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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 15:05

Le 15 Août approche et la fin des travaux de maintenance d'été aussi. Petit aperçu en photos.

 

 

Comme chaque année Mecadyn participe à ces travaux dans plusieurs usines, principalement pour réaliser des équilibrages de ventilateurs.

Une opération qui consiste à ajouter des masses sur le pourtour de la turbine afin de réduire les vibrations provoquées par les dépôts, l'encrassement ou tout simplement l'usure du temps.

L'équilibrage est réalisé sur site, c'est-à-dire sans avoir à installer le rotor sur une équilibreuse d'atelier. Un gain de temps - donc d'argent - apprécié, surtout pour les grosses installations.

La plupart des ventilateurs ont pu être équilibrés sans difficulté, parfois même par un simple nettoyage.

L'un d'entre eux nous a quand même donné du fil à retordre, le balourd étant influencé par une résonance de structure qui ne permettait pas de le supprimer complètement. Nous l'avons équilibré au mieux, mais des modifications devront être réalisées ensuite sur l'équipement. La difficulté réside aussi parfois dans la prise de mesure elle-même, car pour équilibrer un rotor, il faut pouvoir en même temps contrôler la vibration et détecter l'angle de rotation du mobile. Il s'agit alors de trouver les bonnes astuces.

Il y a aussi les moutons à 5 pattes, comme au début de l'été sur cette turbine hydro-électrique installée dans un ancien moulin sarthois. Le rotor qui pèse pas moins d'une tonne a dû être meulé sur certaines de ses aubes pour qu'on puisse atteindre la qualité d'équilibrage souhaitée. Une belle opération menée conjointement avec la société Fernandez spécialisée en installation et rénovation d'équipements hydro-électriques.

 

Il a fallu parfois remplacer les moteurs, les plots de suspension ou les paliers. Une maintenance préventive que les contrôles vibratoires nous avaient permis d'anticiper.

Tous les ans en effet nous réalisons des mesures sur les paliers de différentes machines, entre avril et juin, de manière à prévoir celles qui devront être remises en état.

Sur le site de Mecadyn sont donnés des exemples de ces contrôles et expertises: Contrôles vibratoires machines.

 

Bientôt un peu de vacances, en Septembre... quand les autres reprendront le chemin du bureau ou de l'usine !

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 12:37

Aujourd'hui 1er juin 2017, Mecadyn fête ses 10 ans.

Dix belles années d'aventure qui se prolongeront encore certainement pendant encore 10 ans. Avec ses joies, ses découvertes et quelques vicissitudes bien sûr. J'ai raconté tout ça au fur et à mesure sur ce blog et je compte bien continuer !

Bon, je ne m'attarde pas, un équilibrage de ventilateur m'attend. Nous en reparlerons. ;-)

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:17

 

Les prestations de diagnostic vibratoire et d'équilibrage sur site nous apportent parfois d'agréables surprises. Il y a quelques jours c'est à la gare maritime de Saint Malo qu'on ma demandé d'intervenir sur un paquebot ferry.

 

J'avais déjà fait des contrôles en haut d'un pont levant à Bordeaux, sur une locomotive entre Paris et Chartres, dans un bus à Poitiers, au sous-sol du printemps Haussmann à Paris, dans un four à Bilbao, en haut d'un silo à grains du Perche, sous un concasseur de carrière normande, au milieu de détritus du Berry, perché sur un pont-roulant d'une usine auvergnate, dans une champignonnière tourangelle, mais sur un ferry jamais !

 

La prestation s'est bien passée, moins compliquée que prévue et m'a permis d'entrer en contact avec des mécaniciens de bord très sympas. Le ferry en question était le Pont Aven, le plus imposant et le plus rapide de Brittany Ferries, qui fait des liaisons régulières entre la France et l'Angleterre, l'Irlande ainsi que des croisières jusqu'en Espagne. Un navire de 8 étages pouvant transporter 2400 passagers et 650 véhicules. Le confort et l'agrément avec piscine, spa, orchestre, cinémas, aires de jeux,...

La salle de contrôle de cet engin est aussi impressionnante que celle d'une usine. Et les machines elles-mêmes sont en proportion des tailles du paquebot, avec quelques chevaux sous le capot (58 000 exactement).

Tout ça nécessite évidemment une ventilation efficace pour évacuer la chaleur de la salle des machines, surtout en plein été lorsque le navire est le long des côtes espagnoles. A ce dispositif a été ajouté il y a deux ans un système de lavage des fumées, appelé ici scrubber, pour respecter les nouvelles normes environnementales dans le transport maritime. On le voit ici, caché derrière la structure des cheminées, tout en haut du navire.

La ventilation où nous sommes intervenus est juste en dessous.

Mais finalement, au-delà des aspects techniques de ce genre de mission et de la balade dans les coursives d'un ferry, le plus agréable reste : la vue du haut des remparts de Saint Malo et une bonne crêpe bretonne dans un estaminet local !

 

Vive la Bretagne, vive les bretons et leurs galettes !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 14:03

Mecadyn a décidé cette année de soutenir deux gazelles : Annabelle et Elodie, deux frangines qui ont eu la folle idée de participer ensemble au fameux rallye marocain « Aïcha des gazelles ». Un défi qu'elles se sont relevées à elles-mêmes, comme preuve supplémentaire de leur dynamisme (Annabelle est graphiste freelance et Elodie est Directrice Qualité dans une société de services). Elles ont été attirées par le côté sportif de ce rallye mais aussi par son aspect humanitaire (elles ont dû collecter des fournitures qu'elles vont livrer dans des écoles isolées du désert marocain).

Toutes les deux travaillent en Région Parisienne mais sont originaires de Courçay, un petit village à côté de Reignac-sur-Indre, un coin de la Touraine du Sud à laquelle elles sont très attachées.

Défi sportif et mécanique, aspect humanitaire, mise en valeur de notre territoire. Il n'en fallait pas plus pour que Mecadyn apporte son soutien.

Les gazelles Zanelo !

Le rallye des gazelles est sportif, mais attention, il ne s'agit pas d'une course de vitesse. Chaque journée de course (7 au total, avec un prologue puis 6 étapes) est un trajet à acomplir en passant par toute une série de balises. Il faut faire le moins de kilomètres et ramasser le plus de balises. Dans des conditions évidemment difficiles (pas de route, que du hors pistes dans le sable et la rocaille) et en employant des moyens de navigation rudimentaire : boussole, compas et cartes des années 70 !

Au moment où j'écris ces lignes nos deux gazelles tourangelles sont au milieu de la 3ème étape. Dans les dunes de Merzouga quelque part au sud du Maroc, pas loin de la frontière algérienne. On peut suivre en direct leur progression sur ce site : http://www.rallyeaichadesgazelles.com/fr/rallye/2017/en-direct/

Les gazelles Zanelo !

Annabelle et Elodie (Zanelo, comme elles se sont surnommées), sont dans le peloton sur le parcours C qu'elles ont choisi, avec le numéro d'équipage 132. Elles occupent pour le moment la 73ème place au général sur 137 équipages de leur catégorie. Pas mal pour une première participation ! Et je suis certain qu'elle feront mieux à l'arrivée. Ce sont des battantes, qui s'entendent parfaitement, prennent cette aventure comme un jeu, un plaisir.

Allez les filles ! La Touraine du Sud est avec vous.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:50

J'ai repoussé à plusieurs reprises la rédaction d'un nouvel article de blog sur le RSI, mais une discussion récente avec un ami m'en donne l'occasion. Je me suis déjà exprimé sur les dysfonctionnements de cet organisme, qui s'estompent peu à peu. N'y revenons pas. Non, c'est du niveau de charge dont je souhaiterais parler, et notamment faire une comparaison précise avec celui d'un salarié.

 

Prenons un chef d'entreprise artisanale (ou un commerçant, car aujourd'hui les taux sont strictement les mêmes) qui cotise au RSI en tant que TNS (travailleur non salarié). Il prélève un revenu net mensuel de 2000 €. Faisons le calcul de ses charges :

 

Pour obtenir un revenu net de 2000 € il devra en verser 924,64 € au RSI, soit un peu plus de 46%.

 

Regardons maintenant combien il devrait payer si on lui appliquait les mêmes cotisations qu'à celles d'un salarié. Ou plus précisément calculons ce qu'un chef d'entreprise qui se salarie lui-même paye (ce qui est le cas d'un dirigeant de SASU, de SA ou un gérant minoritaire de SARL). J'avais déjà fait ce calcul dans le cas d'un choix entre SASU et EURL, avec dividendes, mais cette fois-ci je ne m'intéresse qu'à la partie cotisations sociales.

 

Voici les taux applicables sur le revenu qu'on appelle brut, c'est-à-dire sur le revenu net augmenté de la part salariale des cotisations :

 

 

J'ai pris ici un taux d'accident du travail moyen de 4%. Dans mon domaine d'activité (maintenance industrielle) il est de 4,5% et il peut être bien plus élevé, dans le BTP par exemple. Vous remarquerez qu'il n'y a pas ici de cotisations chômage, car un chef d'entreprise n'y a pas accès, qu'il soit salarié ou TNS. J'oublie le versement transport, les diverses petites contributions (contribution au dialogue social, cotisation pénibilité, APEC, apprentissage,...) pour éviter d'alourdir.

 

Pour faire une comparaison exacte avec ce que paye un artisan au RSI il faut maintenant calculer les taux sur le revenu net. On y arrive simplement par la formule

Taux sur le Net = Taux sur le Brut / (1 – 0,1981)

Si, si, je vous assure, faites-moi confiance. Bon, donc cela donne pour notre chef d'entreprise salarié :

 

 

Pour obtenir le même revenu net de 2000 € qu'en TNS ce chef d'entreprise salarié devra donc verser 1439 € à l'URSSAF soit un taux de 72%. Ce taux global peut atteindre 80% si on y additionne les contributions que j'ai négligées et si le revenu dépasse le plafond de la sécurité sociale (3269 € brut). On voit qu'on est quand même largement supérieur aux 46% versé au RSI par un TNS ayant le même revenu net.

 

Attention, s'il y a des différences dans les cotisations il y en a aussi dans les droits et les rentes. Indemnités journalières plus faibles, période de carence plus longue, retraite plus faible, formation professionnelle réduite, un TNS devra compenser par des assurances ou des placements pour compléter sa protection sociale. Mais il pourra le faire librement, indépendamment des contraintes du RSI. C'est ce qui fait toute la différence.

 

Aujourd'hui, quand j'entend l'un des candidats à la Présidence de la République (Emmanuel Macron pour ne pas le nommer) proposer de supprimer le RSI et d'accorder des droits au chômage aux entrepreneurs, je dis STOP ! Derrière cette proposition se cache l'idée qu'on peut se mettre à son compte sans distinction entre la notion de travailleur indépendant et celle de salarié. Par exemple pour conduire les véhicules UBER... Non, l'entrepreneuriat ce n'est pas ça. Et puis qui peut croire que la suppression du RSI et l'augmentation de droits conduiraient à une diminution des cotisations, franchement ?

 

Le RSI a ses défauts, certes, mais quand je discute avec des collègues des professions libérales (qui continuent à se coltiner 3 caisses pour leur régime) je les entend se plaindre encore plus que nous, sur les incohérences et les dysfonctionnements de la CIPAV... Les charges sont élevées, certes aussi. Elles le sont toujours trop, c'est un débat continuel depuis la création de la sécurité sociale en 1945. Peut-être faudrait-il faire en sorte que le travail soit moins ponctionné et que l'on cherche d'autres sources de taxation ? Tiens je vais poser la question sur la page créée par le Parisien-Eco et relayée par la Chambre des Métiers: Opération "Moi Entrepreneur" / Election Présidentielle

 

J'invite tous mes amis artisans, commerçants et professions libérales à faire de même.

Bon week-end à tous !

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:06

Houla ! Il y a longtemps que je n'ai pas rédigé d'article sur les activités de Mecadyn. C'est pas bien, François, non c'est pas bien.

Il s'en est pourtant passé des choses cette année depuis l'équilibrage d'un rotor normand, Reignac et ses entreprises actives et les expertises en pays basque. Des équilibrages de ventilateurs toujours bien sûr, des contrôles vibratoires de machines diverses et variées, mais aussi des diagnostics.

Petit tour d'horizon de ces diagnostics vibratoires en images :

 

Un balourd avait été suspecté sur cette fraiseuse, mais les mesures ont démontré qu'il s'agissait du moteur qui était défectueux.

Là il s'agit de bruits de roulements nettement perceptibles sur une scie circulaire à grande vitesse utilisée pour ébavurer des pièces en alliage d'aluminium.

 

 

 

Un rouleau à segments est une sorte de chenille composée d'une succession de cylindres sur roulements. Impossible de diagnostiquer avec certitude l'origine des bruits, mais on a pu au moins s'en approcher par plusieurs mesures croisées de part et d'autre du rouleau.

 

Ici c'est un moteur bruyant, non à cause de roulements ou de bobinages défectueux, mais parce que le variateur de fréquence introduit des parasites électriques plus ou moins élevés

Ce n'est pas la première étude que je réalise sur matériel roulant, mais celle effectuée dans un bus cet été nous a donné du fil à retordre. La recherche d'une solution fiable est toujours en cours.

Il n'y a rien de plus proche du bruit de roulement que le bruit d'une pompe qui cavite. Les appareils de diagnostic heureusement nous ont aidé à y voir plus clair sur celle-ci. Sans capteurs, sans analyseurs de spectres, sans traitement informatique des données nous serions démunis pour correctement faire la différence entre plusieurs bruits entremêlés.

La vibration présente l'avantage d'être "signée", ce qui signifie que l'on peut décomposer un signal vibratoire en autant de composants mathématiques qu'il y a de sources vibratoires. Un balourd nous donnera une fréquence connue, un défaut de fixation une autre; un roulement, un engrenage, une turbulence ou un désalignement se caractériseront chacun avec des valeurs bien distinctes.

Il suffit ensuite de comparer ces valeurs avec des bases de données et les confronter avec l'expérience.

Broches de machine outil exigeantes, courroies trop tendues, ventilateurs déséquilibrés, compresseurs fatigués, rouleau choqué, pompe déprimée, voilà quelques autres exemples d'interventions.

« T'es le docteur des machines » m'avait dit joliment un enfant à qui j'expliquais ce que je faisais comme métier. Oui, c'est un peu ça. A cette différence près que les machines ne me disent jamais où elles ont mal, les bougresses...

D'autres contrôles vibratoires, diagnostics et expertises sont visibles ici: Mecadyn.

Bon week-end à tous !

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:50
Gora Euskadi !

Oui, Gora Euskadi ! Vive le Pays Basque !

Quelle chance de travailler (arg, le gros mot !) dans la maintenance industrielle (censuré) ! Cette activité m'amène à me balader un peu partout en France, voire même un peu plus loin, comme en début de semaine dernière à Bilbao, capitale financière du Pays Basque. Ancien fief de la sidérurgie espagnole cette ville reste un endroit où de nombreuses industries prospèrent. L'une d'entre elles, Arcelor, produit des bobines d'acier à destination de l'Europe entière pour fabriquer des boîtes de conserve, des automobiles, des ustensiles de cuisine, des panneaux, bref, plein de trucs qui polluent.

Pour augmenter sa production (décidément, François, tu aggraves ton cas...), cette usine a ajouté de nouveaux équipements sur sa ligne principale de fabrication. La phase de mise au point nécessite de s'affranchir de certaines difficultés, notamment les vibrations excessives. C'est pour en faire le diagnostic que Mecadyn a été sollicité, notamment en effectuant des essais de réponse aux chocs et des analyses en fonctionnement.

Gora Euskadi !

Inutile ici de dévoiler ce que furent ces mesures, ni les résultats du diagnostic, confidentialité oblige. Mais ce fut une riche expérience, à la fois en terme de contenu technique mais aussi de rencontres. Et puis je découvrais le Pays Basque, et ça, ça n'a pas de prix !

Bilbao est sublime ! On m'avait prédit une ville sale et noire, mais en 20 ans elle a beaucoup changé. Le musée Guggenheim en est évidemment le principal responsable. Bâti en 1997 sur une friche industrielle et portuaire il a donné un nouveau sens à Bilbao et à sa région, un nouvel essor économique. C'est pas pour rien qu'on appelle ça « l'effet Guggenheim ». Je n'ai pas manqué évidemment de le photographier comme des milliers d'autres touristes chaque jour et de poser devant Puppy, le chien géant fleuri par Jeff Koons. Les bâtiments anciens tout autour de ce musée utra-moderne conçu avec un logiciel industriel (CATIA, pour ceux qui connaissent) prennent du coup une belle allure. Bilbao, c'est un peu comme Nantes, avec sa renaissance après la disparition des chantiers navals, mais en mieux réussi encore. En tout cas du point de vue architectural.

Gora Euskadi !

Mais le Pays Basque c'est aussi la côte, le long du golfe de Gascogne. Une crique superbe baignant le petit village typique de Deba, le port de refuge de Getaria, la ville sublime de San Sebastian (officiellement Donestia en basque), et puis des tas de lieux dont j'ai oublié les noms, des paysages, des visages, des sourires,...

Et puis la gastronomie bien sûr. Avec ces "pintxos", des mini-plats qu'on déguste sur les comptoirs des bars, les morceaux d'agneau à la piperade, les gâteaux basques faits de... je ne sais plus quoi.

Le temps y est clément, océanique et doux, ni trop chaud comme en Andalousie, ni trop pluvieux comme en Bretagne (voire même dans le Centre comme en ce moment...).

Bref, c'est décidé, pour la retraite, j'apprend la langue basque et je pars m'installer là-bas. ;-)

En attendant de construire mon château en Espagne, je continue à faire vivre l'aventure de Mecadyn, qui va bientôt atteindre ses 10 ans d'existence. On en reparlera !

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 11:00
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Je n'en reviens pas de l'effervescence créée sur les réseaux sociaux par cette réforme de l'orthographe datant de 1990 ! Beaucoup de Français sont choqués que l'on puisse simplifier certains mots de la langue française et crient au nivellement par le bas, à l'appauvrissement de notre culture. Certains vont même jusqu'à affirmer que si Najat Vallaud Belkacem a mis ça en place (alors qu'elle n'y est strictement pour rien) c'est pour pouvoir imposer d'ici peu de temps la langue arabe à nos chères têtes blondes (non je n'exagère rien).

Des pétitions circulent pour empêcher cette "catastrophe". Certains le font même avec des envolées lyriques, se référant à Charlemagne, Villon ou Ronsard (aucun d'eux ne connaissait l'accent circonflexe ni n'utilisait le trait d'union mais bon, on n'est pas à une incohérence près quand il s'agit de convaincre). A ce jour 31 000 personnes ont par exemple signé celle-ci, dénonçant dans un même élan unanime l'Art de notre écriture qui serait sacrifié sur l'hôtel (sic) de la simplification et de "la logique". La rédactrice de cette pétition en appelle « au rejet total du dit projet, quand bien même celui-ci aurait été censé (re-sic)».

Je suis moi aussi un amoureux de la langue française, un défenseur passionné de l'orthographe (quand j'ai un peu de temps je participe sur twitter au concours chaque jour ici : Une faute par jour). Dénicher la petite faute d'accord, la majuscule manquante ou le contresens, j'adore ça. Faites-le vous aussi, c'est très amusant. Et dans ces périodes sombres, ça fait du bien de s'amuser parfois. Tenez, cette phrase par exemple, sur laquelle je vous donne 30 secondes pour trouver la faute :

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

En mettant à l'honneur Lucky Luke, l'icône de l'ouest, les organisateurs du festival d'Angoulême n'ont pas perdu le nord !

Tic-tac-tic-tac-tic-tac.....

Top ! Vous avez-trouvé ? L'icône de l'Ouest bien sûr ! Les points cardinaux gardent leur minuscule (ici le nord) sauf lorsqu'ils désignent une région, une entité politique. On dira par exemple : « En me rendant au sud de l'Afrique j'ai visité l'Afrique du Sud ». Passionnant, non ?

Bref, que les contempteurs de la nouvelle orthographe se rassurent : ce ne sont pas les 2400 mots modifiés qui vont nous empêcher de garder toute notre complexité si singulière. La suppression de l'accent circonflexe sur le i et le u, dont l'invention est très récente dans l'histoire de notre langue, ne va guère perturber notre littérature. Et que dire des traits d'union concernant certains mots sans grande logique mais auxquelles il ne faudrait surtout pas toucher (le pluriel de « contre-jour » s'écrit « contre-jours » mais on dit « des abat-jour » et non « des abat-jours », cherchez pas c'est comme ça !). Une pure coquetterie que certains voudraient voir perdurer car c'est comme ça qu'on leur a enseigné. Ils en ont bavé avec la cime, l'abîme, les rimes, la dîme, le rhume, la bûche, la ruche, les gratte-ciel, les plates-formes et les monte-charges. Ils se sont cassés la tête, se sont laissé convaincre sans jamais s'être laissés aller, il n'y a donc aucune raison pour que leur progéniture n'en bave pas non plus !

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Et pourtant cela devrait satisfaire les puristes qu'on corrige enfin des mots qui étaient mal orthographiés, comme nénufar par exemple ou encore évènement. Je trouve ça intelligent (merci Maurice Druon) de supprimer cette anomalie d'oignon qui s'écrit comme moignon mais se prononce comme pognon. Dans 50 ans, j'imagine la tête de nos petits enfants si un hurluberlu vient leur dire que maintenant il ne faudra plus écrire ognon mais oignon car c'est comme ça qu'on l'écrivait au XXème siècle. C'est un peu comme si on nous obligeait aujourd'hui à écrire comme Geoffroy Tory qui proposa en 1529 une réforme de l'orthographe (hé oui, déjà...) sachant qu'avant cette époque il n'y en avait pas vraiment, d'orthographe, et que chacun (du moins les quelques uns qui savaient écrire) faisaient un peu comme ils voulaient... En nostre langage françois, dit-il, navons point daccent figure en escripture, et ce pour le default que nostre langue nest encore mise ne ordonnee a certaines reigles, comme les hebraique, grecque et latine. Je vouldrois quelle y fust, ainsi que on le porroit bien faire.

Bon, je vous l'accorde, on ne comprend pas bien ce qu'il raconte, mais c'est lui qui enrichit notre langue de l'apostrophe, des accents aigus et de la cédille. Pour l'accent circonflexe, objet de tant de discussions aujourd'hui, il faudra attendre le XVIIIème siècle pour qu'il s'impose vraiment. Il s'agissait alors de simplifications (Ah ces fainéants!) avec la disparition d'autres lettres au sein d'un mot et que l'on ne prononçait plus (isle qui devint île par exemple, ou saoul qui donna soûl mais dont les deux orthographes continuent de coexister, comme quoi c'est possible...) ou d'une différence de prononciation (sur les a, les e et les o). L'accent circonflexe sert aussi à discriminer certains mots : sur/sûr, mur/mûr, jeune/jeûne,... et dans la conjugaison du subjonctif imparfait (le subjonctif « j'espérais qu'il fût moins con » n'a pas le même sens que le passé simple « j'espérais qu'il fut moins con »), mais ça, n'en déplaise à ceux qui nous bassinent avec leurs exemples (« je me ferais bien un petit jeune », ou encore « je suis sur ta sœur elle va bien ») la réforme n'y touche pas. Vous pourrez donc continuer à écrire des phrases en français incorrect tout en conservant l'accent circonflexe qui vous est si cher !

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Enfin, à l'initiatrice de cette pétition évoquée plus haut et qui cite Victor Hugo, je rappellerai qu'au XIXème siècle nos grands écrivains déploraient que l'autorité en matière de langue appartint uniquement aux grammairiens. «Tous les mots sont égaux en droit», proclamait Victor Hugo. C'est aussi ce que souhaitait l'Abbé Grégoire lors de la Révolution Française en simplifiant notre orthographe, en harmonisant la langue française pour qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Le conservatisme bourgeois puis le retour de la monarchie ont mis fin à cette belle idée. La «bonne orthographe» devint une marque de classe, de distinction sociale. A partir de 1832 la maîtrise des règles de la grammaire devint obligatoire pour l'obtention de tout emploi public. Le temps où chacun écrivait comme il voulait était révolu pour faire place à une grammaire et une orthographe bureaucratisées. Depuis cette époque les nombreuses réformes pour simplifier l'orthographe échouèrent toutes les unes après les autres. Celle de 1990 est bien modeste. Elle ne va nullement abaisser le niveau de culture générale de nos enfants. J'aurais même tendance à penser qu'elle pourra l'améliorer car le temps qu'ils ne passeront plus à savoir s'il faut ou non mettre un accent circonflexe sur le i de cime, ils pourront le consacrer à écrire correctement les expressions aujourd'hui sacrifiées sur l'autel ou à ne pas confondre sensé avec censé ;-)

Bon dimanche à tous !

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:39
Je ventile !

Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !

Je ne me prend pas pour le Volfoni des Tontons Flingueurs. Quoique, des fois, j'aimerais bien montrer à certains qui c'est Raoul ;-)

Non, je ventile car il fait encore extrêmement chaud, et que je me demande encore combien de temps va durer cet été. C'est pourtant pas faute d'avoir travaillé en Juillet et Août sur des ventilateurs ! Réparer et équilibrer des turbines ou des aérateurs ne suffit malheureusement pas pour rafraîchir le temps...

Un ventilateur en voici un gros, qui a souffert de l'usure du temps et de différentes avaries :

Je ventile !

Roue voilée, impossible à équilibrer. Comme déjà expliqué sur de précédents articles (celui-ci par exemple, ou celui-là) on ne peut effectivement pas arriver à corriger un défaut de flexion d'arbre ou de voile de roue simplement en ajoutant des masses d'équilibrage. Inutile de lui faire une ordonnance, même une sévère, le seul remède est de remplacer le rotor par un équipement neuf.

Les autres ventilateurs croisés cet été ont heureusement connu meilleur sort. En leur ajoutant 10 grammes par ci, 25 grammes par là, ils ont évité de se retrouver éparpillés par petits bouts, façon puzzle. Celui de la photo en tête de cet article a par exemple été sauvé.

Je ventile aussi pour aider mes chers petits à souffler leurs gâteaux d'anniversaire. N'est-ce pas Joss, Anaëlle ?;-)

Je ventile !

Après les travaux de maintenance, le mois d'Août est en effet propice à faire la fête. Une fois encore le pré de Mazère a été transformé en camp, la musique a résonné et les chants ont bercé nos douces nuits. Des guérandiers sont parait-il aussi venus nous rendre visite. Bon, je n'ai pas tout compris, sinon que ces images chevaleresques ont donné l'occasion à nos jeunes amis de rire et danser.

Et après tout, c'est ça la vie ! Chantons, dansons, buvons. Même si parfois, faut r'connaître… c'est du brutal !

Bonne rentrée à ceux qui rentrent ! Et bonnes vacances à ceux qui sortent !

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:42
Chantiers et bilan de fin d'année

L'année 2013 se termine et avec elles les chantiers de Décembre réalisés pendant la période d'arrêt de la production.

Équilibrage de machines tournantes, remplacement de paliers de ventilateurs, contrôles vibratoires et mesure d'épaisseur sur autoclave et sur chaudière, voilà ce que fut le menu de cette fin d'année.

Demain nous basculerons en 2014, avec la poursuite de ces travaux d'expertise et de maintenance. Mais aussi la rencontre de nouveaux clients, la participation à la vie économique du territoire, les échanges avec des entreprises partenaires, avec des acteurs qui se bougent. Cette nouvelle année sera-t-elle celle de la reprise industrielle attendue depuis 5 ans ?

Petit retour en arrière sur ce que fut 2013 avant de se prononcer.

Chantiers et bilan de fin d'année

Elle démarre sous les meilleurs auspices avec l'acquisition d'un nouveau matériel (le VIBXPERT) et une position volontairement offensive !

De belles rencontres l'ont jalonnée, comme celle avec ACT Engineering en vue de collaborations futures, des jeunes du Lycée Alfred de Vigny à Loches pour leur projet Course en Cours ou encore de l'entreprise NACAM sur un gros projet technique.

Et toujours de nouvelles prestations d'expertise et de contrôles vibratoires, comme sur le nouveau pont levant de Bordeaux en Février, lors de l'équilibrage d'un rouleau en inox en Avril, des contrôles vibratoires de structure en Juin ou la maintenance caniculaire de cet été.

L'année a été aussi l'occasion de mettre en valeur cette France industrielle méconnue ainsi que de parler de l'association d'entreprises en Sud Touraine, STE.

Il n'y a aucune raison que 2014 ne soit pas dans la continuité de cette année finissante ! MECADYN est en pleine santé, son gérant aussi, et travaille avec des clients et partenaires dynamiques.

Bon réveillon de nouvel an à tous mes lecteurs et à l'année prochaine !

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