L'activité que j'exerce, la maintenance industrielle, est assez éloignée de l'artisanat tel que chacun peut l'imaginer. Un menuisier, un maçon, une coiffeuse, un bijoutier, tout le monde voit
immédiatement le lien avec une profession artisanale. Et pourtant, comme d'autres qui travaillent pour l'industrie, j'appartiens à cette famille et j'en suis plutôt fier, inutile de le cacher.
Au départ pourtant, lorsque MECADYN a été créée, c'est vers la Chambre de Commerce que l'on m'a dirigé. Puis, au cours d'une réunion d'information dans cet organisme, le conseiller technique m'a
demandé :
- Est-ce que vous intervenez sur des machines ? Avez vous des actions de modification, de transformation ?
- Oui.
- Donc c'est à la Chambre des Métiers qu'il faut vous inscrire !
Une découverte pour moi, qui pensait relever du monde industriel (commercial) ou libéral. Mais finalement je ne regrette pas d'appartenir à cette branche professionnelle. Ce n'est pas ce que je
met en avant vis à vis de mes clients, exclusivement industriels, mais je me sens plutôt bien comme Artisan. Grâce à la Chambre des Métiers j'ai pu démarrer mon entreprise dans de bonnes
conditions, avec un prêt sur l'honneur et des formations adaptées, notamment à l'intention des 'conjoints collaborateurs'. Les réunions auxquelles je suis convié, les échanges que je peux avoir
avec d'autres entrepreneurs m'aident à construire une identité, celle d'une entreprise artisanale qui ne demande qu'à se développer.
J'encourage tous ceux qui veulent se lancer dans des métiers techniques à se rapprocher de leur Chambre des Métiers locale. Une bonne manière d'en découdre avec les règles de l'entreprenariat et
la vie professionnelle indépendante.