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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 17:10

Les populations occidentales délaissent de plus en plus les cimetières pour se faire incinérer. En France le taux de crémation est passé de 10% en 1994 à près de 40% aujourd'hui. Je ne vais pas faire d'analyse philosiphico-religieuse là-dessus, ce n'est pas l'objet de ce blog.

 

 

Mais cette augmentation a une incidence sur les activités techniques, et en particulier celles de Mecadyn.

 

En effet, un crématorium, ce n'est jamais qu'un four industriel avec des machines autour. Il faut, parait-il, une heure et demie pour faire disparaître en moyenne un corps humain (on est vraiment peu de choses...), mais ça nécessite un four de très haute capacité (850° C en moyenne), des brûleurs, des isolations et des systèmes de ventilation efficaces.

 

Vous m'avez vu venir, c'est de ces ventilateurs dont je voulais parler...

 

J'évoque aujourd'hui ce sujet de manière guillerette, mais la première fois que je suis allé dans la « zone technique » d'un crématorium je n'en menais pas large. Je n'osais pas regarder les fours (il y en avait deux à cet endroit) et encore moins jeter un œil par les hublots. C'est ce que font pourtant quotidiennement les techniciens sur place pour s'assurer de la bonne avancée du processus (que ces mots sont durs à dire...) et je n'envie pas leur boulot.

Le contraste est saisissant entre cette zone à l'arrière des bâtiments, dans laquelle s'affairent ceux qui doivent correctement faire fonctionner les machines, et l'avant où se trouve le lieu d'accueil du défunt et de la famille qui vient lui dire adieu.

 

Mais bon, il faut que les machines fonctionnent ! En particulier les ventilateurs, sur lesquels j'interviens pour éviter des vibrations excessives et les équilibrer si nécessaire.

Le premier c'était en Ecosse, il y a 5 ans. Le fabricant français du ventilateur m'y avait envoyé pour diagnostiquer un problème alors que l'installation était toute neuve. Les gens qui venaient se recueillir devant le cercueil de leur proche avant que celui-ci soit enfourné (désolé, j'ai pas trouvé d'autre mot...) se plaignaient des bruits et des vibrations qu'ils ressentaient jusque dans la chapelle.

 

La question a été vite répondue : le ventilateur avait été fixé avec peu de soins sur le mur du bâtiment, à l'arrache et sans isolation vibratoire. Evidemment, ça ne pouvait que créer du bruit...

Depuis, je suis intervenu à plusieurs reprises pour équilibrer des ventilateurs qui avaient trop de balourd. A chaque fois je me dis que ce sont peut-être un jour mes cendres qui passeront dans ces roues... Autant en prendre soin alors. ;-)

L'équilibrage consiste à ajouter des masses sur les aubes du ventilateur, en utilisant un appareil spécialement dédié à ça, qui contrôle à la fois le niveau vibratoire et l'angle du balourd. Le plus difficile est de correctement appréhender le déséquilibre de la roue, de mettre les capteurs au bon endroit et de tenir compte des phénomènes de voile, de flexion... Mais je radote, j'ai déjà tout expliqué ici, et encore ici !

 

La dernière fois que je suis intervenu c'était avec mon fiston, Jocelyn. Peut-être qu'il s'en souviendra lorsqu'il glissera mon cercueil dans le four et qu'il entendra démarrer un ventilateur... Vivons heureux en attendant la mort ! C'est le titre d'un ouvrage merveilleux de Pierre Desproges que je recommande à tous.

 

A bientôt et bonne visite sur le site de Mecadyn.

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 17:20

Le 1er Juin 2007, après avoir testé mes activités d'indépendant en portage salarial pendant 6 mois, je créais MECADYN. 13 ans d'âge, un bon whisky ! Mais surtout le début de l'adolescence, des premiers émois, le bonheur d'être grand !

Le confinement n'a pas eu raison de ma petite entreprise et même si la période de 2 mois ½ que l'on vient de vivre a été difficile, l'activité ne s'est pas arrêtée. Heureusement !

En image quelques interventions réalisées durant cette période :

Des contrôles et diagnostics vibratoires, bien sûr, dans des conditions parfois un peu particulières, comme sur cet ensemble à l'intérieur d'une turbine à gaz :

 

Ou bien dans une sécherie, avec une ambiance sombre d'usine fonctionnant sous perfusion, aucune personne dans les bureaux, pas de contacts directs avec les techniciens et un contrôle de température sur le front à l'entrée. Cette situation aurait relevé de la science-fiction pour nous tous il y a 3 mois, mais traduit aujourd'hui bien une réalité...

 

Curieusement, je n'avais jamais autant réalisé d'équilibrages à cette époque de l'année. Rassurant, car ça démontre que les entreprises font confiance en l'avenir en entretenant leur matériel.

Ici par exemple l'équilibrage d'une roue de turbine en atelier et de plusieurs ventilateurs sur site :

 

Et l'équilibrage d'une broche de centre d'usinage pour changer

 

Parfois ces opérations sont plus compliquées que prévu, mais on finit toujours par en venir à bout. Comme sur ce ventilateur d'une usine fabricant des plantes médicinales, où il fallait accéder à la roue par le conduit de refoulement

 

Ou encore sur cet énorme ventilateur dans la poussière d'une cimenterie, où il fallut souder plus de 650 grammes sur la roue pour arriver à supprimer le balourd. Heureusement, nous avions de l'aide...

 

Pour fêter cet anniversaire j'aurais pu me retrouver à 100 mètres de haut pour équilibrer une éolienne. Une demande de prestation qui m'a été faite tout récemment, que j'ai décliné car les pales tournent trop lentement (10 à 15 tr/min) pour y utiliser du matériel d'équilibrage dynamique. Tant pis, je fêterai les 13 ans de Mecadyn plus sobrement. ;-)

Bon déconfinement à toutes et à tous !

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:31

Confinement oblige, me voilà bien démuni pour réaliser des prestations en entreprise. Tous mes clients ne sont pas fermés mais je crains qu'ils le soient d'ici peu...

 

Il va falloir tenir.

 

Du coup j'ai du temps à consacrer pour ce blog trop délaissé. Merci COVID ! C'est l'occasion de parler de mon dernier périple, sur un navire que j'avais déjà visité à Saint Malo (voir ici) et que j'ai retrouvé le 13 mars à Cherbourg, juste avant qu'on nous demande de rester chez nous...

 

Ce ferry immense se balade entre Espagne, France et Irlande et, pour respecter les normes de pollution en vigueur, est équipé de nombreux ventilateurs, de systèmes de filtration.

 

On m'a demandé de contrôler les vibrations de ces machines et de les équilibrer si nécessaire.

 

Les six ventilateurs sont des machines que l'on retrouve de manière très classique dans l'industrie, mais qui sont situés ici dans entre deux ponts, des rambardes ou sous des échelles. Pas facile de réaliser les contrôles vibratoires, encore moins de les équilibrer. Mais les techniciens présents à bord sont des matelots aguerris en maintenance, mécanique et électricité. Ça aide.

 

Cette prestation qui sort de l'ordinaire au 9ème étage d'un paquebot, offre le plaisir de se trouver dans la Manche, au-dessus de la mer. Un vrai bonheur par rapport aux conditions habituelles dans des usines confinées et poussiéreuses !

J'en ai profité au retour pour visiter les plages du débarquement et m'arrêter dans la fameuse commune de Sainte-Mère-Eglise. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le parachutiste américain qui était tombé sur l'église était toujours accroché au toit !

Le débarquement de juin 1944 me fait d'ailleurs penser que - même si nous sommes en guerre contre un virus - ce que nous vivons aujourd'hui est loin, très loin, de ce que nos parents et grands-parents ont pu connaître pendant la seconde guerre mondiale. Relativisons un peu et sourions à la vie ! Nous nous en sortirons.

 

Et puis pour ceux qui ont la chance d'avoir un jardin, c'est l'occasion d'observer les arbres qui fleurissent, les oiseaux qui font leurs nids. La nature est insouciante, se fichant complètement de notre désarroi humain. Elle a bien raison... Nous attendons maintenant le retour des hirondelles, ce qui ne devrait pas tarder. J'en reparlerai ici bientôt.

 

Les chats aussi se réjouissent de nos faibles aptitudes. Pour preuve cette photo...

Montrons à ces enfoirés qu'on peut s'en sortir. En avant toute ! Bon courage et force à tous !

 

Mecadyn reste dispo pour tous les besoins d'urgence. ;-)

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 19:03

A l'occasion de cette nouvelle année j'adresse à tous mes clients, partenaires, fournisseurs et amis mes meilleurs vœux de réussite professionnelle mais aussi de bonheur.

Ce patchwork d'images montre quelques unes de nos réalisations en 2019. Equilibrages de ventilateurs, remise en état d'équipements, diagnostics vibratoires, expertises, alignement, contrôles, surveillance... La maintenance préventive au quotidien.

Merci à tous pour votre confiance et à bientôt.

 

 

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 12:48

 

J'ai intitulé cet article « Les initiatives en Touraine » mais j'aurais pu préciser en Touraine du Sud. Un territoire qui s'étend de Descartes à Châtillon-sur-Indre en passant par Ligueil, Loches, Montrésor, Nouans-les-Fontaines, Reignac-sur-Indre,... Des villages dont les noms sentent bon le terroir mais qui savent aussi être attractifs pour entreprendre.

 

L'organisme économique de la Communauté de Communes Loches-Sud-Touraine a eu la bonne idée de faire réaliser des vidéos montrant de manière décalée cette attractivité. En voici un exemple :

Ils ont raison ! Ton boulot est dans le Sud ! Et si tu n'es toujours pas convaincu, plus d'infos sur le site de Sud Touraine Active.

 

C'est donc ici, dans le Sud que depuis à peu près deux ans je participe à un comité d'attribution de prêts d'honneur sous l'égide de l'association Initiative France, un vaste réseau d'accompagnement et de financement de projets ou de développement d'entreprise. Avec d'autres chefs d'entreprises, la Chambre des Métiers, la CCI, les banques, les assurances, les experts comptables, la communauté de communes nous décidons de l'attribution de fonds pour financer des projets. Un juste retour des choses car j'ai moi-même bénéficié d'un tel prêt à 0% lorsque j'ai démarré mon entreprise en 2007 (à l'époque ça s'appelait l'IDIL).

 

Sur le territoire de la Sud Touraine on se réunit 3 à 4 fois par an pour examiner à chaque fois 8 projets d'installation ou de développement d'entreprises commerciales ou artisanales. Des projets qui vont de la petite entreprise individuelle à des sociétés prévoyant l'embauche de plus de 30 salariés. C'est passionnant car on y côtoie hors contexte professionnel des personnes très aguerries en terme de financement et que l'on découvre des entrepreneurs de tous horizons avec souvent de très belles idées.

Les initiatives en Touraine

Les projets ainsi financés par Initiative Touraine dans le Lochois vont de la reprise d'un restaurant à la création d'une épicerie bio ambulante, en passant par une activité nouvelle de chaudronnerie, la modernisation d'un salon de coiffure, la transformation d'un garage,... On n'imagine pas à quel point notre territoire regorge de possibilités de développement économique. Avec en face, des entrepreneurs volontaires qui défendent leurs projets auprès des banques, de la Chambre des Métiers ou de celle du Commerce.

 

D'année en année le nombre augmente et l'on observe que de plus en plus de citadins (parisiens surtout) décident de se lancer à la campagne, pour retrouver le confort d'une vie plus sereine tout en vivant d'un métier qui leur plaît. Les débuts ne sont pas faciles, bien évidemment, d'où la nécessité de financements comme celui-ci, le soutien des banques et l'accompagnement de professionnels. Sur l'ensemble du réseau Initiative France ce sont plus de 17 000 projets qui ont été financés en 2018. Plus de 90% des entreprises soutenues par la plateforme Initiative Touraine Val de Loire sont toujours en activité, trois ans après leur création.

 

Quel bonheur de voir ces personnes venir revitaliser nos territoires qui s'étioleraient peu à peu face aux métropoles si on ne faisait rien. Qu'ils soient les bienvenus !

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 17:42
Joli mois de mai

Nous sommes le 1er Mai, pas question de travailler ! Par contre je peux raconter quelques anecdotes de mon boulot. wink

 

J'ai déjà évoqué sur ce blog les lieux insolites que les prestations de Mecadyn m'ont permis de visiter : en haut d'un pont levant, dans un crématorium, un hôpital, sous les Galeries Lafayette à Paris, sur un paquebot ferry, la nuit dans une locomotive. Parfois ce sont aussi les objets fabriqués que je trouve insolites. Comme ces gigantesques et majestueux rouleaux de papier toilette de 3 m de diamètre. Qui perdront malheureusement de leur splendeur une fois déroulés, imprimés et découpés en petits rouleaux prêts à l'emploi...

Joli mois de mai

Il y a aussi parfois des surprises lorsque je suis amené à faire des expertises dans des usines. Ce fût le cas par exemple lorsque j'ai découvert ce ventilateur dont j'étais sensé contrôler les vibrations : perché à 5 m de haut sur une minuscule plateforme, sans échelle pour y accéder...

 

Une autre fois c'est le cas inverse que j'ai vu. le ventilateur était parfaitement accessible, dans un sous-sol. Sauf qu'il avait été installé avant que le bâtiment du dessus ne soit construit. Je plains ceux qui un jour devront remplacer le moteur pesant plus d'une tonne sans moyens de levage et en passant par l'escalier...

 

Je me demande parfois à quoi songent les ingénieurs lorsqu'ils conçoivent des installations.

 

 

 

 

Ces situations sont quand même moins marrantes que les rencontres que je fais parfois. Des pigeons viennent m'observer du coin de l'oeil, roucoulant à qui-mieux-mieux, l'air de se demander ce que je peux bien venir faire dans cet entrepôt qu'ils squattent ! 

 

Ici c'est un chat qui était venu se désaltérer près de moi. J'en rencontre assez souvent dans cette usine où les employés les nourrissent car ils chassent les rats...

 

 

 

… et à propos de rats, dans un coin sombre derrière des machines, c'est une souris que j'ai croisée une fois. Une souris d'ordinateur, dont le câble avait été astucieusement réutilisé pour fixer un tuyau.

 

 

- Marcel, va me chercher un câble pour que je rattache ce bout de tuyau !

- J'en n'ai pas...

- Bon, ben alors prend la souris du PC de la secrétaire, ça ira bien !

On ne croise pas que des animaux dans les entreprises. Il y a aussi parfois des inscriptions très anciennes. Celles-ci datent de la fin du XIXème siècle, la plus ancienne de 1875. Les techniciens notaient sur le mur l'opération de maintenance qui avait été effectuée à cet endroit. Je m'attarde souvent dessus quand j'en trouve, essayant de les déchiffrer et les photographiant sous toutes les coutures avant que ces vestiges d'un lointain passé industriel ne disparaissent avec les usines...

Joli mois de mai

D'autres inscriptions plus récentes sont parfois rigolotes, comme celle-ci, sur une étiquette sensée décrire une partie de machine dans une centrale très sophistiquée :

Joli mois de mai

Il y a des centaines d'étiquettes dans cette usine. Je pense que le gars qui a gravé celle-ci a craqué au bout de la 250ème. « Oh et puis merde ! Je ne sais pas comment s'appelle ce truc, de toute façon tout le monde s'en fout. Truc de rotor fermé. Voilà. Au suivant ! ». Pas de bol, je t'ai démasqué Marcel. Il faudra plus t'appliquer la prochaine fois.

 

A tous ceux qui passent sur ce blog je souhaite un joli mois de Mai !

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 18:01

 

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 17:48

En image quelques prestations réalisées en 2018.

 

A l'occasion de cette nouvelle année j'adresse tous mes voeux à mes clients, mes partenaires et mes amis !

Que 2019 vous apporte prospérité, bonheur et concrétisation de tous vos projets !

Merci à tous pour votre confiance et à bientôt.

François

Mecadyn


 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 20:59
Vibrations automnales.

L'hiver est là, les tilleuls sont dégarnis, la pluie ruisselle des toits, le froid arrive, c'est le moment d'évoquer quelques prestations marquantes réalisées cet automne par Mecadyn :

 

Celle qui me tient le plus à cœur s'est déroulée au mois d'octobre dans une usine perdue aux confins du Berry et du Limousin, à Saint-Benoît-du-Sault précisément. Une usine oubliée mais dont le nom est parfaitement connu de tous ceux qui cuisinent : SITRAM. Oui, on fabrique encore en France des auto-cuiseurs SITRAM. Plus pour longtemps... Dans les années 80 cette marque était un fleuron de l'industrie française, employant près de 500 salariés dans ce village de l'Indre. Aujourd'hui, malgré la réputation internationale du nom, ils ne sont plus que 39 à Saint-Benoît. La fabrication peut encore se relancer, grâce aux labels "Origine France" et "Entreprise du Patrimoine Vivant" récemment obtenus, mais les consommateurs seront-ils au rendez-vous ?

 

Traverser une usine quasiment vide où les ouvriers continuent pourtant de travailler, presque résignés sur leur sort, ça fait mal. Le ventilateur que j'ai équilibré est indispensable à la production. Compte tenu des vibrations qu'il subissait il n'aurait pas tenu bien longtemps, précipitant peut-être encore un peu plus vite l'entreprise vers sa perte. Au moins j'ai eu l'impression d'être un tout petit peu utile ce jour là à l'industrie française, celles que les pouvoirs publics ont mis trop de temps à soutenir et qui disparaît peu à peu depuis 40 ans...

Restons optimistes ! Quelques jours avant cette intervention j'étais près du Mans sur un site qui recycle du tabac et qui vient d'installer une chaufferie biomasse de 17 MW. Celle-ci permet de sérieuses économies d'énergie et réduit son émission de CO2 de 30 000 tonnes par an. Comme quoi il y a de la ressource en France pour se développer tout en améliorant notre environnement !

 

Les ressources industrielles sont là et le BTP n'est pas mort non plus. Au mois de novembre à Saint-Jean-de-Monts les terrassiers ne chôment pas avec des aménagements pour de futurs lotissements. Mais qui dit chantier dit bruit... et des riverains s'inquiètent des nuisances que pourraient provoquer les travaux. Nous sommes donc allés poser des géophones (ce sont des capteurs de vibrations spécifiques aux sols ou aux bâtiments) munis d'alarmes, afin d'enregistrer en continu et d'alerter les habitants en cas de dépassement de seuil durant les travaux prévus pour durer 3 semaines.

Vibrations automnales.

Ce type de contrôle vibratoire s'apparente plus à de la surveillance qu'à du diagnostic, mais il nous en apprend beaucoup sur le comportement des structures, la résistance des bâtiments. Et puis c'est l'occasion de discuter avec des professionnels du terrassement, des géotechniciens et des habitants qui ont simplement besoin d'être rassurés.

 

Pour finir, voici une prestation d'équilibrage de ventilateur plutôt classique dans l'entrepôt d'une usine d'aliments pour bétail. Là aussi il fallait à tout prix que l'équipement fonctionne en attendant qu'il soit remplacé par un neuf. A défaut de pouvoir accéder à l'arrière du moteur pour installer le laser indispensable à cette opération, j'ai dû réaliser cette mesure par devant, ce qui n'a pas été sans difficulté ni sans risque... Après plusieurs tentatives nous avons réussi à équilibrer la roue du ventilateur. Le client était content et les vaches aussi !

Vibrations automnales.

L'année 2019 sera pour Mecadyn, je l'espère, aussi riche en prestations, en rencontres humaines et en découvertes que 2018.

 

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 17:28

 

Grâce à l'initiative d'Anne-Sophie Serrano, professeur d'économie-gestion au Lycée Thérèse Planiol de Loches (ex-Emile Delataille), je me suis retrouvé il y a quelques jours dans une classe de seconde. Pas au milieu des élèves, même si j'aurais bien aimé qu'une machine me transporte quelques années en arrière sur les bancs du lycée Dessaignes de Blois au même âge qu'eux... Non, j'y étais pour leur expliquer mon parcours de chef d'entreprise dans le cadre de leur projet scolaire en option économie-gestion.

 

Après leur avoir raconté comment j'étais passé progressivement d'un métier d'ingénieur à la fonction de gérant de Mecadyn, je leur ai expliqué quelles étaient les démarches pour créer sa propre boîte. En détaillant les différents statuts bien sûr, les organismes tels que la CCI ou la CMA, le passage obligé chez le banquier, mais surtout en insistant sur les étapes à ne pas négliger :

 

- bien choisir son projet, son idée, en fonction de ce qu'on connaît le mieux et qu'on aime le plus,

- étudier la concurrence, son implantation, ses tarifs, sa façon de travailler, son chiffre d'affaires,

- définir sa clientèle (je devrais écrire sa CLIENTÈLE, c'est le point central, car sans client même la meilleure idée ne rapporte rien),

- se lancer en communiquant tous azimuts !!

- se faire connaître, développer.

Les 13 élèves que j'avais en face de moi travaillent depuis la rentrée scolaire sur 3 projets de création d'entreprise, qu'ils doivent mener à bien d'ici la fin de l'année en travaillant sur ces différentes étapes, auxquelles il faut ajouter aussi : le recrutement de salariés, les investissements, le chiffre d'affaires, les charges, le bénéfice,... Les élèves de première et de terminale vont un peu plus loin encore dans la démarche et peuvent participer au concours Graine de boîte soutenu par la région Centre-Val de Loire .

 

Un véritable projet à vocation éducative, que je salue vivement ! Comme je l'ai dit à cette classe : Si j'avais suivi un tel enseignement au lycée, je n'aurais pas créé mon entreprise à 45 ans mais à 35 !

Les 3 idées que les jeunes ont lancées pour leurs projets d'entreprises sont les suivants :

- un salon d'esthétique où l'on utilise et vend des produits bio,

- un bar à fruits et jus de fruits,

- un commerce en ligne de produits scolaires personnalisés.

 

J'ai trouvé les élèves très à l'écoute, attentifs et leurs projets particulièrement intéressants pour des jeunes de leur âge. Je ne sais pas ce qu'il retiendront dans le futur de nos échanges, mais je suis certain que plusieurs d'entre eux et d'entre elles seront des futurs créateurs et créatrices d'entreprises ! Longue vie à cette jeune herbe !

L'une des questions qu'ils m'ont posées était celle-ci : « Pourquoi vous êtes-vous lancé ? ». Je leur ai répondu que la raison principale était que je voulais être libre, me détacher des contraintes qu'un salarié peut avoir dans son emploi et donner plus de sens à ce que je faisais.

Il découvriront peut-être eux aussi ce besoin quand ils seront dans la vie active et feront alors tout comme moi l'éloge du carburateur. ;-)

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  • : Ce blog est centré autour des activités de Mecadyn, entreprise de prestation de service en maintenance industrielle. Au gré des circonstances il permet aussi des digressions autour de la création d'entreprise, la vie en société, les loisirs,...
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