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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 12:40
L'équilibrage des machines tournantes fait partie des travaux de maintenance incontournables.

 

Un ventilateur, comme celui représenté ci-dessus, génère forcément des vibrations. La roue est montée en porte-à-faux sur deux paliers à roulements et est entraînée par un moteur asynchrone via poulies et courroies. Si on veut préserver le plus longtemps possible la mécanique de cet ensemble il faut limiter les niveaux vibratoires à des valeurs raisonnables (nous en reparlerons...). Il faut donc éviter le plus possible les phénomènes de balourd qui sont la principale cause de ces vibrations.

Facile à dire ! Mais l'équilibrage d'une machine tournante n'est pas toujours une mince affaire. Si on ne peut pas (ou ne veut pas...) déposer le mobile pour le mettre sur une équilibreuse il faut procéder à un équilibrage sur site. Or de nombreux problèmes peuvent survenir à cette occasion et il faut procéder à un examen minutieux des conditions de fonctionnement de la machine avant de se lancer. Voici une liste - non exhaustive - des points qui peuvent rendre l'opération délicate:

- le balourd n'en est pas un ! L'arbre est faussé, la roue est voilée.
- la machine est installée sur une structure qui entre en résonance à la vitesse de rotation nominale.
- il faut réaliser une correction en 2 plans, voire en 3 pour les rouleaux de grande longueur.
- l'accessibilité est très réduite ou inexistante (pas de trappe d'accès, impossibilité de fixer des masses déquilibrage)
- ...

Je dis souvent que l'on sait quand commence une intervention équilibrage mais pas toujours quand elle s'arrête. Heureusement, dans la plupart des cas tout se passe bien et avec un tarage + une correction on réduit de manière spectaculaire les vibrations générées par le balourd. Il faut pour cela disposer d'une solide formation et d'un matériel adapté.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:31
D-rouleurRefendage.jpg



Face à la foule en délire de techniciens, d'ingénieurs et de responsables maintenance qui viennent sur ce blog ;-) je souhaitais évoquer un aspect important de la maintenance conditionnelle: le profil du sous-traitant.


Cela me surprend toujours que des entreprises confient à des fournisseurs d'ensembles mécaniques (moteurs, réducteurs, roulements, pompes,...) la maintenance conditionnelle de leurs équipements. Quelle est la neutralité d'un réparateur de moteurs lorsqu'il vient procéder à des contrôles vibratoires dans l'usine ? C'est ce que j'appelle l'ambiguïté du médecin-pharmacien: la même personne pose le diagnostic et fournit le médicament...

Si - effectivement - l'un des objectifs de la maintenance conditionnelle est d'éviter les pannes, il ne faut pas oublier que son application permet aussi de réduire les coûts. Donc d'éviter les abus de « médicaments » et de pièces de rechange. Lorsque la maintenance conditionnelle est sous-traitée elle doit être confiée à un professionnel exclusif de ce domaine, une sorte de « docteur » qui vient avec sa mallette et repart en ayant fourni son diagnostic sans obtenir un quelconque avantage dans la fourniture de pièces.

Le cas de figure peut aussi se présenter pour l'équilibrage de machines tournantes. C'est la raison pour laquelle je ne force jamais un client à faire appel à Mecadyn pour des opérations combinées contrôle vibratoire + équilibrage. Les deux prestations peuvent très bien être réalisées par deux sous-traitants distincts.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 11:25
Les anglophones appellent ça « Predictive maintenance », mais en français on préfère parler de « Maintenance conditionnelle ». Le terme « prédictif » fait en effet trop penser à Mme Irma qui vous prédit l'avenir grâce à sa boule de cristal...
 
En fait cette façon de maintenir des équipements (pas seulement industriels d'ailleurs, pour une voiture ou un frigo c'est pareil) est l'une des deux sortes de préventif. L'organigramme ci-dessous le résume mieux qu'un long discours.

 

Or donc, pour faire de la maintenance conditionnelle, on utilise tous les signaux provenant de la machine et qui peuvent nous alerter sur son degré d'usure et sur la nécessité d'une intervention :
 
- le bruit (c'est la manière la plus fréquente de faire du conditionnel, en passant près d'une pompe qu'il connaît bien un habitué saura déceler les bruits suspects de courroie ou de roulements),
- la température (un critère qui se développe depuis quelques années avec l'apparition de la thermographie infrarouge),
- la pression, le débit, le courant électrique, le couple - suivant la nature de l'équipement - sont autant de paramètres qu'il faut surveiller,
- la pollution (en particulier celle de l'huile des circuits hydrauliques dans laquelle on peut chercher les traces de limaille, d'eau, de plastique,...)
- et... la vibration, paramètre le plus utilisé en raison de tout un tas d'avantages dont je parlerai une autre fois.
 
La suite au prochain numéro. Et si vous voulez voir des exemples de machines sur lesquelles s'applique régulièrement la maintenance préventive conditionnelle, cliquez ici sur le site de mecadyn.

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