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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 14:03

Mecadyn a décidé cette année de soutenir deux gazelles : Annabelle et Elodie, deux frangines qui ont eu la folle idée de participer ensemble au fameux rallye marocain « Aïcha des gazelles ». Un défi qu'elles se sont relevées à elles-mêmes, comme preuve supplémentaire de leur dynamisme (Annabelle est graphiste freelance et Elodie est Directrice Qualité dans une société de services). Elles ont été attirées par le côté sportif de ce rallye mais aussi par son aspect humanitaire (elles ont dû collecter des fournitures qu'elles vont livrer dans des écoles isolées du désert marocain).

Toutes les deux travaillent en Région Parisienne mais sont originaires de Courçay, un petit village à côté de Reignac-sur-Indre, un coin de la Touraine du Sud à laquelle elles sont très attachées.

Défi sportif et mécanique, aspect humanitaire, mise en valeur de notre territoire. Il n'en fallait pas plus pour que Mecadyn apporte son soutien.

Les gazelles Zanelo !

Le rallye des gazelles est sportif, mais attention, il ne s'agit pas d'une course de vitesse. Chaque journée de course (7 au total, avec un prologue puis 6 étapes) est un trajet à acomplir en passant par toute une série de balises. Il faut faire le moins de kilomètres et ramasser le plus de balises. Dans des conditions évidemment difficiles (pas de route, que du hors pistes dans le sable et la rocaille) et en employant des moyens de navigation rudimentaire : boussole, compas et cartes des années 70 !

Au moment où j'écris ces lignes nos deux gazelles tourangelles sont au milieu de la 3ème étape. Dans les dunes de Merzouga quelque part au sud du Maroc, pas loin de la frontière algérienne. On peut suivre en direct leur progression sur ce site : http://www.rallyeaichadesgazelles.com/fr/rallye/2017/en-direct/

Les gazelles Zanelo !

Annabelle et Elodie (Zanelo, comme elles se sont surnommées), sont dans le peloton sur le parcours C qu'elles ont choisi, avec le numéro d'équipage 132. Elles occupent pour le moment la 73ème place au général sur 137 équipages de leur catégorie. Pas mal pour une première participation ! Et je suis certain qu'elle feront mieux à l'arrivée. Ce sont des battantes, qui s'entendent parfaitement, prennent cette aventure comme un jeu, un plaisir.

Allez les filles ! La Touraine du Sud est avec vous.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:50

J'ai repoussé à plusieurs reprises la rédaction d'un nouvel article de blog sur le RSI, mais une discussion récente avec un ami m'en donne l'occasion. Je me suis déjà exprimé sur les dysfonctionnements de cet organisme, qui s'estompent peu à peu. N'y revenons pas. Non, c'est du niveau de charge dont je souhaiterais parler, et notamment faire une comparaison précise avec celui d'un salarié.

 

Prenons un chef d'entreprise artisanale (ou un commerçant, car aujourd'hui les taux sont strictement les mêmes) qui cotise au RSI en tant que TNS (travailleur non salarié). Il prélève un revenu net mensuel de 2000 €. Faisons le calcul de ses charges :

 

Pour obtenir un revenu net de 2000 € il devra en verser 924,64 € au RSI, soit un peu plus de 46%.

 

Regardons maintenant combien il devrait payer si on lui appliquait les mêmes cotisations qu'à celles d'un salarié. Ou plus précisément calculons ce qu'un chef d'entreprise qui se salarie lui-même paye (ce qui est le cas d'un dirigeant de SASU, de SA ou un gérant minoritaire de SARL). J'avais déjà fait ce calcul dans le cas d'un choix entre SASU et EURL, avec dividendes, mais cette fois-ci je ne m'intéresse qu'à la partie cotisations sociales.

 

Voici les taux applicables sur le revenu qu'on appelle brut, c'est-à-dire sur le revenu net augmenté de la part salariale des cotisations :

 

 

J'ai pris ici un taux d'accident du travail moyen de 4%. Dans mon domaine d'activité (maintenance industrielle) il est de 4,5% et il peut être bien plus élevé, dans le BTP par exemple. Vous remarquerez qu'il n'y a pas ici de cotisations chômage, car un chef d'entreprise n'y a pas accès, qu'il soit salarié ou TNS. J'oublie le versement transport, les diverses petites contributions (contribution au dialogue social, cotisation pénibilité, APEC, apprentissage,...) pour éviter d'alourdir.

 

Pour faire une comparaison exacte avec ce que paye un artisan au RSI il faut maintenant calculer les taux sur le revenu net. On y arrive simplement par la formule

Taux sur le Net = Taux sur le Brut / (1 – 0,1981)

Si, si, je vous assure, faites-moi confiance. Bon, donc cela donne pour notre chef d'entreprise salarié :

 

 

Pour obtenir le même revenu net de 2000 € qu'en TNS ce chef d'entreprise salarié devra donc verser 1439 € à l'URSSAF soit un taux de 72%. Ce taux global peut atteindre 80% si on y additionne les contributions que j'ai négligées et si le revenu dépasse le plafond de la sécurité sociale (3269 € brut). On voit qu'on est quand même largement supérieur aux 46% versé au RSI par un TNS ayant le même revenu net.

 

Attention, s'il y a des différences dans les cotisations il y en a aussi dans les droits et les rentes. Indemnités journalières plus faibles, période de carence plus longue, retraite plus faible, formation professionnelle réduite, un TNS devra compenser par des assurances ou des placements pour compléter sa protection sociale. Mais il pourra le faire librement, indépendamment des contraintes du RSI. C'est ce qui fait toute la différence.

 

Aujourd'hui, quand j'entend l'un des candidats à la Présidence de la République (Emmanuel Macron pour ne pas le nommer) proposer de supprimer le RSI et d'accorder des droits au chômage aux entrepreneurs, je dis STOP ! Derrière cette proposition se cache l'idée qu'on peut se mettre à son compte sans distinction entre la notion de travailleur indépendant et celle de salarié. Par exemple pour conduire les véhicules UBER... Non, l'entrepreneuriat ce n'est pas ça. Et puis qui peut croire que la suppression du RSI et l'augmentation de droits conduiraient à une diminution des cotisations, franchement ?

 

Le RSI a ses défauts, certes, mais quand je discute avec des collègues des professions libérales (qui continuent à se coltiner 3 caisses pour leur régime) je les entend se plaindre encore plus que nous, sur les incohérences et les dysfonctionnements de la CIPAV... Les charges sont élevées, certes aussi. Elles le sont toujours trop, c'est un débat continuel depuis la création de la sécurité sociale en 1945. Peut-être faudrait-il faire en sorte que le travail soit moins ponctionné et que l'on cherche d'autres sources de taxation ? Tiens je vais poser la question sur la page créée par le Parisien-Eco et relayée par la Chambre des Métiers: Opération "Moi Entrepreneur" / Election Présidentielle

 

J'invite tous mes amis artisans, commerçants et professions libérales à faire de même.

Bon week-end à tous !

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:06

Houla ! Il y a longtemps que je n'ai pas rédigé d'article sur les activités de Mecadyn. C'est pas bien, François, non c'est pas bien.

Il s'en est pourtant passé des choses cette année depuis l'équilibrage d'un rotor normand, Reignac et ses entreprises actives et les expertises en pays basque. Des équilibrages de ventilateurs toujours bien sûr, des contrôles vibratoires de machines diverses et variées, mais aussi des diagnostics.

Petit tour d'horizon de ces diagnostics vibratoires en images :

 

Un balourd avait été suspecté sur cette fraiseuse, mais les mesures ont démontré qu'il s'agissait du moteur qui était défectueux.

Là il s'agit de bruits de roulements nettement perceptibles sur une scie circulaire à grande vitesse utilisée pour ébavurer des pièces en alliage d'aluminium.

 

 

 

Un rouleau à segments est une sorte de chenille composée d'une succession de cylindres sur roulements. Impossible de diagnostiquer avec certitude l'origine des bruits, mais on a pu au moins s'en approcher par plusieurs mesures croisées de part et d'autre du rouleau.

 

Ici c'est un moteur bruyant, non à cause de roulements ou de bobinages défectueux, mais parce que le variateur de fréquence introduit des parasites électriques plus ou moins élevés

Ce n'est pas la première étude que je réalise sur matériel roulant, mais celle effectuée dans un bus cet été nous a donné du fil à retordre. La recherche d'une solution fiable est toujours en cours.

Il n'y a rien de plus proche du bruit de roulement que le bruit d'une pompe qui cavite. Les appareils de diagnostic heureusement nous ont aidé à y voir plus clair sur celle-ci. Sans capteurs, sans analyseurs de spectres, sans traitement informatique des données nous serions démunis pour correctement faire la différence entre plusieurs bruits entremêlés.

La vibration présente l'avantage d'être "signée", ce qui signifie que l'on peut décomposer un signal vibratoire en autant de composants mathématiques qu'il y a de sources vibratoires. Un balourd nous donnera une fréquence connue, un défaut de fixation une autre; un roulement, un engrenage, une turbulence ou un désalignement se caractériseront chacun avec des valeurs bien distinctes.

Il suffit ensuite de comparer ces valeurs avec des bases de données et les confronter avec l'expérience.

Broches de machine outil exigeantes, courroies trop tendues, ventilateurs déséquilibrés, compresseurs fatigués, rouleau choqué, pompe déprimée, voilà quelques autres exemples d'interventions.

« T'es le docteur des machines » m'avait dit joliment un enfant à qui j'expliquais ce que je faisais comme métier. Oui, c'est un peu ça. A cette différence près que les machines ne me disent jamais où elles ont mal, les bougresses...

D'autres contrôles vibratoires, diagnostics et expertises sont visibles ici: Mecadyn.

Bon week-end à tous !

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:50
Gora Euskadi !

Oui, Gora Euskadi ! Vive le Pays Basque !

Quelle chance de travailler (arg, le gros mot !) dans la maintenance industrielle (censuré) ! Cette activité m'amène à me balader un peu partout en France, voire même un peu plus loin, comme en début de semaine dernière à Bilbao, capitale financière du Pays Basque. Ancien fief de la sidérurgie espagnole cette ville reste un endroit où de nombreuses industries prospèrent. L'une d'entre elles, Arcelor, produit des bobines d'acier à destination de l'Europe entière pour fabriquer des boîtes de conserve, des automobiles, des ustensiles de cuisine, des panneaux, bref, plein de trucs qui polluent.

Pour augmenter sa production (décidément, François, tu aggraves ton cas...), cette usine a ajouté de nouveaux équipements sur sa ligne principale de fabrication. La phase de mise au point nécessite de s'affranchir de certaines difficultés, notamment les vibrations excessives. C'est pour en faire le diagnostic que Mecadyn a été sollicité, notamment en effectuant des essais de réponse aux chocs et des analyses en fonctionnement.

Gora Euskadi !

Inutile ici de dévoiler ce que furent ces mesures, ni les résultats du diagnostic, confidentialité oblige. Mais ce fut une riche expérience, à la fois en terme de contenu technique mais aussi de rencontres. Et puis je découvrais le Pays Basque, et ça, ça n'a pas de prix !

Bilbao est sublime ! On m'avait prédit une ville sale et noire, mais en 20 ans elle a beaucoup changé. Le musée Guggenheim en est évidemment le principal responsable. Bâti en 1997 sur une friche industrielle et portuaire il a donné un nouveau sens à Bilbao et à sa région, un nouvel essor économique. C'est pas pour rien qu'on appelle ça « l'effet Guggenheim ». Je n'ai pas manqué évidemment de le photographier comme des milliers d'autres touristes chaque jour et de poser devant Puppy, le chien géant fleuri par Jeff Koons. Les bâtiments anciens tout autour de ce musée utra-moderne conçu avec un logiciel industriel (CATIA, pour ceux qui connaissent) prennent du coup une belle allure. Bilbao, c'est un peu comme Nantes, avec sa renaissance après la disparition des chantiers navals, mais en mieux réussi encore. En tout cas du point de vue architectural.

Gora Euskadi !

Mais le Pays Basque c'est aussi la côte, le long du golfe de Gascogne. Une crique superbe baignant le petit village typique de Deba, le port de refuge de Getaria, la ville sublime de San Sebastian (officiellement Donestia en basque), et puis des tas de lieux dont j'ai oublié les noms, des paysages, des visages, des sourires,...

Et puis la gastronomie bien sûr. Avec ces "pintxos", des mini-plats qu'on déguste sur les comptoirs des bars, les morceaux d'agneau à la piperade, les gâteaux basques faits de... je ne sais plus quoi.

Le temps y est clément, océanique et doux, ni trop chaud comme en Andalousie, ni trop pluvieux comme en Bretagne (voire même dans le Centre comme en ce moment...).

Bref, c'est décidé, pour la retraite, j'apprend la langue basque et je pars m'installer là-bas. ;-)

En attendant de construire mon château en Espagne, je continue à faire vivre l'aventure de Mecadyn, qui va bientôt atteindre ses 10 ans d'existence. On en reparlera !

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 11:00
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Je n'en reviens pas de l'effervescence créée sur les réseaux sociaux par cette réforme de l'orthographe datant de 1990 ! Beaucoup de Français sont choqués que l'on puisse simplifier certains mots de la langue française et crient au nivellement par le bas, à l'appauvrissement de notre culture. Certains vont même jusqu'à affirmer que si Najat Vallaud Belkacem a mis ça en place (alors qu'elle n'y est strictement pour rien) c'est pour pouvoir imposer d'ici peu de temps la langue arabe à nos chères têtes blondes (non je n'exagère rien).

Des pétitions circulent pour empêcher cette "catastrophe". Certains le font même avec des envolées lyriques, se référant à Charlemagne, Villon ou Ronsard (aucun d'eux ne connaissait l'accent circonflexe ni n'utilisait le trait d'union mais bon, on n'est pas à une incohérence près quand il s'agit de convaincre). A ce jour 31 000 personnes ont par exemple signé celle-ci, dénonçant dans un même élan unanime l'Art de notre écriture qui serait sacrifié sur l'hôtel (sic) de la simplification et de "la logique". La rédactrice de cette pétition en appelle « au rejet total du dit projet, quand bien même celui-ci aurait été censé (re-sic)».

Je suis moi aussi un amoureux de la langue française, un défenseur passionné de l'orthographe (quand j'ai un peu de temps je participe sur twitter au concours chaque jour ici : Une faute par jour). Dénicher la petite faute d'accord, la majuscule manquante ou le contresens, j'adore ça. Faites-le vous aussi, c'est très amusant. Et dans ces périodes sombres, ça fait du bien de s'amuser parfois. Tenez, cette phrase par exemple, sur laquelle je vous donne 30 secondes pour trouver la faute :

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

En mettant à l'honneur Lucky Luke, l'icône de l'ouest, les organisateurs du festival d'Angoulême n'ont pas perdu le nord !

Tic-tac-tic-tac-tic-tac.....

Top ! Vous avez-trouvé ? L'icône de l'Ouest bien sûr ! Les points cardinaux gardent leur minuscule (ici le nord) sauf lorsqu'ils désignent une région, une entité politique. On dira par exemple : « En me rendant au sud de l'Afrique j'ai visité l'Afrique du Sud ». Passionnant, non ?

Bref, que les contempteurs de la nouvelle orthographe se rassurent : ce ne sont pas les 2400 mots modifiés qui vont nous empêcher de garder toute notre complexité si singulière. La suppression de l'accent circonflexe sur le i et le u, dont l'invention est très récente dans l'histoire de notre langue, ne va guère perturber notre littérature. Et que dire des traits d'union concernant certains mots sans grande logique mais auxquelles il ne faudrait surtout pas toucher (le pluriel de « contre-jour » s'écrit « contre-jours » mais on dit « des abat-jour » et non « des abat-jours », cherchez pas c'est comme ça !). Une pure coquetterie que certains voudraient voir perdurer car c'est comme ça qu'on leur a enseigné. Ils en ont bavé avec la cime, l'abîme, les rimes, la dîme, le rhume, la bûche, la ruche, les gratte-ciel, les plates-formes et les monte-charges. Ils se sont cassés la tête, se sont laissé convaincre sans jamais s'être laissés aller, il n'y a donc aucune raison pour que leur progéniture n'en bave pas non plus !

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Et pourtant cela devrait satisfaire les puristes qu'on corrige enfin des mots qui étaient mal orthographiés, comme nénufar par exemple ou encore évènement. Je trouve ça intelligent (merci Maurice Druon) de supprimer cette anomalie d'oignon qui s'écrit comme moignon mais se prononce comme pognon. Dans 50 ans, j'imagine la tête de nos petits enfants si un hurluberlu vient leur dire que maintenant il ne faudra plus écrire ognon mais oignon car c'est comme ça qu'on l'écrivait au XXème siècle. C'est un peu comme si on nous obligeait aujourd'hui à écrire comme Geoffroy Tory qui proposa en 1529 une réforme de l'orthographe (hé oui, déjà...) sachant qu'avant cette époque il n'y en avait pas vraiment, d'orthographe, et que chacun (du moins les quelques uns qui savaient écrire) faisaient un peu comme ils voulaient... En nostre langage françois, dit-il, navons point daccent figure en escripture, et ce pour le default que nostre langue nest encore mise ne ordonnee a certaines reigles, comme les hebraique, grecque et latine. Je vouldrois quelle y fust, ainsi que on le porroit bien faire.

Bon, je vous l'accorde, on ne comprend pas bien ce qu'il raconte, mais c'est lui qui enrichit notre langue de l'apostrophe, des accents aigus et de la cédille. Pour l'accent circonflexe, objet de tant de discussions aujourd'hui, il faudra attendre le XVIIIème siècle pour qu'il s'impose vraiment. Il s'agissait alors de simplifications (Ah ces fainéants!) avec la disparition d'autres lettres au sein d'un mot et que l'on ne prononçait plus (isle qui devint île par exemple, ou saoul qui donna soûl mais dont les deux orthographes continuent de coexister, comme quoi c'est possible...) ou d'une différence de prononciation (sur les a, les e et les o). L'accent circonflexe sert aussi à discriminer certains mots : sur/sûr, mur/mûr, jeune/jeûne,... et dans la conjugaison du subjonctif imparfait (le subjonctif « j'espérais qu'il fût moins con » n'a pas le même sens que le passé simple « j'espérais qu'il fut moins con »), mais ça, n'en déplaise à ceux qui nous bassinent avec leurs exemples (« je me ferais bien un petit jeune », ou encore « je suis sur ta sœur elle va bien ») la réforme n'y touche pas. Vous pourrez donc continuer à écrire des phrases en français incorrect tout en conservant l'accent circonflexe qui vous est si cher !

Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme

Enfin, à l'initiatrice de cette pétition évoquée plus haut et qui cite Victor Hugo, je rappellerai qu'au XIXème siècle nos grands écrivains déploraient que l'autorité en matière de langue appartint uniquement aux grammairiens. «Tous les mots sont égaux en droit», proclamait Victor Hugo. C'est aussi ce que souhaitait l'Abbé Grégoire lors de la Révolution Française en simplifiant notre orthographe, en harmonisant la langue française pour qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Le conservatisme bourgeois puis le retour de la monarchie ont mis fin à cette belle idée. La «bonne orthographe» devint une marque de classe, de distinction sociale. A partir de 1832 la maîtrise des règles de la grammaire devint obligatoire pour l'obtention de tout emploi public. Le temps où chacun écrivait comme il voulait était révolu pour faire place à une grammaire et une orthographe bureaucratisées. Depuis cette époque les nombreuses réformes pour simplifier l'orthographe échouèrent toutes les unes après les autres. Celle de 1990 est bien modeste. Elle ne va nullement abaisser le niveau de culture générale de nos enfants. J'aurais même tendance à penser qu'elle pourra l'améliorer car le temps qu'ils ne passeront plus à savoir s'il faut ou non mettre un accent circonflexe sur le i de cime, ils pourront le consacrer à écrire correctement les expressions aujourd'hui sacrifiées sur l'autel ou à ne pas confondre sensé avec censé ;-)

Bon dimanche à tous !

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:39
Je ventile !

Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !

Je ne me prend pas pour le Volfoni des Tontons Flingueurs. Quoique, des fois, j'aimerais bien montrer à certains qui c'est Raoul ;-)

Non, je ventile car il fait encore extrêmement chaud, et que je me demande encore combien de temps va durer cet été. C'est pourtant pas faute d'avoir travaillé en Juillet et Août sur des ventilateurs ! Réparer et équilibrer des turbines ou des aérateurs ne suffit malheureusement pas pour rafraîchir le temps...

Un ventilateur en voici un gros, qui a souffert de l'usure du temps et de différentes avaries :

Je ventile !

Roue voilée, impossible à équilibrer. Comme déjà expliqué sur de précédents articles (celui-ci par exemple, ou celui-là) on ne peut effectivement pas arriver à corriger un défaut de flexion d'arbre ou de voile de roue simplement en ajoutant des masses d'équilibrage. Inutile de lui faire une ordonnance, même une sévère, le seul remède est de remplacer le rotor par un équipement neuf.

Les autres ventilateurs croisés cet été ont heureusement connu meilleur sort. En leur ajoutant 10 grammes par ci, 25 grammes par là, ils ont évité de se retrouver éparpillés par petits bouts, façon puzzle. Celui de la photo en tête de cet article a par exemple été sauvé.

Je ventile aussi pour aider mes chers petits à souffler leurs gâteaux d'anniversaire. N'est-ce pas Joss, Anaëlle ?;-)

Je ventile !

Après les travaux de maintenance, le mois d'Août est en effet propice à faire la fête. Une fois encore le pré de Mazère a été transformé en camp, la musique a résonné et les chants ont bercé nos douces nuits. Des guérandiers sont parait-il aussi venus nous rendre visite. Bon, je n'ai pas tout compris, sinon que ces images chevaleresques ont donné l'occasion à nos jeunes amis de rire et danser.

Et après tout, c'est ça la vie ! Chantons, dansons, buvons. Même si parfois, faut r'connaître… c'est du brutal !

Bonne rentrée à ceux qui rentrent ! Et bonnes vacances à ceux qui sortent !

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:42
Chantiers et bilan de fin d'année

L'année 2013 se termine et avec elles les chantiers de Décembre réalisés pendant la période d'arrêt de la production.

Équilibrage de machines tournantes, remplacement de paliers de ventilateurs, contrôles vibratoires et mesure d'épaisseur sur autoclave et sur chaudière, voilà ce que fut le menu de cette fin d'année.

Demain nous basculerons en 2014, avec la poursuite de ces travaux d'expertise et de maintenance. Mais aussi la rencontre de nouveaux clients, la participation à la vie économique du territoire, les échanges avec des entreprises partenaires, avec des acteurs qui se bougent. Cette nouvelle année sera-t-elle celle de la reprise industrielle attendue depuis 5 ans ?

Petit retour en arrière sur ce que fut 2013 avant de se prononcer.

Chantiers et bilan de fin d'année

Elle démarre sous les meilleurs auspices avec l'acquisition d'un nouveau matériel (le VIBXPERT) et une position volontairement offensive !

De belles rencontres l'ont jalonnée, comme celle avec ACT Engineering en vue de collaborations futures, des jeunes du Lycée Alfred de Vigny à Loches pour leur projet Course en Cours ou encore de l'entreprise NACAM sur un gros projet technique.

Et toujours de nouvelles prestations d'expertise et de contrôles vibratoires, comme sur le nouveau pont levant de Bordeaux en Février, lors de l'équilibrage d'un rouleau en inox en Avril, des contrôles vibratoires de structure en Juin ou la maintenance caniculaire de cet été.

L'année a été aussi l'occasion de mettre en valeur cette France industrielle méconnue ainsi que de parler de l'association d'entreprises en Sud Touraine, STE.

Il n'y a aucune raison que 2014 ne soit pas dans la continuité de cette année finissante ! MECADYN est en pleine santé, son gérant aussi, et travaille avec des clients et partenaires dynamiques.

Bon réveillon de nouvel an à tous mes lecteurs et à l'année prochaine !

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 08:25
Maintenance caniculaire

Les travaux de maintenance se poursuivent : équilibrage de ventilateurs, contrôles vibratoires, expertises de machines, remplacement de paliers, de moteurs,... Les tâches ne manquent pas en cette période ! Même si les températures ont baissé par rapport à celles de la fin Juillet, gare au coup de chaud sous les toits des usines...

J'évoquais l'an dernier tout ce qui touche à la sécurité sur cet article. Les conditions climatiques en font partie. Contrairement à ce qu'on pense le corps humain est capable de supporter des températures particulièrement élevées. La transpiration permet de réguler notre température et nous enveloppe d'air froid. Comme l'on montré des essais en chambre chaude, un homme restant un quart d'heure dans une ambiance à 121° conserve une température corporelle centrale de 38°. C'est bien foutu, non ? À un détail près : en une demie heure il aura perdu 2 litres d'eau... S'il ne boit pas, il meurt.

Maintenance caniculaire

Travailler dans des températures de 45-50° ne pose donc pas de problèmes physiologiques particuliers tant qu'on boit beaucoup d'eau et qu'on y est habitué. Dans notre région du centre de la France, au climat tempéré, il est difficile de s'y habituer. Le mieux est donc de décaler les périodes de travail au matin très tôt et de s'arrêter lorsque le soleil tape trop fort en début d'après-midi.

J'ai une pensée aussi en ce moment pour ceux qui travaillent dans le BTP ou dans l'agriculture. Lorsque le soleil tape et qu'il n'y a pas un souffle d'air les coups de chaleur ne sont pas rares. Les anciens avaient la peau burinée à force de travail dans les champs en toute saison, mais les jeunes qui castrent les maïs autour de chez moi aujourd'hui n'ont pas vocation à devenir ouvriers agricoles toute leur vie. Casquettes obligatoires !

Maintenance caniculaire

Sur ces bons conseils dominicaux je m'en vais déguster un bon vin blanc bien frais, en attendant la reprise de demain.

Bon travail à tous et bonnes vacances aux autres !

Mecadyn, une dynamique au service de la mécanique... même quand il fait chaud.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 13:17

Mecadyn vient de fêter ses 6 ans d'existence et continue à se développer sereinement malgré la criiiiiiise.

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Le poulet devenu grand n'en oublie pas pour autant les poussins ses amis ! Il y a 2 mois je vous faisais part des misères que le ministère de l'artisanat et du commerce s'apprétaient à leur faire subir. Rien n'a vraiment progressé depuis. Sylvia Pinel reste sur ses positions : limitation dans la durée envisagée pour certaines catégories d'auto-entrepreneurs, et plafond abaissé pour les activités complémentaires. Ce sont probablement les propositions qu'elle soumettra au Premier Ministre d'ici quelques jours, à partir duquel un projet de loi sera soumis au Parlement puis voté en Septembre. De l'autre côté les représentants officiels des auto-entrepreneurs, la FedAE et l'UAE, s'opposent bien sûr à un tel projet, mais peinent à fédérer leurs troupes. Du coup, situation classique lorsque les syndicats ne sont pas assez mobilisateurs, des mouvements spontanés se créent à partir de la base. Parmi eux le plus connu est celui de défense des poussins, qui a réussi à obtenir près de 100 000 signatures sur sa pétition. Un bel exploit, dû en grande partie à la perspicacité de son initiateur principal (Adrien) et de son ami informaticien (Fred). Tous deux se sont mis dans la peau d'un volatile (en référence aux pigeons de l'automne dernier qui défendaient les start-ups) et ont inventé ce personnage à l'air grave affichant sa colère avec un slogan qui résume tout : piou-piou !

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Tout est dit dans ce cri du poussin : le désarroi de cette dame qui vend des objets qu'elle fabrique, permettant ainsi de compléter les revenus de sa petite famille, tout comme la colère de monsieur qui fait revivre une activité de sellier sans faire de tort à personne ! Les témoignages des auto-entrepreneurs relayés sur le site de la pétition, sur twitter ou sur la page Facebook des poussins, ainsi que l'attachement que les français ont fini par avoir vis-à-vis de ce statut simple et pratique, me conduisent maintenant à être un peu plus ferme que je ne l'étais dans mon article précédent :

 

QU'ON LEUR FICHE LA PAIX !

 

Et ce n'est pas moi qui le dit, mais Bernard Maris, économiste reconnu et chroniqueur sur France Inter. Dans l'émission de Vendredi dernier (que vous pouvez ré-écouter ici) il répond à l'animateur qui lui demande s'il faut vraiment réformer le régime des auto-entrepreneurs par ces mots : « Je crois qu'il faut qu'on leur foute la paix, qu'on les laisse tranquilles... ». Venant de quelqu'un reconnu pour être économiste de gauche, voire même très à gauche, et en tout cas ne défendant pas les vertus du libéralisme, ces propos ont de quoi surprendre. Non, c'est simplement que Bernard Maris fait partie de ces personnes qui ont parfaitement compris ce qu'était aujourd'hui cette institution des auto-entrepreneurs : un régime simplifié permettant d'avoir des revenus complémentaires ou de tester une activité d'indépendant, dont l'ampleur est grande mais certainement pas au point de mettre en péril l'économie (0,23% du PIB...) ni de détruire des emplois. La seule chose sur laquelle il faut faire attention, comme le souligne d'ailleurs le rapport de l'IGAS-IGF, c'est sur le salariat déguisé. Des mesures permettant de renforcer les contrôles pourraient être prises, mais rien ne justifie que soit réformé le statut.

 

 

Message d'un p'tit poulet qui défend des poussins.

Alors, si tout le monde est d'accord, à droite comme à gauche, pourquoi en est-on là ? La seule réponse rationnelle que l'on peut apporter à cette question est que le débat est devenu justement irrationnel. Certaines fédérations d'artisans crient à la concurrence déloyale (alors qu'il n'y en a pas). Des personnalités politiques pensent que le régime auto-entrepreneur est une arnaque (alors que le seul effet pervers du système est le salariat déguisé, là aussi résiduel par rapport à l'énorme quantité d'AE tout à fait satisfaits de leur sort). La seule manière d'arriver à sortir par le haut serait de créer un débat serein entre les différents protagonistes. C'est ce qu'a fait par exemple la Chambre des Métiers du Jura, à l'initiative de son secrétaire général, Paul-Henri Bard, qui a réussi la performance de mettre autour d'une table des gens qui se détestaient et qui sont partis bras-dessus bras-dessous à la fin de la réunion, avec une série de propositions concrètes allant à la fois dans le sens de la préservation du régime auto-entrepreneur tout en rassurant les artisans exerçant leur activité sous un autre statut. Si vous voulez en savoir plus tous les détails sont ici : http://www.facebook.com/events/290941611041625/

Je souhaite sincèrement que le comité interministériel qui se réunira sur ce sujet prenne les bonnes décisions et ne s'enferme dans aucun dogmatisme politicien. Les poussins méritent qu'on les encourage, pas qu'on leur coupe les ailes !

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:50

fcompren

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Ce courrier reçu il y a quelques semaines de la part de jeunes lycéens ne pouvait pas mieux tomber en guise de bonnes nouvelles :

 

Monsieur,

 

Nous sommes des élèves de 2nde sciences de l’ingénieur au lycée Alfred de Vigny et nous participons au concours «Course en cours» qui a pour objets une course de voiture miniatures électrique conçue et fabriquée par notre équipe.

Cette activité engendre des coûts et nous sommes actuellement à la recherche de sponsors pour mener à bien ce projet.

 

Je n'ai pas eu besoin de lire plus loin pour approuver sans réserve (Bon, il faut reconnaître qu'ils m'avaient été recommandés par Guy Marois, de l'association de chefs d'entreprise STE, ça aide aussi ).

 

Que voila un bel espoir d'avenir ! Les lycées se rapprochent des entreprises et les jeunes s'intéressent aux métiers industriels. Le projet "Course en cours", dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à présent, est en effet le parfait exemple de ce qu'il faut faire pour diminuer peu à peu ce fossé entre le monde de l'enseignement et celui de l'entreprise. Il s'agit d'un dispositif pédagogique proposé en 2006 au sein de l'Académie de Versailles et soutenu par Renault et Dassault Systèmes. Des équipes de 4 à 6 collégiens ou lycéens montent une écurie de Formule 1 et durant une année scolaire doivent imaginer, concevoir et fabriquer une mini voiture de course.

 

projetSpeedStars

 

Ce projet à la base très technologique intègre également une dimension marketing et communication. Il s'agit d'un véritable travail d'ingénieurs, en groupe et avec les mêmes outils et processus que les professionnels de l'automobile ! Et ça ne s'adresse pas à des étudiants supérieurs de plus de 20 ans. Non. Des gamins de 15 ans qui viennent tout juste d'obtenir leur brevet des collèges et qui ne savent pas encore ce qu'ils vont faire plus tard. J'applaudis des deux mains l'Éducation Nationale qui a soutenu le projet et qui encourage les différentes académies à solliciter les volontaires, à encadrer l'enseignement et organiser les sélections. Bravo !

 

Mecadyn soutient donc le projet de Louise, Adrien, Augustin, Lilian et Mathieu, 5 jeunes du lycée Alfred de Vigny de Loches en compétition sous le sigle des Speed Stars ! Après les avoir rencontrés j'ai mesuré à quel point l'enseignement avait déjà beaucoup changé depuis le temps où je fréquentais les bancs de l'école. Quand je les vois utiliser un logiciel de DAO (CATIA V5) que seuls des BAC+2 pouvaient maîtriser il y a 10 ans je comprends que rien n'est perdu. Certes, ils ne connaissent pas par coeur les conjonctions de coordination (Méouédoncornicar) ni les sous-préfectures du Pas de Calais, mais ils sont capables d'analyser très vite des situations et sont à l'aise avec les outils technologiques. Ce qui est la moindre des choses en seconde Sciences de l'Ingénieur, non ?

 

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J'invite tous les lecteurs de ce blog et tous mes amis à les soutenir dans leur projet, par le biais de leur page Facebook. Ils vous y raconteront l'avancement du concours, qui passent par différentes sélections départementales, académiques puis nationales. Ils seront d'autant plus motivés qu'il y a des gens pour les soutenir. Merci pour eux !

 

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