Samedi 24 octobre 2009
La semaine dernière, sous l'égide du groupe AFIM de la région Poitou-Charentes, était organisée une visite de l'usine Danisco à Dangé-Saint-Romain (86). L'occasion de découvrir des procédés industriels méconnus et de partager son expérience avec des gens de maintenance de tout bord.

Danisco fabrique un truc un peu spécial: du moisi !



 

Non, en fait je caricature et résume un peu vite. Ils fabriquent du ferment alimentaire, utilisé pour transformer le lait (fromages, yahourts,...) ou pour protéger, aromatiser des viandes (le saucisson). Je vous explique pas la technicité et le nombre de machines qu'il faut pour faire ça !

Mais ce genre de réunion, où une trentaine de professionnels de la maintenance participait, ne sert pas seulement à savoir comment on récolte des germes et comment on les transforme en poudre pour décorer les saucissons. Non. C'est aussi le prétexte pour explorer des sujets techniques concernant la maintenance. Et ce jour-ci nous avons eu droit à une excellente démonstration des possibilités actuelles de la vidéo rapide pour détecter des défauts mécaniques, comprendre les pannes. Il faut dire qu'avec des cadences d'ensachage qui dépassent 100 par minutes, ou des déplacements d'une dizaine de pièces à la seconde, l'oeil humain est incapable de discerner quoi que ce soit.

Cette technique, c'est vrai est connu depuis longtemps, mais avec les possibilités actuelles de miniaturisation, de performance informatique et d'éclairage, on arrive à des résultats assez exceptionnels (1 Million d'images par seconde, ça vous dit quelque chose ?). Le spécialiste qui est venu nous faire cette démonstration est une petite société très pointue: Avi Speed. Pour ceux qui sont intéressés je leur laisse découvrir les multiples possibilités sur leur site en cliquant ici. Et j'en profite pour remercier son responsable, Philippe Bergerard, pour les échanges enrichissants que nous avons pu avoir ensemble à l'issue de cette soirée.


Par François
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Dimanche 4 octobre 2009

Gautier Girard, qui connaît mieux que personne le monde d'Internet, me faisait remarquer récemment qu'il était de plus en plus difficile de trouver des informations pertinentes sur le Web. Quantité d'articles sur l'actualité, l'économie sont des recopies ou des extraits placés par des robots. Et le système boucle indéfiniment avec le moteur de recherche ultra dominant Google qui met en avant ce que les gens veulent, donc ce qui est le plus lu, donc le plus mis en avant,etc

Je n'avais pas fait attention à ça avant. Et effectivement, ça saute aux yeux quand on fait un peu le tour des grands médias présents sur la toile et qu'on regarde en parallèle les résultats donnés par Google à partir de quelques mots clés. Le Journal des Professionnels a d'ailleurs publié un article à ce sujet dans son dernier numéro d'Octobre. En fait l'article en question fait référence aux résultats d'une étude de 3 chercheurs (Marty, Rebillard et Smyrnaios) et publiée... sur le Net, plus précisément sur le site bakchich.info, un portail d'information qui essaie justement de nous sortir des sentiers battus et des ornières déjà toutes tracées.

Alors, plutôt que de recopier ici le contenu de cet article je vous laisse découvrir ici ce que ces universitaires appellent "Le Net en circuit fermé". Passionnant non ?

Je retiens principalement de leur étude le fait que la gigantesque toile n'améliore finalement pas notre niveau de connaissance ni notre capacité à analyser l'actualité. Ça me fait frémir, je ne regarderai plus mon ordinateur de la même manière. C'est lui le responsable, cette machine non pensante à qui on fait ingurgiter des tonnes d'images et de textes sans outil suffisamment intelligent pour dépasser le stade de la pensée unique. Finalement je ne suis pas mécontent de rester abonné à mon hebdomadaire papier, qui continue à me fournir des analyses et des enquêtes fouillées et inédites ! Et je vais me brancher un peu plus souvent sur backchich.info.





Par François
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Dimanche 20 septembre 2009

Ce petit message dominical pour signaler à tous les internautes amateurs de maintenance industrielle ou - inversement - aux professionnels de la maintenance utilisateurs d'internet, l'existence de ce forum:


Né il y a un peu moins d'un an, il rassemble aujourd'hui plus de 3 000 membres de tous horizons. Techniciens, ingénieurs, étudiants, apprentis,... tous concernés par la Maintenance Industrielle et partageant leurs expériences, leurs doutes, leurs souhaits. Une véritable auberge espagnole où se retrouvent aussi bien des automaticiens sur lignes de production en quête d'informations sur de nouveaux matériels, que des mécaniciens en recherche d'une pièce pour leur pompe hydraulique ou encore des étudiants qui peaufinent le contenu de leur stage. Tout ça dans une ambiance sympa.

Cela manquait vraiment sur le Net. Longue vie à ce forum, jeune, dynamique et plein d'avenir !


 
Par François
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Samedi 12 septembre 2009
from www.casafree.fr

Ça faisait un bout de temps que ce sujet me démangeait, alors voilà le moment est venu: parlons un peu de l'évolution du prix de la baguette ! Ou, plus précisément, tordons le coût à cette opinion ressassée à longueur de semaines dans les réunions d'amis, les bistrots, à la télé ou à la radio: "Ah ! Du temps des francs, c'était quand même moins cher. Depuis l'Euro tous les prix ont été multipliés par 2, par 3, par 6 [là, vous mettez le chiffre que vous voulez, ça dépend de l'humeur du moment] !. Et si on* essaye de nous faire croire le contraire, c'est bien parce qu'on* nous cache quelque chose. C'est louche tout ça, et c'est de pire en pire."

Alors aujourd'hui, oyez, oyez bonnes gens ! L'Euro n'est pour rien dans l'augmentation des prix, qui n'est jamais que le reflet de l'inflation depuis toujours, aussi bien sur les marchandises que sur les salaires. Oui, c'est vrai, la baguette de pain était à 1 F vers 1975 et on la paye aujourd'hui pas loin d'1 €, mais ce n'est pas parce qu'on a remplacé le symbole "F" par le symbole "€" d'un coup de baguette en 2002 lors du passage à l'Euro, mais simplement parce que, en moyenne, les prix ont été multipliés par 6 en 30 ans. Qui se souvient par exemple que le SMIC horaire était de 7,71 F en 1975 (ça faisait un salaire mensuel net à moins de 1000 F) alors qu'il est aujourd'hui de 8,82 € ?

J'entend d'ici les contestataires: "Oui, mais en fait tout s'est accéléré au moment du passage à l'Euro. Et comme nous perdons progressivement toute référence avec les prix en francs, on* en a profité pour augmenter encore plus les prix !". Et bien non. Pour m'en convaincre moi-même je suis allé sur ce site particulièrement bien fait de l'INSEE où chacun peut regarder l'évolution des prix de ses achats depuis 2000 en pondérant en fonction de ses habitudes de consommation. Ici j'ai considéré que mon budget était consacré à 30% (ce qui est énorme) d'achats alimentaires (puisque c'est le poste que les gens citent en premier pour dire que tout a augmenté):




Vous pouvez mettre la pondération que vous voulez, aucun saut ou pic n'apparaîtra aux alentours de 2002-2003, années où l'Euro s'est imposé. La progression est régulière, sauf en 2008 où tous les prix ont flambés puis ont repris leur progression "normale" en 2009.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que j'aimerai bien que cette impression de complot permanent cesse dans notre esprit. Une fois analysées les vraies raisons de tel ou tel phénomène (ici c'est l'augmentation des prix, mais on pourrait aussi parler du chômage, des impôts ou de la santé) chacun peut apporter ses idées pour améliorer les choses, s'opposer ou construire des choses nouvelles. Pour aller de l'avant et ne pas laisser les autres (on*) décider pour nous.

Bon, vous pouvez ranger vos cahiers, vos crayons. La prochaine fois nous parlerons des effets de la grippe porcine sur le réchauffement climatique pondéré par la crise économique !


*on: espèce d'animal d'origine indéterminée servant tout aussi bien à désigner l'État, les politiques, le gouvernement, l'Europe, les communistes, les riches, les syndicats, les commerçants, les patrons,... Enfin toute une clique qui nous ment et nous exploite.
Par François
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Mardi 25 août 2009

http://www.pruftechnik-wibrem.com/fr/para_printing_houses.htm


Beaucoup d'entreprises ont sérieusement resserré leurs budgets de maintenance pour ce mois d'Août ("Annus horribilis" oblige...). Mais on arrive toujours à s'en sortir grâce aux niches techniques que procure l'industrie. Voici la description d'un exemple d'intervention récente pour vous sortir de la torpeur estivale. Un alignement de rouleaux.

Tout ce qui doit être enroulé, déroulé, laminé, étiré, passe dans des machines rotatives comportant une quantité plus ou moins grande de rouleaux. Cela va de la machine à fabriquer du papier jusqu'aux étiqueteuses, en passant par des calandres pour confectionner des bandes caoutchouc. Pour obtenir une bonne qualité de fabrication et optimiser les vitesses de défilement, les industriels qui utilisent ces machines soignent tout particulièrement le parallélisme des rouleaux. Le moindre écart peut engendrer un défaut d'épaisseur, une mauvaise homogénéité du produit voire une casse.

L'alignement parfait des rouleaux s'obtient au tout départ, lorsque la machine est fabriquée puis installée. Mais au fil des années, au gré des réparations diverses et des modifications mécaniques, des écarts apparaissent. Il n'est pas rare de voir des défauts d'entraxes de plusieurs millimètres entre des rouleaux d'un ou deux mètres de long prévus pour fonctionner avec une tolérance de parallélisme de l'ordre du 1/10e de millimètre.

Pour corriger ces défauts il faut commencer par les mesurer. Hélas, c'est là qu'est l'os !

Lorsque la machine est très grande (certaines peuvent mesurer plus de 100 mètres de long) et comporte un grand nombre de rouleaux (les calandres peuvent en avoir plus de 300), vous imaginez la complexité pour aller vérifier qu'ils sont tous parfaitement parallèles. Il faut utiliser des systèmes de visée, de mires, de lunettes, de théodolites, de niveaux de précision, de laser,... Toute une armada de moyens techniques longs et difficiles à mettre en oeuvre. 

Du moins ça, c'était avant que n'intervienne l'ingéniosité de techniciens particulièrement astucieux et de scientifiques pointus. Il existe en effet aujourd'hui des appareils ultramodernes qui s'appuient sur des technologies mises au point dans le domaine de l'aérospatiale. Le plus révolutionnaire est le Paralign® de la société allemande Prüftechnik. Cet instrument mesure la position d'objets cylindriques dans l'espace à l'aide de 3 gyroscopes agissant comme des toupies. Un principe en fait très simple, mais qui n'aura pu déboucher sur de premières applications industrielles qu'au XXIème siècle avec les progrès en électronique, en traitement du signal et en mécanique de précision.

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo d'explication


C'est avec l'équipe française de Prüftechnik que nous avons réalisé il y a quelques jours une opération d'alignement de rouleaux sur une presse rotative. Par rapport aux interventions déjà réalisées auparavant, la difficulté résidait ici dans la précision d'alignement souhaitée. L'écart de parallélisme entre chaque rouleau ne devait pas dépasser 0,003° de défaut angulaire... Opération réussie grâce au Paralign® et à la collaboration entre Prüftechnik et Mecadyn.
 
Par François
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Samedi 25 juillet 2009


Si vous êtes comme moi un amoureux du temps à perdre, un aficionado de l'inutile, je vous conseille ce blog formidable, que je viens de découvrir et dont l'image ci-dessus est extraite: l'hippopotable. Rempli de pubs kitschs, de délicieuses images des années 50 et de textes loufoques dignes de ceux Pierre Dac ou de Queneau, ce blog nous transporte sur une autre planète. Surréaliste et drôle !

Et quand vous aurez tout lu, plongez vous avec délectation dans les planches humoristiques de Marion, qui nous invite à mourir moins bêtes:


Un pur bonheur, inspiré de Reiser et de Vuillemin. Mine de rien, il y a un sacré boulot derrière ces dessins qui semblent crobardés à toute vitesse. Les amateurs de délire s'y régalent ;-)

Tant que j'y suis, cliquez sur ce lien pour découvrir l'univers d'un maître du procrastinage. Conforme à son éthique, il ne publie malheureusement pas assez souvent.

Enfin, s'il vous reste un peu de temps, savourez les images insolites et autres gags de la vie courante sur ce blog américain: FAIL. Comme l'indique le nom ce site vous propose tous les jours des ratés et des loupés assez cocasses. Comme par exemple cette poignée de mains:

 

Je ne m'en lasse pas ! 
Par François
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Samedi 4 juillet 2009
Sur un exemple récent dans une usine voici une application concrète de diagnostics vibratoires. Grâce aux mesures réalisées un an auparavant, nous avons pu, avec le responsable maintenance de cette entreprise, lister les principaux défauts et les éléments mécaniques qui doivent être remis en état en priorité. De la maintenance conditionnelle, quoi...

Mais voilà, c'était sans compter sur les difficultés économiques actuelles. Profond dilemme pour les responsables de l'entreprise: des signaux d'alarme sont tirés mais il n'y a pas de budget pour remettre en état les machines cet été. Deux solutions sont envisagées:

1) laisser les installations telles quelles et croiser les doigts pour qu'elles tiennent encore un an ou qu'elles tombent en panne au moment opportun,
2) ou réparer le strict minimum à partir des conclusions du diagnostic vibratoire.

Un réel partenariat est alors nécessaire entre le prestataire et son client. Pas question de se dérober, la maintenance conditionnelle n'est pas un outil automatique avec des robots qui affichent des signaux verts, jaunes ou rouges en fonction de l'état de la machine. Une multitude de paramètres doivent être analysés et décortiqués avec soin pour donner au client les bonnes pistes dans ses choix décisionnels. Les paramètres dépendent de la manière dont sont mesurées les vibrations.

Voici une liste des différents procédés de mesure du signal vibratoire:

- le niveau global (c'est ce qui est le plus facile à interpréter: ça vibre un peu, pas beaucoup, pas du tout). Dans le cas de machines tournantes classiques (moteurs, pompes, ventilateurs,...) tournant à bonne vitesse, cette valeur peut être utilisée en première approche, notamment en se référant à la norme ISO 10816-3. Mais dans de nombreux cas (vitesses lentes, mouvements alternatifs, hautes fréquences,...) cette mesure est largement insuffisante et doit être associée à d'autres paramètres.

- les niveaux fréquentiels: les vibrations se propagent sous forme d'ondes composées de plusieurs fréquences (et non d'une seule et même sinusoïde). Une fois que l'on sait retrouver les origines de chacune de ces ondes, on peut alors les comparer, regarder leur évolution. Ce sont des courbes en 3 dimensions (cascades) que l'on visualise et qui permettent de renseigner très précisément sur les défauts mécaniques et leur évolution.

- les ondes de chocs: il s'agit ici d'une méthode brevetée (aussi appelée SPM) pour observer les bruits de roulements. Là aussi il faut analyser le niveau global (en dB) et les résultats en fréquence (Nota: une multiplication par 100 du signal vibratoire donne une augmentation de 40 dB). Des valeurs limites et des seuils sont donnés ici ou là, mais aucune norme internationale n'existe. Seule l'expérience permet d'en tirer des conclusions exploitables en fonction de l'endroit où est faite la mesure, du type de capteur utilisé et de son mode de fixation sur la machine.

- les bruits d'engrenages, les bruits de roulements à basse fréquence, les impulsions, les mouvements transitoires, etc... sont étudiés avec une artillerie de procédés mathématiques plus ou moins compliqués: spectres d'enveloppe, analyses temporelles, cepstres, démodulation d'amplitude,... Autant de paramètres qu'il faut ajouter pour obtenir un diagnostic fiable. 

Une fois tout ça passé à la moulinette et retranscrit de manière synthétique au client, il n'y a plus qu'à faire les bons choix. En l'occurrence il a été décidé de remettre en état au cours du mois d'Août une série de paliers cruciaux et d'attendre le mois de Décembre pour une seconde série. En l'absence de signaux, c'est à l'aveugle que ces décisions auraient été prises.

Par François
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Lundi 22 juin 2009


Alice m'a appelé ! Vous savez, au sujet du service fax par e-mail qui a été supprimé.

Au début j'étais un peu perturbé de l'avoir au téléphone, je bafouillais sous le coup de l'émotion. Donc voilà, elle me dédommage suite à tous les tracas que ses subordonnés m'ont fait subir: 2 mois d'abonnement gratuit + remboursement de mes frais sur justificatif. C'est ce dernier point qui m'a fait le plus plaisir, puisque c'est la reconnaissance du réel préjudice subi par Mecadyn. Comme quoi, ça valait le coup d'aller jusqu'au bout de la démarche. Je ne peux qu'encourager les personnes dans la même situation à persévérer auprès du médiateur.

Alice, de sa voix suave et charmante, m'a expliqué que tout ça était dû au regroupement en cours avec des méchants (Free) et qu'elle n'avait pas pu me répondre plus tôt à cause de ce bouleversement. "La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille", lui ai-je susurré.

J'ai accepté le dédommagement, rentré mon amertume et branché mon fax ordinaire pour continuer à travailler dans les meilleures conditions.

Merci Alice. 
Par François
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Mardi 9 juin 2009
from www.rouletabille.perso.cegetel.net

Juste un petit message pour signaler ce communiqué de presse sur MECADYN.
Voila, voila. Bonne journée à tous.



 
Par François
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Lundi 25 mai 2009


Et voilà, MECADYN a 2 ans. Un peu plus si on compte les 6 mois de portage salarial, mais bon, c'est comme pour les enfants, au début on compte les demi-années, après on arrondit... Et puis, pour le RSI qui fait démarrer toutes les années au 1er Janvier, on est déjà dans la 3ème année, celle de tous les dangers, rattrapages de cotisations et autres amabilités que les entrepreneurs connaissent bien ! Alors en plus, avec la crise, je vous en parle pas ma pauv' dame.

"En haut, en face, et en avant, la ligne droite toujours !" C'est la phrase que prononçait avec les gestes un enseignant à un de mes oncles dans les années 30 et il s'en rappelait encore 70 ans après. Aujourd'hui je l'utilise pour le compte de MECADYN et encourage tous ceux qui lancent leur entreprise à l'avoir à l'esprit.

Pour aller de l'avant je vous propose la lecture d'un article particulièrement bien fait sur la maintenance conditionnelle. Rédigé par le rédacteur en chef de BestOfMaintenance, une revue web spécialisée, il est particulièrement bien structuré et décrit parfaitement les avantages de la maintenance conditionnelle par rapport aux procédés plus traditionnels. C'est ici.

On y apprend aussi que l'analyse vibratoire est "N°1 au Hit-Parade des techniques de maintenance conditionnelle". "La mesure vibratoire permet d'affirmer qu'une machine présente un défaut et de définir quel est l'organe défectueux. Cette méthode est devenue un paramètre incontournable, grâce à sa facilité de mise en œuvre et à la richesse du signal dynamique mesuré. Les vibrations sont la manifestation la plus évidente de l'apparition de contraintes sur une machine tournante."

En effet, comme disent les spécialistes, une vibration est signée. C'est à dire que sa mesure contient tous les paramètres de comportement d'une machine: défaillance de roulement, manque de graissage, balourd, défaut de fixation, problème d'alignement, écaillage sur un pignon, résonance,... Au contraire d'une simple mesure de température, qui se limite à indiquer un problème ("Ça chauffe !"), l'analyse vibratoire permet de remonter aux causes, ce qui n'est pas négligeable lorsque l'on doit décider de démonter une machine et d'arrêter la production. La seule chose que ne peut pas indiquer la mesure de vibration, c'est l'historique... La machine ne garde pas en mémoire la succession de défaillance ou de mauvais fonctionnements successifs qui l'ont amené à dépasser les seuils d'alarme. Seule une surveillance périodique - voire continue - permet de réaliser une maintenance conditionnelle efficace. Et comme le souligne l'article ces opérations se prêtent tout à fait à l'externalisation.

Ça tombe bien, la surveillance vibratoire et les diagnostics sont les spécialités principales de MECADYN !

Par François
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