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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:39

L'avantage de la prestation de service industrielle c'est qu'elle vous fait découvrir tout le patrimoine de nos campagnes françaises. En l'espace de quelques jours j'ai eu l'occasion d'associer les nécessités du boulot aux plaisirs du tourisme et de la gastronomie. Les explications en image.

La belle France industrielle.

Un équilibrage de ventilateur dans une champignonnière.

La France est le 4ème producteur mondial de champignons de... Paris. Devant elle se trouvent la Chine, largement en tête, puis les États-Unis et les Pays Bas. La dénomination champignon de Paris n'est pas une appellation contrôlée mais désigne simplement ce champignon blanc ou brun que l'on cultive sur du compost à l'abri de la lumière. Les premières caves étaient bien parisiennes du temps de Napoléon mais rapidement elles se sont implantées autour de Saumur, qui reste la région française de loin la plus productrice. Les caves sont de plus en plus remplacées par des salles réfrigérées, qui restituent les conditions ambiantes pour cultiver les champignons tout en essayant de lui conserver sa saveur. C'est dans l'une de ces usines modernes, à Saint-Paterne-Racan que je suis récemment intervenu pour équilibrer un ventilateur. À la suite de cette intervention je suis reparti avec deux bons kilos de champignons offerts par le patron. Merci à lui !

La belle France industrielle.

Contrôles vibratoires en bord de mer.

Après avoir dégusté les champignons, direction la mer, plus précisément l'île d'Oléron, qui vient de s'équiper de nouveaux transformateurs pour l'alimentation électrique du sud de l'île. D'énormes disjoncteurs sont installés sur ce poste et envoient des vibrations dans le bâtiment où ils se trouvent lorsqu'ils sont actionnés. Rien d'anormal là dedans, mais un contrôle s'imposait au moment de cette mise en service. C'est ce que Mecadyn a été amené à faire en ce mois de Septembre, pas loin d'une plage que les touristes avaient commencé à déserter mais où il faisait encore bon se baigner. Qui se plaindrait de telles conditions de travail ? Pas moi en tout cas. ;-)

La belle France industrielle.

Une broche de machine outil à équilibrer près de Reims.

Une fois sorti de l'eau salée c'est un autre liquide qui m'appelait, celui-ci mis en bouteille, le Champagne ! À Montmirail précisément, dans une usine qui fabrique des composants électroniques de toute sorte il s'agissait cette fois d'équilibrer une broche d'usinage tournant à 15 000 tr/min. Après l'intervention quel plaisir que de se balader dans la Marne et d'y découvrir ce qui est sans doute le symbole le plus connu de la France, après la tour Eiffel. Il faut dire que, à la différence du champignon de Paris, le Champagne est protégé par une appellation d'origine contrôlée, un label officiel farouchement défendu par ses promoteurs. Il se vend aujourd'hui environ 330 000 bouteilles de Champagne tous les ans, ce qui fait vivre 15 000 vignerons et plus de 20 000 employés. Sans parler bien sûr de l'industrie, du commerce, de la logistique et de la sous-traitance qui gravitent autour.

Vive la France et ses multiples richesses !

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 16:53
L'éloge du carburateur

Ça faisait un moment que je voulais en parler mais je ne trouvais pas l'angle d'attaque. Grâce à une amie Facebook qui a partagé cet article sur sa page, tout s'est éclairé (Merci à Sylvie) : L'invasion des « métiers à la con » une fatalité économique ?

Plus j'ai avancé en carrière plus j'ai rencontré ces boulots à la con, qui ne servent à rien ou presque. J'en ai même réalisé, c'est pour dire comme je suis bien placé pour en parler ! Plus la taille de l'entreprise est grande, plus il y a de cadres et plus vous trouverez des gens occupés à des postes totalement improductifs et qui pourraient disparaître sans que ça nuise aucunement au résultat de l'entreprise. Mais, chut ! Il faut pas trop le dire. Ce sont quand même des boulots à préserver, il en va de l'avenir de centaines de milliers de cadres et de celui de leurs enfants.

Bon, j'exagère, ces postes ne sont pas totalement inutiles. Disons que 25% du temps passé sert vraiment à faire fonctionner la boîte, à mettre un peu d'huile dans les rouages. Comme l'expliquent les défenseurs du système : en 50 ans la gestion des entreprises (financière, comptable, logistique, ressources humaines,...) et les méthodes de production se sont énormément compliquées. Il faut des cerveaux et des compétences pour organiser tout ça. Certes. Mais que font ils des 75% du temps qui reste ? Des réunions, des séminaires, des rapports, des rédactions de procédure, du contrôle, etc. Tout un tas de trucs inutiles mais qui remplissent l'espace et le temps.

L'éloge du carburateur

Les anglophones appellent ça « Bullshit jobs » et l'illustrent à l'aide de cartes de Bingo.

Quand j'étais jeune cadre, avec certains collègues on utilisait un peu ce système lorsqu'on s'ennuyait dans certaines réunions de management. Il ne s'agissait pas de cartes Bingo, mais le principe était le même : une liste de mots et d'expressions prononcées au cours de ces réunions et que l'on cochait sur nos petites feuilles. Le but étant d'en avoir le maximum en un temps réduit : relation gagnant-gagnant, force de proposition, stratégie, cœur de métier, maîtrise du processus,... Aujourd'hui beaucoup d'anglicismes sont utilisés mais je suppose que c'est toujours la même chose.

Je dis « je suppose », car je suis miraculeusement sorti de ce système à la con. J'ai vraiment pris conscience vers l'âge de 35-40 ans que je ne pourrai pas tenir dans cette hypocrisie quasi-permanente jusqu'à la retraite. Je suis alors parti travailler dans des petites entreprises, ce qui m'a permis de découvrir d'autres horizons professionnels plus proches du terrain, ainsi que d'aller travailler dans d'autres pays, comme les États Unis ou Singapour. Et puis, à 45 ans j'ai créé ma boîte. Une entreprise de service industriel, dans un domaine avec lequel on ne peut pas tricher : la maintenance en mécanique. Si les contrôles sont hasardeux ou se transforment en conseils fumeux, ce n'est même pas la peine de franchir la porte d'un atelier. Les seuls moments inutiles que j'y consacre sont dédiés aujourd'hui aux réseaux professionnels et à l'entraide. Des tâches qui n'apportent strictement rien à mon entreprise mais qui – je l'espère – servent aux autres, notamment ceux qui veulent quitter leur job à la con.

L'éloge du carburateur

Ce phénomène qui consiste à quitter un emploi de cadre de grande entreprise pour se mettre à son compte dans des domaines plus terre à terre s'est énormément développé ses dernières années. Des cols blancs enfilent le bleu du mécano pour redonner du sens à leur vie professionnelle. C'est le cas de Fred et Hugo qui ont créé un atelier de réparation de vieilles motos à Paris. Un parcours inspiré de celui de Matthew B. Crawford, un américain qui avait quité un poste de directeur à Washington pour réparer des motos en Virginie. Il a même écrit en 2010 un bouquin intitulé Eloge du carburateur – Essai sur le sens et la valeur du travail, dans lequel il explique que le travail manuel peut s'avérer bien plus gratifiant que les emplois prestigieux dans le tertiaire. Une évidence. Redonnons de la valeur aux métiers qui ont un sens comme la fabrication ou la réparation ! Bon sang !

Sur ces bonnes paroles : bonne semaine à tous, et bonne rentrée à tous ceux qui redémarrent une nouvelle année scolaire !

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Published by François - dans Société Économie
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 08:25
Maintenance caniculaire

Les travaux de maintenance se poursuivent : équilibrage de ventilateurs, contrôles vibratoires, expertises de machines, remplacement de paliers, de moteurs,... Les tâches ne manquent pas en cette période ! Même si les températures ont baissé par rapport à celles de la fin Juillet, gare au coup de chaud sous les toits des usines...

J'évoquais l'an dernier tout ce qui touche à la sécurité sur cet article. Les conditions climatiques en font partie. Contrairement à ce qu'on pense le corps humain est capable de supporter des températures particulièrement élevées. La transpiration permet de réguler notre température et nous enveloppe d'air froid. Comme l'on montré des essais en chambre chaude, un homme restant un quart d'heure dans une ambiance à 121° conserve une température corporelle centrale de 38°. C'est bien foutu, non ? À un détail près : en une demie heure il aura perdu 2 litres d'eau... S'il ne boit pas, il meurt.

Maintenance caniculaire

Travailler dans des températures de 45-50° ne pose donc pas de problèmes physiologiques particuliers tant qu'on boit beaucoup d'eau et qu'on y est habitué. Dans notre région du centre de la France, au climat tempéré, il est difficile de s'y habituer. Le mieux est donc de décaler les périodes de travail au matin très tôt et de s'arrêter lorsque le soleil tape trop fort en début d'après-midi.

J'ai une pensée aussi en ce moment pour ceux qui travaillent dans le BTP ou dans l'agriculture. Lorsque le soleil tape et qu'il n'y a pas un souffle d'air les coups de chaleur ne sont pas rares. Les anciens avaient la peau burinée à force de travail dans les champs en toute saison, mais les jeunes qui castrent les maïs autour de chez moi aujourd'hui n'ont pas vocation à devenir ouvriers agricoles toute leur vie. Casquettes obligatoires !

Maintenance caniculaire

Sur ces bons conseils dominicaux je m'en vais déguster un bon vin blanc bien frais, en attendant la reprise de demain.

Bon travail à tous et bonnes vacances aux autres !

Mecadyn, une dynamique au service de la mécanique... même quand il fait chaud.

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 08:27
Flashback 1978-1982

À l'occasion d'un week-end entre potes aux Sables d'Olonne (dans le pur style "Le coeur des hommes" pour ceux qui connaissent le film...) me sont revenus en mémoire les tubes que l'on dansait dans les boums puis les boîtes de nuit au carrefour entre les années 70 et 80.

Est-ce que ça a vieilli ?

Commençons par quelques slows italiens: Ti Amo, Tu, Gloria. Trois chefs d'oeuvres de l'artiste Umberto Tozzi ! Ils n'imprègneront pas l'histoire de la musique mais auront marqué une génération entière d'adolescents aux doigts moites s'appliquant à entraîner leurs cavalières au bon rythme sur la piste de danse en ciment du garage familial.

Passons vite sur ces tubes sirupeux...

Beaucoup mieux, et plus faciles à entendre aujourd'hui les célèbres slows "Hotel California" des Eagles (tiens, pas facile de trouver la bande son originale sur le Net...) et "Whiter Shade of Pale" de Procol Harum étaient incontournables. Mais aussi les chansons "Aline" de Christophe ou "Je l'aime à mourir" de Cabrel. Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Aïe, aïe, aïe ! Je me revoie avec mon chapeau en cuir sur la tête en train de fredonner ces paroles...

Ça c'est pour la guimauve. Mais lorsqu'il s'agissait de bouger sur la piste en faisant voler nos cheveux longs et en jouant du air guitare, nous les mecs on passait les disques d'AC/DC ("Highway to hell"), Téléphone ("La bombe humaine") et Trust. Voir ce groupe en concert en levant le poing en cadence et en détachant bien les syllabes AN-TI-SO-CIAL quel pied ! C'était à Blois en 1979...

Malheureusement, rares étaient les nanas qui partageaient nos goûts pour l'ambiance de beuverie, de tabac et de sueur dont on s'imprégnait à l'époque de ces concerts. Je ne sais pas pourquoi... Bref, il fallait aussi se plier à danser sur d'autres musiques et notamment le ... DISCO. Horreur !

À écouter, ça allait encore, mais à danser...

Si le twist n'avait pas été encore plus ridicule à exécuter on ne se serait jamais plié à se trémousser avec les Village People ou Donna Summer. On s'y est donc mis petit à petit, par la force des choses... Et puis la musique a évolué. Même les Stones s'y sont collés, alors ! De Grease nous sommes passés à Kiss avec "I Was Made For Lovin' You", Rod Stewart "Da Ya think i'm sexy" et enfin Michael Jackson et son époustouflant "Beat it" au son de la guitare de Van Halen !

Quel morceau ! Néanmoins, ce n'est pas cette musique que je retiendrai de l'époque de mes 18 ans, mais plutôt celle de Supertramp, avec "The Logical Song" et surtout, surtout, le choc de "The Wall" des Pink Floyd. Ça ne se danse pas, mais quelle claque !

Non ?

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Published by François - dans Loisirs. Détente
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 09:04
Contrôle vibratoire de structure

Parmi les contrôles vibratoires que Mecadyn réalise certains sont moins connus. J'ai déjà parlé ici d'analyse modale ou de mesure de résonance, qui sont des expertises applicables aux supports de machines. Mais de manière plus large les vibrations sont contrôlées dans de nombreuses autres situations :

- secousses sismiques,

- vibrations liées au passage de véhicules (train, tramway, camion,...)

- effet du vent ou d'explosion sur les bâtiments,

- implantation d'une nouvelle usine.

Les normes utilisées pour ces contrôles n'ont plus rien à voir avec celles pratiquées en maintenance industrielle lors de la surveillance des machines. En effet les fréquences sont en général beaucoup plus basses et on s'intéresse à la propagation des vibrations plus qu'au diagnostic des phénomènes qui leur donnent naissance. Dans les bâtiments on utilisera par exemple la norme ISO 4866 qui donne les lignes directrices pour mesurer les vibrations et évaluer leurs effets sur les bâtiments.

C'est qu'on ne plaisante pas avec ce genre de phénomène, du moins on ne devrait pas... L'exemple récent de cet immeuble qui s'est écroulé au Bangladesh entraînant la mort de plus de 1 100 personnes prouve qu'on ne prend pas toujours au sérieux ces questions là. Le bâtiment de 8 étages était en effet conçu pour des bureaux et des commerces, pas pour recevoir des ateliers de confection avec machines, groupes et générateurs. Ce sont les vibrations de ces générateurs qui ont peu à peu fragilisé le bâtiment puis qui lui ont donné le coup de grâce lors d'un redémarrage brutal après une panne de courant.

Contrôle vibratoire de structure

Cet accident est l'un des plus impressionnants de ces dernières années mais il y en a régulièrement un peu partout dans le monde, causant des milliers de morts par simple manque de précaution. Même en France on n'est pas à l'abri d'accidents de ce genre, sur des installations vétustes notamment, comme à Vierzy en 1972 où l'effondrement d'un tunnel lors du passage de 2 trains avait provoqué la mort de 108 personnes.

Heureusement ces phénomènes sont rarissimes ! Sans aller jusqu'à la destruction de bâtiments les vibrations provoquent des risques pour la santé des travailleurs qui y sont fortement exposés : douleurs lombaires, hernies discales, douleurs au niveau du cou, des épaules,... L'INRS explique bien les différents modes d'exposition aux vibrations et leurs effets sur la santé dans ce document.

Contrôle vibratoire de structure

Les vibrations dans le sol sont aussi des sources d'ennui dans toutes sortes de multi-activités, combinant à la fois force et précision. C'est le cas dans des ateliers ou usines mécaniques où les presses d'emboutissage côtoient les centres d'usinage de précision.

Des contrôles vibratoires et des diagnostics s'imposent alors pour éviter les problèmes ou améliorer la qualité de la production.

C'est ce que propose Mecadyn à l'aide d'équipements de mesures adaptés. Une dynamique au service de la mécanique !

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 13:17

Mecadyn vient de fêter ses 6 ans d'existence et continue à se développer sereinement malgré la criiiiiiise.

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Le poulet devenu grand n'en oublie pas pour autant les poussins ses amis ! Il y a 2 mois je vous faisais part des misères que le ministère de l'artisanat et du commerce s'apprétaient à leur faire subir. Rien n'a vraiment progressé depuis. Sylvia Pinel reste sur ses positions : limitation dans la durée envisagée pour certaines catégories d'auto-entrepreneurs, et plafond abaissé pour les activités complémentaires. Ce sont probablement les propositions qu'elle soumettra au Premier Ministre d'ici quelques jours, à partir duquel un projet de loi sera soumis au Parlement puis voté en Septembre. De l'autre côté les représentants officiels des auto-entrepreneurs, la FedAE et l'UAE, s'opposent bien sûr à un tel projet, mais peinent à fédérer leurs troupes. Du coup, situation classique lorsque les syndicats ne sont pas assez mobilisateurs, des mouvements spontanés se créent à partir de la base. Parmi eux le plus connu est celui de défense des poussins, qui a réussi à obtenir près de 100 000 signatures sur sa pétition. Un bel exploit, dû en grande partie à la perspicacité de son initiateur principal (Adrien) et de son ami informaticien (Fred). Tous deux se sont mis dans la peau d'un volatile (en référence aux pigeons de l'automne dernier qui défendaient les start-ups) et ont inventé ce personnage à l'air grave affichant sa colère avec un slogan qui résume tout : piou-piou !

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Tout est dit dans ce cri du poussin : le désarroi de cette dame qui vend des objets qu'elle fabrique, permettant ainsi de compléter les revenus de sa petite famille, tout comme la colère de monsieur qui fait revivre une activité de sellier sans faire de tort à personne ! Les témoignages des auto-entrepreneurs relayés sur le site de la pétition, sur twitter ou sur la page Facebook des poussins, ainsi que l'attachement que les français ont fini par avoir vis-à-vis de ce statut simple et pratique, me conduisent maintenant à être un peu plus ferme que je ne l'étais dans mon article précédent :

 

QU'ON LEUR FICHE LA PAIX !

 

Et ce n'est pas moi qui le dit, mais Bernard Maris, économiste reconnu et chroniqueur sur France Inter. Dans l'émission de Vendredi dernier (que vous pouvez ré-écouter ici) il répond à l'animateur qui lui demande s'il faut vraiment réformer le régime des auto-entrepreneurs par ces mots : « Je crois qu'il faut qu'on leur foute la paix, qu'on les laisse tranquilles... ». Venant de quelqu'un reconnu pour être économiste de gauche, voire même très à gauche, et en tout cas ne défendant pas les vertus du libéralisme, ces propos ont de quoi surprendre. Non, c'est simplement que Bernard Maris fait partie de ces personnes qui ont parfaitement compris ce qu'était aujourd'hui cette institution des auto-entrepreneurs : un régime simplifié permettant d'avoir des revenus complémentaires ou de tester une activité d'indépendant, dont l'ampleur est grande mais certainement pas au point de mettre en péril l'économie (0,23% du PIB...) ni de détruire des emplois. La seule chose sur laquelle il faut faire attention, comme le souligne d'ailleurs le rapport de l'IGAS-IGF, c'est sur le salariat déguisé. Des mesures permettant de renforcer les contrôles pourraient être prises, mais rien ne justifie que soit réformé le statut.

 

 

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Alors, si tout le monde est d'accord, à droite comme à gauche, pourquoi en est-on là ? La seule réponse rationnelle que l'on peut apporter à cette question est que le débat est devenu justement irrationnel. Certaines fédérations d'artisans crient à la concurrence déloyale (alors qu'il n'y en a pas). Des personnalités politiques pensent que le régime auto-entrepreneur est une arnaque (alors que le seul effet pervers du système est le salariat déguisé, là aussi résiduel par rapport à l'énorme quantité d'AE tout à fait satisfaits de leur sort). La seule manière d'arriver à sortir par le haut serait de créer un débat serein entre les différents protagonistes. C'est ce qu'a fait par exemple la Chambre des Métiers du Jura, à l'initiative de son secrétaire général, Paul-Henri Bard, qui a réussi la performance de mettre autour d'une table des gens qui se détestaient et qui sont partis bras-dessus bras-dessous à la fin de la réunion, avec une série de propositions concrètes allant à la fois dans le sens de la préservation du régime auto-entrepreneur tout en rassurant les artisans exerçant leur activité sous un autre statut. Si vous voulez en savoir plus tous les détails sont ici : http://www.facebook.com/events/290941611041625/

Je souhaite sincèrement que le comité interministériel qui se réunira sur ce sujet prenne les bonnes décisions et ne s'enferme dans aucun dogmatisme politicien. Les poussins méritent qu'on les encourage, pas qu'on leur coupe les ailes !

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:31

 

 

 

Excellente soirée organisée hier par Sud Touraine Entreprises, qui nous a permis de faire le point sur les nouvelles dispositions en cours:

 

- le contrat de génération: avec l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans et le maintien d'un salarié de plus de 57, ce sont 4000 € par an pendant 3 ans que l'entreprise va recevoir. Fait nouveau par rapport à ce que j'en connaissais: pour les entreprises de moins de 50 salariés il n'est pas nécessaire que l'ancien soit le tuteur du plus jeune, il suffit qu'ils soient tous les deux salariés en même temps. Ça peut ressembler un peu à un effet d'aubaine mais il est probable que les embauches prévues seront ainsi accélérées.

 

- le CICE: un crédit d'impôt ouvert à toutes les entreprises qui ont au moins un salarié. Le principe est simple: tout salarié touchant moins de 2,5 fois les SMIC donne droit à un crédit d'impôt de 4% sur sa masse salariale brute en 2013, et à 6% en 2014. Grosso modo, sur les entreprises qui ont fait aujourd'hui le calcul ça représente une économie de 700 à 1000 € par salarié et par an. Sa mise en application peut être complexe car il faut intégrer dans le calcul du plafond les primes et heures supplémentaires, et qu'il y a un effet de seuil qui peut être pénalisant (une entreprise pourrait décider de ne pas augmenter certains de ses salariés pour bénéficier du crédit d'impôt) mais pour toutes les petites entreprises, franchement, c'est un sacré souffle d'air qui leur est ainsi donné. Ce crédit, qui n'intervient mécaniquement qu'en fin d'exercice, peut être anticipé par une avance de trésorerie accordée par la BPI (Banque Publique d'Investissement).

 

 

Il y aura toujours des gens qui diront qu'on aurait pu faire plus simple, ou d'autres qui se demandent ce qu'on fera après 2014, certes, mais 20 Milliards d'Euros, quoi ! Je n'ai pas souvenir d'un tel financement pour aider les entreprises à s'en sortir. Une partie sera financée par l'augmentation de TVA en 2014 (de 19,6 à 20%), l'autre par des économies. Une difficulté se pose encore pour les coopératives, qui ne seraient pratiquement pas concernées par ces mesures, alors que les parlementaires avaient déposé un amendement. Celles-ci, déjà fortement concurrencées par les entreprises privées, ont du souci à se faire. À suivre.

 

- l'ANI (Accord National Interprofessionnel): voilà le sujet qui fâche en ce moment. Et pourtant... Personne, ni au PS, ni au MEDEF n'ose parler d'accord historique, mais on n'en est pas loin. En 6 mois, de Juillet 2012 à Janvier 2013 les partenaires sociaux ont débattu du contrat de travail dans son ensemble, avec deux colonnes: l'une sur la sécurisation, l'autre sur la flexibilisation, et sont tombées d'accord après avoir fait des concessions de part et d'autre. Certains patrons trouvent que l'on a trop offert aux salariés (mutuelle obligatoire, taxation des CDD, possibilité de partir deux ans dans une entreprise puis de réintégrer son poste, temps partiels de moins de 24 heures interdits, portabilité du chômage, de la formation,...) et certains représentants syndicaux estiment le contraire (aménagement du temps de travail et des salaires en cas de baisse d'activité, mobilité interne encouragée voire forcée, barème d'indemnité pour les licenciements individuels, délais de prescription de 2 ans au lieu de 5 aux prudhommes,...). Donc, si on écoute ces deux tendances, un accord n'est valable que lorsqu'il favorise l'un des deux camps mais pas l'autre ?

 

Franchement, il faudrait enfin qu'en France on arrive à sortir de ce schéma d'opposition systématique. Le MEDEF et la CGPME savaient que s'ils ne lâchaient pas du lest le projet serait retoqué à l'Assemblée Nationale, et ils ont lâché du lest. Les syndicats responsables savaient qu'ils ne pourraient rien obtenir sans accorder eux aussi des aménagements favorables aux employeurs. Et ils l'ont fait. Ceux qui souhaitaient qu'il n'y ait pas d'accord ne faisaient finalement qu'accepter une situation actuellement intolérable sur le marché du travail (flexibilité sans cesse accrue avec la multiplication des CDD, de l'intérim et du temps partiel + un clivage de plus en plus fort dans la population entre des salariés qui ont un boulot à plein temps en CDI et des chômeurs qui galèrent pour se recaser) au prétexte qu'ils refusaient tout compromis. Il fallait que ça change. Bravo aux négociateurs d'être allé au bout de la démarche !

 

 

Cette soirée "After work" (hé oui, à Loches on s'anglicise beaucoup en ce moment) fut un agréable moment pour parler de toutes ces dispositions pourtant très ennuyeuses. Peut-être était-ce dû aussi au buffet organisé à l'issue de la soirée, à l'image du banquet organisé par les gaulois du temps d'Astérix, mais sans barde ! Merci au bureau de STE pour toute l'organisation. On recommence quand vous voulez.

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 11:52

 

Le rouleau en inox qui est présenté sur cette photo a été récemment équilibré par nos soins sur site. Comme notre client a eu du mal à trouver un prestataire capable de réaliser ce genre de prestation j'en profite pour rappeler que Mecadyn se déplace régulièrement en usine ou en atelier pour équilibrer:

- des ventilateurs,

- des turbines de four,

- des extracteurs d'air,

- des aéroréfigérants,

- des broches de machines outils,

- des rotors électriques,

- des hélices,

bref, tout ce qui tourne autour d'un axe et qui a du balourd !

 

Il s'agit d'équilibrages dynamiques, c'est-à-dire réalisés en rotation, à la vitesse de fonctionnement nominale de la machine. Pour les réaliser nous ajoutons (ou retranchons) des masses en un plan pour les rotors étroits (figure 1) et en deux plans pour les plus longs (figure 2).

 

 

Comme déjà expliqué sur ce précédent article il faut bien distinguer le phénomène de balourd des autres défauts d'équilibrage. Il est pratiquement impossible d'équilibrer une roue voilée ou un arbre tordu, alors qu'un balourd se corrige facilement. En cas de doute le mieux est de réaliser un pré-diagnostic avant de se lancer dans une intervention coûteuse. C'est ce que propose Mecadyn, ne facturant que la prestation de contrôle si l'équilibrage n'est pas réalisable.

 

Pour toutes vos demandes d'équilibrage ou de diagnostics vibratoires dans tout le Centre et le Grand Ouest de la France, une seule adresse ----->

 

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Cliquez ici !

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:25

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L'IGF (Inspection Générale des Finances) et l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) viennent de sortir leur rapport d'évaluation sur le régime d'auto-entrepreneur. Il est consultable en intégralité sur cette page.

 

Pour mémoire, ou pour ceux qui ne sont pas trop au courant, ce régime est un dispositif simplifié de micro-entreprise individuelle. Mis en place en Janvier 2009 il permet de tester une activité de travailleur indépendant ou d'avoir des revenus complémentaires. J'en avais parlé ici à l'époque puis un peu plus tard .

 

Les artisans, avant même la mise en place de ce régime, s'y était vivement opposés et avaient à plusieurs reprises obtenu des aménagements concernant leurs professions. Mais ça n'a jamais suffi à apaiser leur grogne, notamment chez les plus remontés, ceux du bâtiment, qui réclament la suppression pure et simple de ce régime. Que dis donc ce rapport rédigé suite à la promesse que leur a faite le Ministère de l'Artisanat et du Commerce par la bouche de Sylvia Pinel ?

 

Il faut dabord souligner la qualité du document fourni. Tout y est parfaitement disséqué, du coût de ce régime pour la Nation jusqu'aux revendications des différents syndicats professionnels. C'est une mine d'information pour tous ceux qui s'intéressent à la création d'entreprise et qui permet de quantifier réellement ce qu'apporte ce système de l'auto-entreprise après 4 années complètes d'existence. Les recommandations fournies à la fin du rapport sont au nombre de 28. En voici une synthèse :

 

* conserver les paramètres fondamentaux du régime en matière d'obligation sociale: déclaration et prélèvement au fur et à mesure des recettes,

* renforcer certains droits (indemnités journalières maladie et maternité),

* aménager le paiement de la cotisation foncière des entreprises,

* faire un distingo net entre l'AE qui s'inscrit pour faire de son entreprise son activité principale et celui qui le fait comme activité complémentaire,

* mettre en place des statistiques plus pertinentes pour le suivi de ce régime,

* justifier obligatoirement des qualifications et assurances professionnelles avant l'exercice de toute activité artisanale réglementée,

* améliorer l'accompagnement et la formation des auto-entrepreneurs au démarrage de leur entreprise et tout au long de son développement,

* mieux contrôler le respect du code du travail au niveau des entreprises qui font appel à des sous-traitants auto-entrepreneurs.

 

Des propositions logiques et assez consensuelles. Et j'ai gardé le 10ème de la liste pour la fin: Ne pas limiter dans la durée le bénéfice du régime et ne pas modifier les règles de radiation du régime.

 

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C'est pourtant ce que propose de faire Sylvia Pinel, au grand désarroi de centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui ne savent pas bien à quelle sauce ils vont être mangées. Parmi eux on sait bien qu'il y a de jeunes artisans, avec lesquels on peut aisément imaginer une durée limite avant de passer à un autre statut mieux adapté, mais pour beaucoup d'autres cela signifiera une suppression pure et simple de leur activité: femmes aux foyers qui font de l'e-commerce pour compléter les revenus de la famille, secrétaires indépendantes qui se satisfont très bien de ce régime et n'en n'imaginent pas d'autre, prestataires de service à la personne, bénéficiaires du RSA qui n'arrivent pas - ou plus - à se recaser dans le monde du travail salarié,... Les exemples ne manquent pas.

 

La politique ne doit pas être guidée par le seul avis des hauts fonctionnaires, certes, mais il existe à mon avis d'autres méthodes pour satisfaire le lobby des fédérations d'artisans sans avoir à casser ce régime. Rien n'empêche par exemple de différencier les professions réglementées des autres. Une limitation à un an ou deux n'est pas forcément aberrante pour ces artisans, avec un accompagnement sérieux de la Chambre des Métiers comme le préconise le rapport. Mais qu'on fiche la paix aux autres. Les basculer automatiquement au bout de x années dans le régime standard de l'entreprise individuelle n'apporterait strictement rien de bénéfique.

 

Je sais que tous les ministres ne sont pas sur la même position que celle de Sylvia Pinel. La ministre déléguée aux PME, Fleur Pellerin, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, sont plutôt favorable à ce régime pendant cette période de crise et de sous-emploi. Les CCI ou l'ADIE aussi. Il serait regrettable que pour satisfaire une corporation le gouvernement choisisse de s'aligner sur celle - minoritaire - du ministre de l'artisanat et du commerce. Je leur souhaite de mettre en place une solution juste et adaptée. Ne serait-ce que pour ne pas décourager l'entrepreneuriat en France !

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:18

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Même blindé il est parfois difficile de ne pas être exaspéré par cette piteuse civilisation dans laquelle nous vivons...

 

C'est un peu mon sentiment ces jours ci. Vous avez beau positiver (tiens, ça me fait penser que le dernier article de ce blog a été repris dans la gazette des bonnes nouvelles du mois de Mars, merci à eux) il vous tombe des trucs sur la tête qui vous ramènent aux tristes réalités. Un peu comme ces merdes de pigeon qui s'écrasent sur votre belle veste alors que vous marchiez d'un pas alerte et guilleret en sifflotant ! Voila ce que je retiens des infos que l'on nous assène en ce moment au sujet de nos hommes politiques.

 

Et pourtant ! Quel bonheur de vivre ici ! Quel pied quand on regarde ce qui se passe dans le monde autour de nous ! Les français ne s'y trompent pas: selon une étude récente de l'INSEE ils situent leur bien-être à 6,8 sur une échelle de 0 à 10. Seuls 7% d'entre eux attribuent une note inférieure à 5 quand on leur demande s'ils sont satisfaits de leur vie en général. C'est rassurant et ça prouve que même s'il râle beaucoup le gaulois est au fond de lui-même relativement heureux.

 

 

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Graphique INSEE - Satisfaction dans la vie en général

 

Les moins satisfaits de leur condition sont les personnes qui vivent seules, mais bien sûr aussi ceux qui ont les revenus les plus modestes ou qui sont en mauvaise santé. Pas besoin de faire une étude là-dessus pour le savoir. Mais on est loin en tout cas de l'image parfois véhiculée de citoyens perturbés par l'environnement écologique ou par les tensions dans la société. Non. L'étude révèle que la faiblesse des liens sociaux est la dimension qui est la plus associée au risque d’être très insatisfait. Pour dire ça de manière plus simple: plus vous vous sentez entouré (familles, amis, collègues, associations,...) moins vous risquez d'être malheureux. Les conditions matérielles n'arrivent qu'en second dans ce "bien-être ressenti".

 

Pour vivre heureux il faut donc cultiver ce lien social indispensable, aller au devant des autres, s'entraider. Et le préalable indispensable c'est évidemment le sourire. Pas le sourire béat de l'idiot qui vit dans un monde de bisounours. Non. Le sourire de gens qui se sentent bien dans leur peau et qui évitent de râler au moindre désagrément de la vie quotidienne. Une personne qui sait combien je suis attaché à cette culture du bonheur vient de me donner une excellente idée pour la développer encore un peu plus : un défi ! Celui de passer 21 jours consécutifs sans râler. Je commence demain, et je remettrai le compteur à zéro chaque fois que je me prendrai en flagrant déli de râlerie. Ce sont les chats à la maison qui vont être contents, vu le nombre de fois où ils me font râler .

 

N'hésitez pas à relever ce défi, dont vous trouverez toutes les explications sur cette page. Il paraît que l'hiver tarde à finir parce qu'il y a trop de gens qui grognent. Vous voyez ce qui vous reste à faire !

 


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Published by François - dans Société
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