels du terrassement, des géotechniciens et des habitants qui ont simplement besoin d'être rassurés.

 

Pour finir, voici une prestation d'équilibrage de ventilateur plutôt classique dans l'entrepôt d'une usine d'aliments pour bétail. Là aussi il fallait à tout prix que l'équipement fonctionne en attendant qu'il soit remplacé par un neuf. A défaut de pouvoir accéder à l'arrière du moteur pour installer le laser indispensable à cette opération, j'ai dû réaliser cette mesure par devant, ce qui n'a pas été sans difficulté ni sans risque... Après plusieurs tentatives nous avons réussi à équilibrer la roue du ventilateur. Le client était content et les vaches aussi !

Vibrations automnales.

L'année 2019 sera pour Mecadyn, je l'espère, aussi riche en prestations, en rencontres humaines et en découvertes que 2018.

 

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 10:16

Les travaux de maintenance d'été se terminent bientôt. L'occasion de montrer concrètement ce qui se passe lors de l'équilibrage d'un ventilateur.

J'ai choisi une petite turbine d'extraction, au-dessous d'une cabine de peinture industrielle.

Avant qu'on intervienne, et bien que la roue du ventilateur ait été complètement nettoyée, les vibrations étaient particulièrement élevées: 14,5 mm/s ! Une valeur qui dépasse largement les seuils de la norme ISO 10816-3 dont le tableau ci-dessous rappelle les principales limites pour ce type d'équipement monté sur plots élastiques :

De quoi rapidement endommager les paliers du ventilateur, les fixations et le moteur. Il fallait intervenir. Avec le fiston (merci Joss ;-) ) nous avons extrait la turbine de la volute et l'avons fixée sur le châssis pour pouvoir à la fois réaliser les contrôles et corriger le balourd. Ci-dessous la photo de l'installation, avec un accéléromètre placé sur un palier et un laser détectant la rotation de l'arbre.

 

Ce dispositif, relié à un scanner, nous permet de connaître l'amplitude du balourd (la vibration en mm/s donnée par l'accéléromètre) et sa position angulaire (l'angle en degré relevé par le laser).

 

Il faut d'abord procéder à un tarage, c'est-à-dire fixer une première masse pour résoudre le problème mathématique qui comporte plus d'inconnues que d'équations, puis corriger définitivement.

 

La correction se fait en perçant la roue du ventilateur à l'endroit désigné par le scanner, puis à fixer solidement les masselottes du bon poids.

Il faut parfois une deuxième correction, voire une troisième pour affiner le résultat et obtenir une classe d'équilibrage dans les tolérances exigées, mais comme par magie les vibrations disparaissent à coup sûr !

Il n'y a que dans les cas de flexion d'arbre ou de roue voilée qu'on ne peut pas corriger le défaut de déséquilibre, ce qui arrive malheureusement parfois. Dans le cas présent, l'amélioration a été immédiate :

1,95 mm/s de niveau vibratoire.

Ici il n'a fallu qu'une dizaine de grammes pour corriger le défaut, mais sur cet autre ventilateur - ci-contre - d'1m20 de diamètre ce sont près de 400 gr qui nous ont été nécessaires pour venir à bout du déséquilibre.

L'équilibrage sur site n'est pas compliqué en soi, mais nécessite d'avoir le matériel adapté et d'utiliser une méthode rigoureuse. Entre deux et quatre heures sont nécessaires. Beaucoup moins que lorsqu'il faut démonter l'installation et envoyer la turbine dans un atelier équipé d'une équilibreuse.

Pour d'autres prestations d'équilibrage réalisées par Mecadyn, c'est ici : Equilibrage sur site.

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 16:40

Au gré des interventions de Mecadyn ces dernières semaines, voici quelques images qui illustrent le quotidien de nos activités de diagnostics vibratoires et d'équilibrage sur site.

 

Sur celle du dessus il s'agit du palier avant d'un moteur 315 kW qui a manqué de graisse. Il n'a pas fallu longtemps pour que les roulements lâchent. Dans un cas comme ça le contrôle vibratoire n'est efficace que s'il est fait très régulièrement, la dégradation se produisant généralement en moins de 3 mois.

 

Là c'est une désileuse, un engin agricole qui sert à mélanger et distribuer l'alimentation animale. Equilibrer le rotor de 2m de long sur ce type de matériel n'est pas une mince affaire, surtout si on s'aperçoit lors du diagnostic qu'il y a d'importants blocs de matière coincés à l'intérieur du tube...

 

Beaucoup plus petit mais plus original, voilà un collecteur tournant, qui se fixe sous les pales des hélicoptères et qui sert à récupérer les mesures d'efforts et de contraintes sur celles-ci. L'équilibrage de ce genre d'équipement se réalise par enlèvement de matière.

 

Ce roulement, monté de part et d'autres d’énormes sécheurs n'a pas aimé les surcharges. A l'examen il semblerait qu'il y ait un défaut d'origine car seule une rangée de rouleaux est abîmée et pas l'autre. Le fabricant est en train de l'expertiser.

 

Les vibrations ont eu raison de ce ventilateur dont les soudures ont lâché. Le moteur ne tient plus qu'à un fil et l'intervention devient particulièrement urgente ! Seul un équilibrage de la roue permet de revenir à des niveaux vibratoires acceptables.

 

Retrouvez d'autres réalisations et informations techniques sur le site de MECADYN !

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 15:05

Le 15 Août approche et la fin des travaux de maintenance d'été aussi. Petit aperçu en photos.

 

 

Comme chaque année Mecadyn participe à ces travaux dans plusieurs usines, principalement pour réaliser des équilibrages de ventilateurs.

Une opération qui consiste à ajouter des masses sur le pourtour de la turbine afin de réduire les vibrations provoquées par les dépôts, l'encrassement ou tout simplement l'usure du temps.

L'équilibrage est réalisé sur site, c'est-à-dire sans avoir à installer le rotor sur une équilibreuse d'atelier. Un gain de temps - donc d'argent - apprécié, surtout pour les grosses installations.

La plupart des ventilateurs ont pu être équilibrés sans difficulté, parfois même par un simple nettoyage.

L'un d'entre eux nous a quand même donné du fil à retordre, le balourd étant influencé par une résonance de structure qui ne permettait pas de le supprimer complètement. Nous l'avons équilibré au mieux, mais des modifications devront être réalisées ensuite sur l'équipement. La difficulté réside aussi parfois dans la prise de mesure elle-même, car pour équilibrer un rotor, il faut pouvoir en même temps contrôler la vibration et détecter l'angle de rotation du mobile. Il s'agit alors de trouver les bonnes astuces.

Il y a aussi les moutons à 5 pattes, comme au début de l'été sur cette turbine hydro-électrique installée dans un ancien moulin sarthois. Le rotor qui pèse pas moins d'une tonne a dû être meulé sur certaines de ses aubes pour qu'on puisse atteindre la qualité d'équilibrage souhaitée. Une belle opération menée conjointement avec la société Fernandez spécialisée en installation et rénovation d'équipements hydro-électriques.

 

Il a fallu parfois remplacer les moteurs, les plots de suspension ou les paliers. Une maintenance préventive que les contrôles vibratoires nous avaient permis d'anticiper.

Tous les ans en effet nous réalisons des mesures sur les paliers de différentes machines, entre avril et juin, de manière à prévoir celles qui devront être remises en état.

Sur le site de Mecadyn sont donnés des exemples de ces contrôles et expertises: Contrôles vibratoires machines.

 

Bientôt un peu de vacances, en Septembre... quand les autres reprendront le chemin du bureau ou de l'usine !

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:17

 

Les prestations de diagnostic vibratoire et d'équilibrage sur site nous apportent parfois d'agréables surprises. Il y a quelques jours c'est à la gare maritime de Saint Malo qu'on ma demandé d'intervenir sur un paquebot ferry.

 

J'avais déjà fait des contrôles en haut d'un pont levant à Bordeaux, sur une locomotive entre Paris et Chartres, dans un bus à Poitiers, au sous-sol du printemps Haussmann à Paris, dans un four à Bilbao, en haut d'un silo à grains du Perche, sous un concasseur de carrière normande, au milieu de détritus du Berry, perché sur un pont-roulant d'une usine auvergnate, dans une champignonnière tourangelle, mais sur un ferry jamais !

 

La prestation s'est bien passée, moins compliquée que prévue et m'a permis d'entrer en contact avec des mécaniciens de bord très sympas. Le ferry en question était le Pont Aven, le plus imposant et le plus rapide de Brittany Ferries, qui fait des liaisons régulières entre la France et l'Angleterre, l'Irlande ainsi que des croisières jusqu'en Espagne. Un navire de 8 étages pouvant transporter 2400 passagers et 650 véhicules. Le confort et l'agrément avec piscine, spa, orchestre, cinémas, aires de jeux,...

La salle de contrôle de cet engin est aussi impressionnante que celle d'une usine. Et les machines elles-mêmes sont en proportion des tailles du paquebot, avec quelques chevaux sous le capot (58 000 exactement).

Tout ça nécessite évidemment une ventilation efficace pour évacuer la chaleur de la salle des machines, surtout en plein été lorsque le navire est le long des côtes espagnoles. A ce dispositif a été ajouté il y a deux ans un système de lavage des fumées, appelé ici scrubber, pour respecter les nouvelles normes environnementales dans le transport maritime. On le voit ici, caché derrière la structure des cheminées, tout en haut du navire.

La ventilation où nous sommes intervenus est juste en dessous.

Mais finalement, au-delà des aspects techniques de ce genre de mission et de la balade dans les coursives d'un ferry, le plus agréable reste : la vue du haut des remparts de Saint Malo et une bonne crêpe bretonne dans un estaminet local !

 

Vive la Bretagne, vive les bretons et leurs galettes !

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 13:44
Ça balance pas mal en Normandie

Chez les anglais l'équilibre se traduit par balance. Un très vieux mot issu du latin bilanx (deux plateaux), que nous leur avons probablement apporté lors de la conquête normande du XIème siècle. Comme le mot entreprendre d'ailleurs, n'en déplaise à Donald Trump, qui est bien un mot français, du latin inter prehendere prendre (au sens de maîtriser) avec la main. Mais je m'égare. Laissons nos braves yankees supporter les clowneries de Donald, nous, nous avons déjà fort à faire avec nos Mickeys de la politique...

Bref

An unbalanced wheel est donc une roue déséquilibrée. Je suis justement allé il y a quelques jours en Normandie, pour en équilibrer une à deux pas de l'ancien château des ducs de Normandie. Mais attention, pas n'importe quelle roue ! Un double rotor en alliage d'aluminium monté sur un palier ferro-fluidique dans une chambre dépressurisée. Un ensemble tournant à 3000 tr/min qui permet d'effectuer des recherches fondamentales au cœur de nos atomes. Le GANIL (Grand Accélérateur d’Ions Lourds) basé à Caen est aujourd'hui l'un des quatre plus grands laboratoires de recherche au monde dédié à la recherche utilisant des faisceaux d’ions.

Ça balance pas mal en Normandie

L'ensemble est composé d'un moyeu en inox, de deux roues en Aluminium et de secteurs attachés en périphérie de ces roues pour recevoir des cibles de différents matériaux qui seront explorées au rayon laser. L'équilibrage doit être très précis, de manière à ce que les vibrations ne cassent pas les films très fins posés sur les cibles lors de l'expérimentation. Il a donc été réalisé en deux phases : une première phase avec les différents éléments séparés, sur équilibreuse. Et une phase finale, sur site, en chambre vide munie de tous les accesssoires. C'est cette deuxième phase que nous venons de mener avec succès au sein des ateliers du GANIL, avant l'installation définitive de ce spectromètre au sein du laboratoire de recherche.

Cette opération s'ajoute aux multiples équilibrages réalisés depuis bientôt 10 ans par Mecadyn sur des ventilateurs, hélices, moteurs, broches, transmissions, collecteurs, tambours, malaxeurs, broyeurs ou aéroréfrigérants. Bref tout ce qui tourne, et de préférence tout ce qui tourne rond !

Et pour nous contacter en cas de besoin, une seule adresse, celle de Mecadyn ---->

Ça balance pas mal en Normandie

Bonne semaine à tous !

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