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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 15:05

Le 15 Août approche et la fin des travaux de maintenance d'été aussi. Petit aperçu en photos.

 

 

Comme chaque année Mecadyn participe à ces travaux dans plusieurs usines, principalement pour réaliser des équilibrages de ventilateurs.

Une opération qui consiste à ajouter des masses sur le pourtour de la turbine afin de réduire les vibrations provoquées par les dépôts, l'encrassement ou tout simplement l'usure du temps.

L'équilibrage est réalisé sur site, c'est-à-dire sans avoir à installer le rotor sur une équilibreuse d'atelier. Un gain de temps - donc d'argent - apprécié, surtout pour les grosses installations.

La plupart des ventilateurs ont pu être équilibrés sans difficulté, parfois même par un simple nettoyage.

L'un d'entre eux nous a quand même donné du fil à retordre, le balourd étant influencé par une résonance de structure qui ne permettait pas de le supprimer complètement. Nous l'avons équilibré au mieux, mais des modifications devront être réalisées ensuite sur l'équipement. La difficulté réside aussi parfois dans la prise de mesure elle-même, car pour équilibrer un rotor, il faut pouvoir en même temps contrôler la vibration et détecter l'angle de rotation du mobile. Il s'agit alors de trouver les bonnes astuces.

Il y a aussi les moutons à 5 pattes, comme au début de l'été sur cette turbine hydro-électrique installée dans un ancien moulin sarthois. Le rotor qui pèse pas moins d'une tonne a dû être meulé sur certaines de ses aubes pour qu'on puisse atteindre la qualité d'équilibrage souhaitée. Une belle opération menée conjointement avec la société Fernandez spécialisée en installation et rénovation d'équipements hydro-électriques.

 

Il a fallu parfois remplacer les moteurs, les plots de suspension ou les paliers. Une maintenance préventive que les contrôles vibratoires nous avaient permis d'anticiper.

Tous les ans en effet nous réalisons des mesures sur les paliers de différentes machines, entre avril et juin, de manière à prévoir celles qui devront être remises en état.

Sur le site de Mecadyn sont donnés des exemples de ces contrôles et expertises: Contrôles vibratoires machines.

 

Bientôt un peu de vacances, en Septembre... quand les autres reprendront le chemin du bureau ou de l'usine !

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 12:37

Aujourd'hui 1er juin 2017, Mecadyn fête ses 10 ans.

Dix belles années d'aventure qui se prolongeront encore certainement pendant encore 10 ans. Avec ses joies, ses découvertes et quelques vicissitudes bien sûr. J'ai raconté tout ça au fur et à mesure sur ce blog et je compte bien continuer !

Bon, je ne m'attarde pas, un équilibrage de ventilateur m'attend. Nous en reparlerons. ;-)

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:17

 

Les prestations de diagnostic vibratoire et d'équilibrage sur site nous apportent parfois d'agréables surprises. Il y a quelques jours c'est à la gare maritime de Saint Malo qu'on ma demandé d'intervenir sur un paquebot ferry.

 

J'avais déjà fait des contrôles en haut d'un pont levant à Bordeaux, sur une locomotive entre Paris et Chartres, dans un bus à Poitiers, au sous-sol du printemps Haussmann à Paris, dans un four à Bilbao, en haut d'un silo à grains du Perche, sous un concasseur de carrière normande, au milieu de détritus du Berry, perché sur un pont-roulant d'une usine auvergnate, dans une champignonnière tourangelle, mais sur un ferry jamais !

 

La prestation s'est bien passée, moins compliquée que prévue et m'a permis d'entrer en contact avec des mécaniciens de bord très sympas. Le ferry en question était le Pont Aven, le plus imposant et le plus rapide de Brittany Ferries, qui fait des liaisons régulières entre la France et l'Angleterre, l'Irlande ainsi que des croisières jusqu'en Espagne. Un navire de 8 étages pouvant transporter 2400 passagers et 650 véhicules. Le confort et l'agrément avec piscine, spa, orchestre, cinémas, aires de jeux,...

La salle de contrôle de cet engin est aussi impressionnante que celle d'une usine. Et les machines elles-mêmes sont en proportion des tailles du paquebot, avec quelques chevaux sous le capot (58 000 exactement).

Tout ça nécessite évidemment une ventilation efficace pour évacuer la chaleur de la salle des machines, surtout en plein été lorsque le navire est le long des côtes espagnoles. A ce dispositif a été ajouté il y a deux ans un système de lavage des fumées, appelé ici scrubber, pour respecter les nouvelles normes environnementales dans le transport maritime. On le voit ici, caché derrière la structure des cheminées, tout en haut du navire.

La ventilation où nous sommes intervenus est juste en dessous.

Mais finalement, au-delà des aspects techniques de ce genre de mission et de la balade dans les coursives d'un ferry, le plus agréable reste : la vue du haut des remparts de Saint Malo et une bonne crêpe bretonne dans un estaminet local !

 

Vive la Bretagne, vive les bretons et leurs galettes !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 14:03

Mecadyn a décidé cette année de soutenir deux gazelles : Annabelle et Elodie, deux frangines qui ont eu la folle idée de participer ensemble au fameux rallye marocain « Aïcha des gazelles ». Un défi qu'elles se sont relevées à elles-mêmes, comme preuve supplémentaire de leur dynamisme (Annabelle est graphiste freelance et Elodie est Directrice Qualité dans une société de services). Elles ont été attirées par le côté sportif de ce rallye mais aussi par son aspect humanitaire (elles ont dû collecter des fournitures qu'elles vont livrer dans des écoles isolées du désert marocain).

Toutes les deux travaillent en Région Parisienne mais sont originaires de Courçay, un petit village à côté de Reignac-sur-Indre, un coin de la Touraine du Sud à laquelle elles sont très attachées.

Défi sportif et mécanique, aspect humanitaire, mise en valeur de notre territoire. Il n'en fallait pas plus pour que Mecadyn apporte son soutien.

Les gazelles Zanelo !

Le rallye des gazelles est sportif, mais attention, il ne s'agit pas d'une course de vitesse. Chaque journée de course (7 au total, avec un prologue puis 6 étapes) est un trajet à acomplir en passant par toute une série de balises. Il faut faire le moins de kilomètres et ramasser le plus de balises. Dans des conditions évidemment difficiles (pas de route, que du hors pistes dans le sable et la rocaille) et en employant des moyens de navigation rudimentaire : boussole, compas et cartes des années 70 !

Au moment où j'écris ces lignes nos deux gazelles tourangelles sont au milieu de la 3ème étape. Dans les dunes de Merzouga quelque part au sud du Maroc, pas loin de la frontière algérienne. On peut suivre en direct leur progression sur ce site : http://www.rallyeaichadesgazelles.com/fr/rallye/2017/en-direct/

Les gazelles Zanelo !

Annabelle et Elodie (Zanelo, comme elles se sont surnommées), sont dans le peloton sur le parcours C qu'elles ont choisi, avec le numéro d'équipage 132. Elles occupent pour le moment la 73ème place au général sur 137 équipages de leur catégorie. Pas mal pour une première participation ! Et je suis certain qu'elle feront mieux à l'arrivée. Ce sont des battantes, qui s'entendent parfaitement, prennent cette aventure comme un jeu, un plaisir.

Allez les filles ! La Touraine du Sud est avec vous.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:50

J'ai repoussé à plusieurs reprises la rédaction d'un nouvel article de blog sur le RSI, mais une discussion récente avec un ami m'en donne l'occasion. Je me suis déjà exprimé sur les dysfonctionnements de cet organisme, qui s'estompent peu à peu. N'y revenons pas. Non, c'est du niveau de charge dont je souhaiterais parler, et notamment faire une comparaison précise avec celui d'un salarié.

 

Prenons un chef d'entreprise artisanale (ou un commerçant, car aujourd'hui les taux sont strictement les mêmes) qui cotise au RSI en tant que TNS (travailleur non salarié). Il prélève un revenu net mensuel de 2000 €. Faisons le calcul de ses charges :

 

Pour obtenir un revenu net de 2000 € il devra en verser 924,64 € au RSI, soit un peu plus de 46%.

 

Regardons maintenant combien il devrait payer si on lui appliquait les mêmes cotisations qu'à celles d'un salarié. Ou plus précisément calculons ce qu'un chef d'entreprise qui se salarie lui-même paye (ce qui est le cas d'un dirigeant de SASU, de SA ou un gérant minoritaire de SARL). J'avais déjà fait ce calcul dans le cas d'un choix entre SASU et EURL, avec dividendes, mais cette fois-ci je ne m'intéresse qu'à la partie cotisations sociales.

 

Voici les taux applicables sur le revenu qu'on appelle brut, c'est-à-dire sur le revenu net augmenté de la part salariale des cotisations :

 

 

J'ai pris ici un taux d'accident du travail moyen de 4%. Dans mon domaine d'activité (maintenance industrielle) il est de 4,5% et il peut être bien plus élevé, dans le BTP par exemple. Vous remarquerez qu'il n'y a pas ici de cotisations chômage, car un chef d'entreprise n'y a pas accès, qu'il soit salarié ou TNS. J'oublie le versement transport, les diverses petites contributions (contribution au dialogue social, cotisation pénibilité, APEC, apprentissage,...) pour éviter d'alourdir.

 

Pour faire une comparaison exacte avec ce que paye un artisan au RSI il faut maintenant calculer les taux sur le revenu net. On y arrive simplement par la formule

Taux sur le Net = Taux sur le Brut / (1 – 0,1981)

Si, si, je vous assure, faites-moi confiance. Bon, donc cela donne pour notre chef d'entreprise salarié :

 

 

Pour obtenir le même revenu net de 2000 € qu'en TNS ce chef d'entreprise salarié devra donc verser 1439 € à l'URSSAF soit un taux de 72%. Ce taux global peut atteindre 80% si on y additionne les contributions que j'ai négligées et si le revenu dépasse le plafond de la sécurité sociale (3269 € brut). On voit qu'on est quand même largement supérieur aux 46% versé au RSI par un TNS ayant le même revenu net.

 

Attention, s'il y a des différences dans les cotisations il y en a aussi dans les droits et les rentes. Indemnités journalières plus faibles, période de carence plus longue, retraite plus faible, formation professionnelle réduite, un TNS devra compenser par des assurances ou des placements pour compléter sa protection sociale. Mais il pourra le faire librement, indépendamment des contraintes du RSI. C'est ce qui fait toute la différence.

 

Aujourd'hui, quand j'entend l'un des candidats à la Présidence de la République (Emmanuel Macron pour ne pas le nommer) proposer de supprimer le RSI et d'accorder des droits au chômage aux entrepreneurs, je dis STOP ! Derrière cette proposition se cache l'idée qu'on peut se mettre à son compte sans distinction entre la notion de travailleur indépendant et celle de salarié. Par exemple pour conduire les véhicules UBER... Non, l'entrepreneuriat ce n'est pas ça. Et puis qui peut croire que la suppression du RSI et l'augmentation de droits conduiraient à une diminution des cotisations, franchement ?

 

Le RSI a ses défauts, certes, mais quand je discute avec des collègues des professions libérales (qui continuent à se coltiner 3 caisses pour leur régime) je les entend se plaindre encore plus que nous, sur les incohérences et les dysfonctionnements de la CIPAV... Les charges sont élevées, certes aussi. Elles le sont toujours trop, c'est un débat continuel depuis la création de la sécurité sociale en 1945. Peut-être faudrait-il faire en sorte que le travail soit moins ponctionné et que l'on cherche d'autres sources de taxation ? Tiens je vais poser la question sur la page créée par le Parisien-Eco et relayée par la Chambre des Métiers: Opération "Moi Entrepreneur" / Election Présidentielle

 

J'invite tous mes amis artisans, commerçants et professions libérales à faire de même.

Bon week-end à tous !

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 14:57

Le débat politique est intense en ce moment et le populisme n'a jamais été aussi élevé. Pas seulement en France bien sûr, puisqu'on peut observer que les Anglais ou les Américains préfèrent confier leur destinée à des gouvernements qui mettent en avant le protectionnisme comme recette miracle à tous leurs soucis.

Si tout était si simple... Gare aux désillusions ! J'espère qu'en France la démocratie républicaine l'emportera face au simplisme, face aux discours démagos, face à la facilité.

Une petite vidéo très symbolique m'est sautée aux yeux l'autre jour. Elle résume la façon dont je perçois le monde moderne d'aujourd'hui face à ce qu'il était dans les années 50, pourtant déjà très modernisées. Il s'agit d'un changement de pneus sur une Formule 1. A vous de juger :

1950 : 8 personnes pour changer deux pneus, ravitailler le véhicule et le conducteur. Tout ça en 1 minute 20. Si les 4 pneus avaient dû être changés il aurait fallu au minimum 10 personnes. Et je ne parle pas des personnes autour qui ne font pas grand chose.

 

2013 : 20 personnes changent quatre pneus, ravitaillent le véhicule et le conducteur en... 4 secondes !

 

Vous voyez où je veux en venir ? En faisant une simple règle de 3 on voit qu'avec le progrès technologique la productivité a été multipliée par 10. Au cours d'une journée il faut 10 fois moins de personnes en 2016 qu'il en fallait en 1950 pour abattre le même boulot. Sans même parler de robotisation, parce que dans de nombreux cas ce n'est plus par 10 que vous pouvez multiplier mais par 50 !

Grâce à son ingéniosité l'homme réussit à détruire les emplois qui le font vivre. C'est balaise non ?

Pour arriver à retrouver un certain équilibre, il faut donc totalement repenser notre façon de considérer le travail. Ne plus raisonner emploi mais activité. Que quelqu'un qui souhaite s'épanouir en faisant du théâtre puisse en vivre aussi bien que celui qui a choisi de travailler dans un bureau d'étude. Une forme de revenu universel, oui. Mais pas celui consistant à augmenter le RSA pour les plus démunis ou à l'élargir aux moins de 25 ans. Non, un revenu de base qui permette à chacun de se lancer dans une activité d'indépendant, d'artisan, de commerçant, d'agriculteur sans la hantise de voir les banques lui arracher sa maison du jour au lendemain.

Je n'ai pas la solution du financement de ce genre de truc dont les économistes parlent depuis des dizaines d'années. Il faut sans doute l'expérimenter, comme le font les Finlandais en ce moment à toute petite échelle. Nous verrons bien. Mais on y viendra, j'en suis à peu près certain.

Comme je ne serai probablement plus de ce monde lorsque ça arrivera, j'emprunte à Desproges cette maxime : « Vivons heureux en attendant la mort » et vous propose deux vidéos d'animaux qui m'éclatent.

La première est celle de ces 3 dindes qui semblent avoir découvert le mouvement perpétuel (à moins que ce soit l'arrivée de Trump au pouvoir qui les ait détraquées) :

 

La seconde c'est moi quand je commence à me poser des questions existentielles (mettez le son, c'est mieux). ;-)

 

 

Bonne semaine à toutes et à tous !

 

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:06

Houla ! Il y a longtemps que je n'ai pas rédigé d'article sur les activités de Mecadyn. C'est pas bien, François, non c'est pas bien.

Il s'en est pourtant passé des choses cette année depuis l'équilibrage d'un rotor normand, Reignac et ses entreprises actives et les expertises en pays basque. Des équilibrages de ventilateurs toujours bien sûr, des contrôles vibratoires de machines diverses et variées, mais aussi des diagnostics.

Petit tour d'horizon de ces diagnostics vibratoires en images :

 

Un balourd avait été suspecté sur cette fraiseuse, mais les mesures ont démontré qu'il s'agissait du moteur qui était défectueux.

Là il s'agit de bruits de roulements nettement perceptibles sur une scie circulaire à grande vitesse utilisée pour ébavurer des pièces en alliage d'aluminium.

 

 

 

Un rouleau à segments est une sorte de chenille composée d'une succession de cylindres sur roulements. Impossible de diagnostiquer avec certitude l'origine des bruits, mais on a pu au moins s'en approcher par plusieurs mesures croisées de part et d'autre du rouleau.

 

Ici c'est un moteur bruyant, non à cause de roulements ou de bobinages défectueux, mais parce que le variateur de fréquence introduit des parasites électriques plus ou moins élevés

Ce n'est pas la première étude que je réalise sur matériel roulant, mais celle effectuée dans un bus cet été nous a donné du fil à retordre. La recherche d'une solution fiable est toujours en cours.

Il n'y a rien de plus proche du bruit de roulement que le bruit d'une pompe qui cavite. Les appareils de diagnostic heureusement nous ont aidé à y voir plus clair sur celle-ci. Sans capteurs, sans analyseurs de spectres, sans traitement informatique des données nous serions démunis pour correctement faire la différence entre plusieurs bruits entremêlés.

La vibration présente l'avantage d'être "signée", ce qui signifie que l'on peut décomposer un signal vibratoire en autant de composants mathématiques qu'il y a de sources vibratoires. Un balourd nous donnera une fréquence connue, un défaut de fixation une autre; un roulement, un engrenage, une turbulence ou un désalignement se caractériseront chacun avec des valeurs bien distinctes.

Il suffit ensuite de comparer ces valeurs avec des bases de données et les confronter avec l'expérience.

Broches de machine outil exigeantes, courroies trop tendues, ventilateurs déséquilibrés, compresseurs fatigués, rouleau choqué, pompe déprimée, voilà quelques autres exemples d'interventions.

« T'es le docteur des machines » m'avait dit joliment un enfant à qui j'expliquais ce que je faisais comme métier. Oui, c'est un peu ça. A cette différence près que les machines ne me disent jamais où elles ont mal, les bougresses...

D'autres contrôles vibratoires, diagnostics et expertises sont visibles ici: Mecadyn.

Bon week-end à tous !

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 06:59
Comment les calculs à la louche peuvent s'avérer pernicieux...

Un article de journal fait en ce moment le tour des réseaux sociaux. Il s'agit de l'édito d'un quotidien de Dijon « Le Bien Public », par son rédacteur en chef qui reprend intégralement et en les approuvant les propos d'un chef d'entreprise.

On apprend donc dans cette courte démonstration qu'un salarié pour lequel son patron dépense 150 € n'en disposera au final que de 39. Le raisonnement se termine par un brutal « CQFD » pour dire qu'il ne faut pas s'étonner qu'il y ait autant de chômage.

Hummm....

Reprenons point par point ce raisonnement :

Il y a une erreur dès le départ : un salarié avec un revenu brut de 100 € touche 78 € de salaire net, et les cotisations patronales (sans réduction ni exonération éventuelle) sont de 42 €. Il coûte donc 142 € au total à son entreprise et touche 78 € avant impôt. Les calculs à la louche c'est bien mais ça peut conduire à de gros écarts à la fin, donc autant être précis.

Comment les calculs à la louche peuvent s'avérer pernicieux...

J'ai mis la feuille de paye ci-contre pour ceux qui veulent vérifier, avec un taux horaire correspondant à quelqu'un payé 2000 € net par mois. Soulignons aussi qu'en cas de salaire inférieur à 1,6 fois le SMIC la réduction Fillon s'applique. Dans le cas d'un salarié au SMIC dans une entreprise de moins de 20 salariés la réduction est de 28% du salaire brut ; le patron ne paiera pas 42 € de cotisations patronales mais 14. A cela s'ajoute depuis 2014 le CICE : 6% du revenu brut pour les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC, donc 6 € de réduction supplémentaire. Sans occulter non plus les aides diverses : Pour l'embauche d'un premier salarié une aide de 4000 € est accordée sur 2 ans. Même chose pour le contrat de génération.

Beaucoup plus gênant dans le discours, c'est que dans les 142 € se trouvent les revenus différés du salarié. Le raisonnement qui consiste à dire que la personne ne touche que 78 € est assez fallacieux car à la fin de sa vie cette personne aura touché bien plus. Décortiquons :

22 € de cotisations sociales du salarié + 42 € de cotisations patronales font 64 €. Sur ces 64 € :

Près de la moitié (27,5 €) servira à financer sa retraite, de base et complémentaire.

Un quart (17,5 €) sert à sa protection sociale (maladie, maternité, allocations familiales, invalidité, logement,...).

Le quart restant se partage entre :

11 € pour la protection chômage, la formation professionnelle et les accidents du travail (j'ai pris un gars de la métallurgie, ce que je connais le mieux)

8 € en CSG, CRDS pour combler ce fameux trou de la sécurité sociale que l'on traîne depuis... que la sécu existe.

Comment les calculs à la louche peuvent s'avérer pernicieux...

A part le dernier poste, pour lequel on peut estimer que le salarié ne verra jamais la couleur de son argent, le reste est susceptible de lui revenir sous une forme ou une autre tout au long de sa vie. Sauf s'il est célibataire sans enfant en CDI dans la même boîte toute sa carrière et qu'il meurt d'un accident avant sa retraite sans jamais avoir vu un médecin...

Donc non, ce que touche ce salarié en revenu imposable ce n'est pas 78 € mais 78 + 27,5 + 17,5 + 11 = 134 € en moyenne sur sa vie entière. L'espérance de vie d'un homme à 60 ans étant de 23 ans (pour une femme, 27 ans), au delà on estime qu'il/elle coûte plus à la collectivité que ce qu'il/elle a cotisé. Même chose pour les soins de santé ou le chômage. Certains n'en auront presque jamais besoin, d'autres y auront recours plus que ce qu'ils ont cotisé. C'est le principe d'une assurance collective.

Comment les calculs à la louche peuvent s'avérer pernicieux...

De ces montants il faut bien sûr déduire les impôts et taxes. Venons en justement à cette grossière erreur dans l'article, dont on se demande comment elle peut échapper à ceux qui en payent... On nous explique en effet de façon tout à fait anodine que ce salarié va payer 30% d'IR. Combien faut-il avoir de revenu pour ça ? Un rapide détour sur le site des impôts nous l'apprend : 136 000 € annuel [Edit du 29/08: un commentateur me fait remarquer que c'est bien plus que ça (188 000 €) car le site des impôts donne le taux d'imposition après l'abattement forfaitaire de 10%], soit un revenu net mensuel de 11 330 € [en réalité 15 660 €] ! Je ne sais pas qui est le patron de ce salarié, mais c'est vrai qu'il est généreux.

Non, soyons sérieux deux minutes. L'impôt se calcule par tranches, et les taux marginaux d'imposition (14, 30, 41 et 45%) ne s'appliquent que sur les tranches, pas sur la totalité. Un salarié célibataire avec un revenu net imposable de 24 000 € [Edit de correction : 26 500 € avant abattement de 10% soit 2 200 € net par mois] paiera 7,7 % d'impôt. A moins que ce chef d'entreprise ait confondu avec un salarié allemand, parce qu'effectivement là-bas il en paierait 29%...

Avec 78 € qu'il touche, il sera imposé sur 80,7 (oui c'est la subtilité de la CSG non déductible...) donc paiera 6 € d'impôt. Quant au smicard, c'est simple... il n'est pas imposable.

La TVA, alors là, il faut le faire quand même, de la part d'un chef d'entreprise !

Primo, le taux ne se calcule pas sur le montant dépensé mais sur le net. Donc dans l'exemple du journal ce n'est pas 20% de 49 € qu'il faut prendre mais 49/1,2 soit 41 € et non 39. Petit écart de 2 €, mais bon écart quand même...

Secundo, à moins que le gars ne vive qu'en achetant des produits de luxe (remarquez, avec un salaire de 11 000 € il peut), non, la TVA moyenne prélevée sur son pouvoir d'achat ne sera pas de 20%. Les loyers, les assurances, les achats d'occasion, les frais de scolarité n'ont pas de TVA, l'alimentation principale, les transports, les travaux de renovation sont à taux réduits. Si on s'appuie sur les statistiques de l'INSEE, en regardant l'ensemble des dépenses des Français et la TVA récoltée on arrive à peine à un taux moyen de 8%.

Sur les 72 € qui lui restent notre salarié en dépensera donc environ 6 sous forme de TVA. A la fin il lui reste 66 €. Pour le smicard : 8% de 78 €, il lui reste 72 €.

Comment les calculs à la louche peuvent s'avérer pernicieux...

Conclusion :

Selon l'article de journal l'entreprise dépense 150 € pour un salarié au revenu brut de 100 €.

Le salarié ne dispose plus que de 39 € une fois que l'Etat a pris sa part.

Ce à quoi je répond (pour le même salaire brut. Voir les détails sur le tableau récapitulatif ci-contre):

L'entreprise dépense entre 108 € dans le meilleur des cas (voire encore moins s'il s'agit d'une première embauche ou d'un contrat de génération) et 142 € dans le pire des cas.

Le salarié moyen dispose de 66 € une fois les prélèvements sociaux et fiscaux effectués. Le smicard 72 €. On voit qu'on est déjà très loin des 39 € annoncés... A ce revenu direct s'ajoute un revenu différé qu'il touchera à sa retraite, s'il est en arrêt maladie, en congé maternité/paternité, au chômage ou s'il subit des soins. Donc un total équivalent à 122 € pour 100 € de salaire brut du gars payé 1,6 fois le SMIC, et 128 € pour le smicard. Même en retirant de ces montants ce qu'ils paieront en impôts et taxes le moment venu, on est loin du massacre annoncé dans l'article.

Je sais bien que les charges sur les entreprises restent élevées. A la différence d'autres pays, comme l'Allemagne que je cite plus haut, le financement de la sécurité sociale en France repose en effet essentiellement sur les salaires et non sur l'impôt. Un choix qui peut se discuter, mais sans tomber dans le manichéisme comme le propose cet article de journal. Surtout que, selon l'INSEE, le revenu moyen disponible d'un ménage en France est l'un des plus élevé d'Europe (voir sur ce lien). Donc de temps en temps il est bon de remettre les pendules à leur place, comme les Guignols de Canal+ le faisaient dire à Johnny quand ils avaient de l'esprit. ;-)

Bon, Hervé, prochaine réunion AREA t'apportes ta bouteille de Champagne !

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 17:26
Humour, délire et gag !

C'est mon anniversaire aujourd'hui. Il fait un temps splendide, les oiseaux chantent et dans cet environnement morbide et triste, je n'ai qu'une envie : rigoler ! Une journée sans rire est un journée perdue, disait Chaplin. Donc dépêchons nous de nous marrer !

Certains humoristes me font rire. En premier je pense à Devos, bien sûr, irremplaçable. Dans les anciens aussi, Bourvil et son rire communicatif incroyable, Bedos dont on connaissait le sketch du footballeur homo par cœur, Jacqueline Maillan en bourgeoise pince-sans-rire, Sylvie Joly dont se sont inspiré nombre d'humoristes ensuite, Coluche bien sûr que j'écoutais en seconde en cours de français sur un petit poste de radio avec un écouteur, lorsqu'il faisait ses premières émissions sur Europe 1 en 1978. De cette époque là, finalement, j'ai envie de retenir ce sketch de Zouc, dont la carrière aurait pu être immense :

Les films comiques des années 70 étaient composés de beaucoup de nanars, des trucs finalement pas très drôles avec le recul, pratiquement impossible de les regarder aujourd'hui de bout en bout sans réprimer un baillement. Sauf ceux du Splendid bien sûr, qui dépassaient tout ce qu'on avait pu voir avant ! A partir des années 80 le second degré a remplacé peu à peu les blagues grivoises et autres délires des charlots. La charnière selon moi c'est la création de Canal+ en 1984 et l'arrivée des Nuls puis des Deschiens. Sur scène Desproges bien sûr, mais aussi Didier Benureau, Les Inconnus, Bernard Haller. Le film culte pour moi c'est la Cité de la Peur des Nuls, à égalité avec les Vacances de M. Hulot, c'est pour dire...

Vous êtes Odile Deray ?

Ensuite est apparue la chaîne « Comédie » avec les talentueux « Robin des bois », puis les véritables stars de l'humour que sont Jamel Debbouze, Anne Roumanoff, Dany Boon puis Gad Elmaleh évidemment, Valérie Lemercier, Elie Semoun et ses petites annonces, Muriel Robin. Et puis la série culte « Kaamelott », l'arrivée d'Internet avec Mozinor, Rémi Gaillard puis le PalmaShow. Qu'est-ce que je vous mets comme extrait ? Parfois ce sont les petits détails qui font rire, moment d'anthologie avec la mère de Michel qui a peur de le chat, dans « Chouchou », le collier en cadeau à Catherine Frot dans « Un air de famille », mais peut-être la palme reviendra à Villeret dans cette scène culte du Diner de con, que tout le monde connaît mais dont on se lasse pas :

En ce moment j'avoue que j'ai un faible pour les vidéos de gaffes et bévues. C'est la première chose que je fais le matin en ouvrant mon ordinateur. Une petite vidéo marrante et je suis de bonne humeur pour la journée. Même 10 secondes avec un chat qui fait une blague à un autre, ça me suffit :

Bon week-end à tous et bonnes vacances à ceux qui en profitent !

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Published by François
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:50
Gora Euskadi !

Oui, Gora Euskadi ! Vive le Pays Basque !

Quelle chance de travailler (arg, le gros mot !) dans la maintenance industrielle (censuré) ! Cette activité m'amène à me balader un peu partout en France, voire même un peu plus loin, comme en début de semaine dernière à Bilbao, capitale financière du Pays Basque. Ancien fief de la sidérurgie espagnole cette ville reste un endroit où de nombreuses industries prospèrent. L'une d'entre elles, Arcelor, produit des bobines d'acier à destination de l'Europe entière pour fabriquer des boîtes de conserve, des automobiles, des ustensiles de cuisine, des panneaux, bref, plein de trucs qui polluent.

Pour augmenter sa production (décidément, François, tu aggraves ton cas...), cette usine a ajouté de nouveaux équipements sur sa ligne principale de fabrication. La phase de mise au point nécessite de s'affranchir de certaines difficultés, notamment les vibrations excessives. C'est pour en faire le diagnostic que Mecadyn a été sollicité, notamment en effectuant des essais de réponse aux chocs et des analyses en fonctionnement.

Gora Euskadi !

Inutile ici de dévoiler ce que furent ces mesures, ni les résultats du diagnostic, confidentialité oblige. Mais ce fut une riche expérience, à la fois en terme de contenu technique mais aussi de rencontres. Et puis je découvrais le Pays Basque, et ça, ça n'a pas de prix !

Bilbao est sublime ! On m'avait prédit une ville sale et noire, mais en 20 ans elle a beaucoup changé. Le musée Guggenheim en est évidemment le principal responsable. Bâti en 1997 sur une friche industrielle et portuaire il a donné un nouveau sens à Bilbao et à sa région, un nouvel essor économique. C'est pas pour rien qu'on appelle ça « l'effet Guggenheim ». Je n'ai pas manqué évidemment de le photographier comme des milliers d'autres touristes chaque jour et de poser devant Puppy, le chien géant fleuri par Jeff Koons. Les bâtiments anciens tout autour de ce musée utra-moderne conçu avec un logiciel industriel (CATIA, pour ceux qui connaissent) prennent du coup une belle allure. Bilbao, c'est un peu comme Nantes, avec sa renaissance après la disparition des chantiers navals, mais en mieux réussi encore. En tout cas du point de vue architectural.

Gora Euskadi !

Mais le Pays Basque c'est aussi la côte, le long du golfe de Gascogne. Une crique superbe baignant le petit village typique de Deba, le port de refuge de Getaria, la ville sublime de San Sebastian (officiellement Donestia en basque), et puis des tas de lieux dont j'ai oublié les noms, des paysages, des visages, des sourires,...

Et puis la gastronomie bien sûr. Avec ces "pintxos", des mini-plats qu'on déguste sur les comptoirs des bars, les morceaux d'agneau à la piperade, les gâteaux basques faits de... je ne sais plus quoi.

Le temps y est clément, océanique et doux, ni trop chaud comme en Andalousie, ni trop pluvieux comme en Bretagne (voire même dans le Centre comme en ce moment...).

Bref, c'est décidé, pour la retraite, j'apprend la langue basque et je pars m'installer là-bas. ;-)

En attendant de construire mon château en Espagne, je continue à faire vivre l'aventure de Mecadyn, qui va bientôt atteindre ses 10 ans d'existence. On en reparlera !

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