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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:27

 

Equilibrage-Rotor.jpg

Equilibrage d'un rotor sur équilibreuse © Mecadyn

 

L'équilibrage d'un rotor de machine, tel qu'il est montré sur cette photo, est le plus souvent réalisé en atelier, sur une équilibreuse.

 

Mais pour certaines installations il peut être particulièrement avantageux de procéder à cette intervention directement sur site:

 

1) il n'est pas nécessaire de démonter le rotor ni de le faire transporter,

2) nul besoin non plus de remplacer les paliers ou les courroies,

3) l'opération permet aussi d'évaluer les autres principaux défauts: roulements, alignements, défauts d'arbre, etc

 

 

PhotosEquilibrage.jpg

Equilibrage sur site d'un ventilateur centrifuge © Mecadyn

 

 

La machine est arrêtée très peu de temps, ce qui à une époque où les temps de maintenance sont de plus en plus réduits est précieux. Une demie-journée pour un ventilateur ou un aéroréfrigérant est un grand maximum, sachant qu'un équilibrage qui n'aboutit pas au bout de cette durée, n'aboutira pas non plus en y passant deux fois plus de temps ! Il y a dans ce cas d'autres causes de défaillance à examiner, notamment :

 

- la flexion de l'arbre,

- une roue voilée,

- un défaut de co-axialité.

 

Seuls des appareils de contrôle et de diagnostics adaptés permettent de vérifier ces différents paramètres et d'obtenir un résultat convenable. Le matériel utilisé par Mecadyn répond à ces exigences et permet de fournir des rapports d'équilibrage en conformité avec la norme ISO 1940.

 

Equilibrage.pngRapport d'équilibrage © Mecadyn

 

 

 

Retrouvez différents exemples de réalisation et nos autres activités sur le site de notre société:

 

MECADYN, une dynamique au service de la mécanique !

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:40

PlumeMarteau.jpg

 

"C'est dans la nature des objets lourds que de tomber plus vite que les objets légers".

 

Voila. À cause de cette affirmation péremptoire d'Aristote, l'homme est resté dans son ignorance crasse pendant 18 siècles ! Non, si une plume tombe moins vite qu'un morceau de plomb ce n'est pas à cause de sa masse mais en raison de la résistance de l'air. Il fallut attendre Galilée pour s'en convaincre.

 

La légende veut que le grand savant italien soit monté en haut de la tour de Pise pour y jeter dans le vide différents objets de même forme mais de poids différents (une sphère creuse et une sphère pleine par exemple). Ça n'est pas certain. On pense plutôt qu'il fît des expériences comme celle reconstituée sur cette vidéo et que je vous invite à regarder:

 

 

 

 

Passionnant, non ?

 

C'est qu'il fallait être sacrément inventif au XVIè siècle pour faire des découvertes scientifiques. Un peu plus tard, Newton a mis en équation ces mouvements de chute libre, mais ce n'est que lorsqu'on sut faire le vide dans un tube que l'on put vraiment démontrer que la vitesse de chute d'un objet ne dépendait pas de sa masse. On appelle cette expérience le test du tube de Newton:

 

 

 

 

Toujours pas convaincu ? C'est vrai que ça va un peu vite, et qu'on n'a pas vraiment le temps de bien distinguer les objets qui tombent. Les vidéos de bonne qualité sont d'ailleurs rares sur le Net. Si vous en trouvez je suis preneur.

 

Au XXè siècle, comme on en avait marre que des incrédules continuent à penser qu'Aristote avait raison et que Galilée était un âne, les américains ont décidé d'envoyer deux gars sur la lune. C'était en 1971, à bord d'Apollo XV nos deux joyeux texans, David et James emportèrent avec eux une plume et un marteau. "Pourquoi faire ?" dirent-ils à leur chef "Ne discutez pas, stupids guys, c'est un ordre !". "Yes sir !" répondirent-ils la main sur le coeur.

 

Arrivés sur la lune, c'est David qui fut chargé de lâcher simultanément les deux objets. Son pote James filme la scène et n'en revient pas lui même:

 

 

 

 

Les deux objets atteignent en même temps le sol. "Oh my Gaaaaaaaaaaaad !" auraient dit à Houston les abrutis qui n'arrivaient pas à y croire. Et si ! Aucun doute, le temps de parcours est le même pour les deux objets lâchés dans le vide. Et comme l'attraction lunaire est 5 fois moins forte que la gravité terrestre, on a bien le temps de les voir descendre. C'est pas beau le progrès ?

 

Bon, les gars faut revenir maintenant. On n'a plus assez de dollars pour faire d'autres expériences à la con.

 

N'empêche, c'était bien quand y avait pas la crise, hein ?

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 15:51

Vous vous rappelez, je vous en avais parlé ici, les fameuses secousses provoquées par le balourd sur des machines. Une vidéo montrait notamment les essais d'un moteur identique à ceux qu'on trouve sur les Airbus A380. Il s'agit d'un test destructif consistant à faire exploser une petite charge sur l'une des aubes de la turbine. Le déséquilibre qui en résulte fait voler en éclat le moteur lui-même sous l'effet du déséquilibre.

 

Pour la turbine du moteur de l'A380 de la Quantas qui a récemment connu une avarie à Singapour, il semble que l'origine du problème soit différente.

 

193517-qantas-montage-une-jpg 88692

Source: LePoint.fr

 

 

Selon les premières enquêtes sur place, il s'agirait d'un disque de turbine qui se serait rompu lors de la phase de décollage de l'appareil, c'est-à-dire lorsque les moteurs délivrent leur puissance maximale. Un disque de turbine c'est une pièce circulaire sur laquelle on vient fixer les ailettes, comme ceux qu'on peut voir sur cette vue éclatée de turbine d'hélicoptère et sur l'image du dessous lors du remplacement des ailettes (source TurboExpert).

 

turbinecrop.png

 

DSC00135.jpg

 

Logiquement, ces disques de turbine sont calculés pour ne pas éclater dans les conditions de service.Mais qu'est-ce que vous voulez, la mécanique prend parfois le dessus sur le raisonnement humain et les meilleurs calculs de résistance des matériaux. Un peu trop de vibrations, des contraintes trop élevées, un matérau pas assez, résistant et... paf ! le disque

 

disceclate.gif

 

Bon, les ingénieurs de Rolls Royce sont sur le coup. Ils finiront bien pas nous expliquer ce qui s'est exactement produit.

 

En tout cas, j'en connais qui doivent se frotter les mains, ce sont les gens d'Engine Alliance, la boîte américaine qui fabrique des moteurs similaires et qui équipent les A380 d'Air France ou d'Emirates. Jusqu'à ce que eux aussi connaissent des déboires. On n'est jamais assez humble face à la Mécanique !

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:42

Lors d'un précédent article, je vous avais parlé des effets dévastateurs de certaines instabilités sur des ponts. Vous vous rappelez ?

 

Cette fois-ci, toujours en image, voici des exemples de destructions spectaculaires suite à des vibrations excessives.

 

La première séquence se déroule au Danemark, pays des éoliennes. L'une d'entre elles s'emballe suite à un vent un peu excessif et explose littéralement sous nos yeux ébaubis:

 

 

A' pu l'éolienne !

 

Tout aussi spectaculaire, mais cette fois-ci provoquée par la main de l'homme, voici l'explosion d'une turbine d'avion sur un banc de test. D'habitude ils jettent des poulets d' 1kg5 (morts les poulets, je vous rassure) à travers les ailettes pour voir ce qui se passe. Là ils font exploser une petite charge sur l'une des aubes et attendent de voir comment va se comporter la turbine. Évidemment, elle marchera moins bien maintenant ! Pour autant, le commentateur de cette vidéo, qui semble un peu averti sur la question, nous explique que les morceaux ne vont pas au-delà du système de refroidissement, ce qui est une excellente nouvelle. Je vous laisse juger par vous même:

 

 

 

Toujours un moteur, mais cette fois-ci un Diesel, 8 cylindres, tel que vous pourriez le trouver dans votre voiture. Il s'agit d'un test en labo. Le moteur est poussé à l'extrême de ses possibilités et visiblement, il y quelque chose qui se passe mal à un certain moment. Il semblerait en effet qu'un des paliers lâche (vers la 24ème seconde, suivie de véritables bruits de casseroles) ce que les pistons ne semblent pas apprécier ! Après s'être regardés pendant 5 ou 6 secondes, l'un d'entre eux abandonne la partie et les autres ne tardent pas à suivre, entraînant une explosion comme on aimerait en voir plus souvent:

 

 

 

Enfin, plus marrant pour finir. Au grand désespoir de son épouse, ce gentil internaute a décidé de sacrifier sa machine à laver pour nous rappeler quelques principes issus des équations du mouvement en mécanique. Bon, sa machine n'a pas l'air bien neuve non plus, au bruit qu'elle fait pendant toute la première partie du film. Mais lorsque notre ami décide de lui ajouter un peu de balourd, elle ne tarde pas à rendre l'âme. Admirez ces soubresauts, comme si la bête refusait de mourir:

 

 

 

 

Portez vous bien ! Évitez les trop fortes vibrations et, en cas de souci, n'hésitez pas à appeler Mecadyn. On verra ce qu'on peut faire pour vous.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 14:44

Mainteniciens, mainteniciennes de tous les pays, unissez-vous !

 

Houla, qu'est ce qui m'arrive ? J'ai dû m'endormir sur le dernier ouvrage de Marx, j'ai encore la marque de la reliure sur la joue...

 

livre.jpg

 

 

Non en fait je viens de découvrir que le mot maintenicien (et son féminin associé) existait bel et bien. Bon attention, pas dans le Littré quand même, ni dans le Larousse, mais il semble connu de certains dictionnaires et signifie mécanicien de maintenance (tant pis pour les électriciens ou automaticiens...): Remarquez, en fouillant un peu j'ai trouvé aussi des gens qui utilisent des maintenanciers et d'autres des mainteneurs.

 

C'est fou ce qu'on fait comme découvertes sur le Net quand on s'emm... utilise intelligemment Google le dimanche.

 

Alors, pourquoi je vous raconte ça ? Ah, oui ! Je voulais vous parler des formations de l'AFPA.

 

 

logo_afpa.gif

 

 

La semaine dernière j'ai participé à l'une des sessions de validation du titre de Technicien de Maintenance Industrielle de l'AFPA à Châtellerault. Cette formation de niveau IV (Bac) se déroule sur 11 mois et s'adresse à des gens qui souhaitent changer de parcours professionnel ou valider leur expérience. Pour ceux que ça intéresse tous les détails sont sur cette page.

 

J'y participe plus ou moins régulièrement depuis 8 ans, m'y impliquant encore plus sérieusement depuis que j'ai la casquette du chef d'entreprise ;-) Ce type de formation mérite en effet d'être soutenu et valorisé, ne serait-ce qu'en raison du niveau pointu de l'enseignement, mais aussi du degré d'implication des élèves. À chaque fois je suis bluffé pas ces personnes (hommes ou femmes) qui viennent d'origines très diverses (ouvriers qualifiés, anciens commerciaux cherchant une reconversion, techniciens supérieurs voulant repartir sur le terrain, intérimaires de longues durées voulant enfin se poser, électriciens se perfectionnant,...). Tous n'obtiendront pas forcément le diplôme, mais leur motivation est sans commune mesure avec celle des lycéens de l'éducation nationale. Ils mettent en effet en jeu leur carrière, leur changement professionnel, et ne peuvent se permettre de perdre une année supplémentaire s'ils échouent.

 

Ceux qui sortent avec ce diplôme de TMI en poche sont quasiment assurés de trouver du boulot dans les semaines qui suivent. Pour un patron ces salariés réunissent en effet les qualités d'un technicien compétent et d'une personne qui a déjà travaillé et sait se remettre en question.

 

Longue vie à l'AFPA et félicitation à tous ces formateurs qui s'y investissent au quotidien !

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 07:07

Retour à la technique avec les ventilateurs !

 

 

RoueDoubleVentilateur.jpeg

RoueVentilateur.jpeg

Pas ceux qu'on trouve dans les bureaux pour rafraîchir l'air, non, ceux qui équipent les usines de production. On en trouve partout: les uns en forme de cage d'écureuil pour les aéroréfrigérants, d'autres centrifuges pour évacuer des poussières ou brasser l'air dans les fours, d'autres encore en forme d'hélices pour refroidir.

 

 

 

 

 

 

Documents Howden

 

Tous fonctionnent sur un principe simple: un moteur les fait tourner à une certaine vitesse et la rotation de leurs pales produit le mouvement de l'air désiré. Avec plus ou moins de débit, plus ou ou moins de pression selon l'orientation des pales et la forme de celles-ci. Les plus courants sont les ventilateurs centrifuges, dont un fabricant reconnu dans le monde industriel nous présente ses réalisations à travers une petite vidéo:

 

euroventilatori2.jpg

Euroventilatori (cliquer sur l'image)

 

Pour ne pas faire de jaloux, voici aussi l'adresse du site d'un autre grand de la ventilation industrielle, avec des explications intéressantes sur les différents profils de roue à adopter en fonction de l'application: Ventilateurs Fevi

 

Si je vous parle de tout ça c'est que Mecadyn vient d'équilibrer quelques uns de ces ventilateurs, non sans mal car certains d'entre eux tournaient en sens inverse de celui pour lequel ils ont normalement été conçus ! Il s'agit d'appareils installés sur des fours de traitement thermique et l'exploitant ne manquera pas de corriger le tir lors du redémarrage de la production à la fin du mois. Ça sert aussi à ça la maintenance conditionnelle: intervenir sur des équipements pour éviter les défaillances, et en profiter pour vérifier les conditions d'utilisation des différentes machines.

 

Et pendant que je suis dans la ventilation, je ne peux passer sous silence la gentille arnaque commerciale de Dyson, faisant croire à l'invention révolutionnaire d'un ventilateur sans pâles ! Alors que le ventilateur est dans la boîte, qu'il est bien composé d'une turbine qui tourne, avec des pâles, et que le gros machin au dessus ne sert qu'à capter l'air et à le diffuser, comme une volute. Il paraît que 650 ingénieurs ont travaillé pour nous concocter un ventilateur de table à 300 € minimum ! Il fallait au moins ça pour contenter nos bobos des villes, c'est sûr ;-)

 

dzn_Air-Multiplier-by-Dyson-5.jpg

Le ventilateur Dyson (c)

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 08:48

Il y a quelques jours en Russie, à Volgograd précisément, s'est déroulé un phénomène rarissime dont voici quelques images:

 

 

 

Non, vous ne rêvez pas, et il n'y a pas de trucage. Ce pont de béton et d'acier pesant plusieurs dizaines de milliers de tonnes se tord et ondule comme un vulgaire spaghetti. Vous ne le croyez pas ? Voyez ce qui est arrivé au pont de Tacoma en 1940 aux États-Unis:

 

 

 

 

Ce cas est resté célèbre, et l'analyse du phénomène permet aujourd'hui de construire en toute sécurité des ponts suspendus (sauf à Volgograd visiblement...). Contrairement à ce qu'on pourrait penser il ne s'agit nullement d'un phénomène de résonance, c'est à dire d'une coïncidence entre les fréquences des tourbillons de vent et les fréquences propres de la structure.

Non, il s'agit d'une instabilité dynamique. Le vent qui souffle sur un pont le fait toujours vibrer et si la vitesse n'est pas trop forte ces vibrations vont être vite amorties puis disparaître. Mais lorsque le vent est trop fort et qu'il dépasse une certaine vitesse (qu'on appelle la vitesse critique) les vibrations du pont ne s'amortissent plus. Aux contraires elles s'amplifient ! Le tablier du pont se déforme, ce qui provoque une modification au niveau du vent, donc une augmentation de la déformation, etc. Une chaîne sans fin appelée instabilité et que ce petit film didactique explique mieux qu'un long discours:

 

 

 

Le pont de Volgograd date d'Octobre dernier. Il y a fort à parier qu'il s'écroulera un jour comme le pont de Tacoma si rien n'est fait pour modifier sa structure...

Et dans l'industrie me direz vous ? Ça n'existe pas ce genre de phénomène. Eh bien si ! Dans le cas par exemple de paliers fluides utilisés pour des machines tournant à grande vitesse, le même phénomène d'instabilité peut se produire. La machine s'emballe et finit par s'envoler, littéralement ! Comme ce turbo alternateur d'une centrale électrique dans les années 70, dont on m'a parlé à plusieurs reprises mais dont je suis infoutu de me rappeler du nom (help ! Si quelqu'un a une information là-dessus). Le groupe de plusieurs MW, une fois les paliers cassés sous l'effet des vibrations sans cesse amplifiées, avait traversé le toit de l'usine et était retombé quelques dizaines de mètres plus loin !

Et paf l'alternateur !

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 11:23

DSCN0963.JPG

 

Encore un équilibrage sur site réussi. Victoire ! Ce genre d'opération n'est jamais gagné d'avance, raison de plus pour que je la savoure sans modération ;-)

 

Or donc, cette semaine je suis intervenu sur un ventilateur soufreuteux* qui vibrait tellement que toute la structure alentour en tremblait de peur. Les vibrations globales atteignaient 40 mm/s sur l'un des paliers, chiffre qui ne dit peut être pas grand chose au commun des mortels mais qu'il suffit de comparer aux valeurs données sur ce précédent article pour comprendre. C'est simple, le niveau de vibration est 20 fois supérieur à ce qu'il devrait être pour un fonctionnement correct. Il était temps d'agir si on ne voulait pas que les dégâts finissent pas coûter très cher !

 

Le plus souvent de telles vibrations sur un ventilateur ont pour origine un déséquilibre du rotor (que tout le monde appelle de manière impropre une turbine, mais bon c'est l'usage...). Oui mézencor ? Une turbine déséquilibrée c'est grave docteur ? Oui, c'est grave, il faut opérer !

 

Cependant, avant d'ouvrir le corps de la bête et de procéder à l'opération chirurgicale, encore faut-il savoir de quel déséquilibre il s'agit. Il en existe de 3 sortes:

- le plus connu est le balourd: c'est-à-dire que le centre de gravité du rotor est décalé par rapport à l'axe de rotation. Une mauvaise répartition de masse en quelque sorte. Un défaut difficile à éviter, mais facile à corriger avec un matériel approprié et en ajoutant de petites masses sur le pourtour de la roue (comme pour une roue de voiture d'ailleurs).

- un peu moins connu mais facile à visualiser: le voile. On dit qu'une roue est voilée lorsque sa paroi verticale se déplace lors de sa rotation. On peut le voir à l'oeil en faisant tourner la roue à la main, et c'est extrêmement difficile à corriger. Si on y tient vraiment on peut diminuer le défaut par ajout de masses près du centre de rotation, mais le mieux est de remplacer la roue voilée par une neuve...

- plus rare sur une installation industrielle: le faux-rond. Il s'agit d'un défaut d'excentration, l'axe de rotation de la roue étant décalé par rapport à l'axe théorique. Ce défaut peut aussi être corrigé comme pour un balourd mais il est plus intelligent de reprendre l'alésage du moyeu et de supprimer le faux-rond.

 

Les analyses vibratoires ne permettent pas de distinguer avec certitude ces trois causes de déséquilibre. Certaines méthodes donnent des pistes et aident à se faire une idée avant d'intervenir. Mais comme elles font partie des secrets du métier, je ne les dévoilerai pas ici ;-)

 

Sur le ventilateur en question il ne s'agissait que d'un vulgaire balourd, provoqué par l'accumulation de poussières et de calcaire sur les aubes de la roue. Une fois bien nettoyé et équilibré le ventilateur a retrouvé une seconde jeunesse avec des vibrations de l'ordre de 3 mm/s sur les paliers.

 

PhotoBroche.jpg

 

Les ventilateurs ne sont pas les seules machines que l'on peut équilibrer sur site: aéroréfrigérants, moteurs, turbines, accouplements ou broyeurs font partie de ces machines équilibrables, dont vous pourrez trouver des représentations sur le site internet de Mecadyn. La photo ci-dessus montre une mise en oeuvre un peu particulière, sur une broche de machine outil tournant à 12 000 tr/min. Ici ce sont des grains de plomb de quelques milligrammes qui ont servi à équilibrer le rotor.

 

* ce n'est pas celui de l'image, mais disons qu'il pourrait lui ressembler.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:08
AnalyseTemporelle

 

Lorsque l'on mesure des vibrations le seul signal que l'on obtient au départ ressemble à la courbe représentée ci-dessus. Une fluctuation en fonction du temps. De ce signal il est facile d'extraire:

 

- une amplitude maximale, que l'on appelle de crête à crête, Acc, qui va en quelques sorte représenter les à-coups les plus importants subis par la machine,
- une amplitude efficace, Aeff, qui traduit pendant un temps suffisamment long les vibrations moyennes enregistrées.
 
 
Ces résultats sont bien sûr très insuffisants pour diagnostiquer des défauts sur une installation, mais donnent une première indication de niveau vibratoire. À l'aide de la norme ISO 1816-3 il est en effet possible de donner une tendance selon le type de machine et son mode de fixation. Prenons par exemple des mesures réalisées en mm/s (vitesse vibratoire V) sur une machine de taille moyenne (puissance comprise entre 15 et 300 kW) fixée au sol de manière rigide :
 
 
si V < 1,4 mm/s l'installation est considérée comme neuve,
si 1,4 < V < 2,8 mm/s  elle peut fonctionner sans problème,
si 2,8 < V < 4,5 mm/s une intervention est à prévoir à court terme,
si V > 4,5 mm/s les vibrations créent de sérieux dommages à l'installation.
 
 
Associés à des signaux vert, jaune, orange et rouge ces indications représentent en fait la base de la maintenance conditionnelle en contrôle vibratoire. Pour des machines simples (un moteur, une pompe) cela suffit amplement, mais dès que la cinématique est plus compliquée ou que l'on veut réellement savoir d'où viennent les vibrations sans avoir à tout démonter, il faut utiliser des techniques plus poussées.
 
 
Et c'est là qu'interviennent les mathématiques. Non, ne fuyez pas ! Il n'y a pas besoin d'être un scientifique pointu pour exploiter ces techniques. Aujourd'hui les appareils d'analyse et les ordinateurs le font pour nous, et il n'est plus vraiment nécessaire de savoir ce qu'est une décomposition en séries de Fourier !
 
 
En pratique le signal vibratoire est enregistré pendant quelques secondes puis décortiqué. En fait on transforme la représentation en fonction du temps en une courbe en fonction de la fréquence, comme celle qui est montrée ci-dessous et qu'on appelle un spectre.
 
AnalyseSpectrale.jpg

 

Ce qu'on ne peut pas observer sur un signal brut est accessible grâce à cette transformation mathématique, aussi appelée analyse spectrale. Chaque pic ressortant de manière nette sur cette courbe correspond à une fréquence bien définie du signal vibratoire, propre aux différents composants de la machine, une signature en quelque sorte. Un pignon de 35 dents signe par exemple son forfait en faisant ressortir une amplitude élevée à la fréquence de 35 fois la vitesse de rotation principale. Toutes les anomalies peuvent ainsi être dépistées et le travail de détective s'en trouve largement facilité !
 

 

 
Vous trouverez des exemples d'application à cet endroit du site de Mecadyn. N'hésitez pas à prendre contact si vous souhaitez avoir des explications plus complètes sur ces analyses.
 
 
 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:47

EtiquetageVentilateur.jpg
Puissance acoustique mesurée in situ
sur un ventilateur d'extraction

Pour démarrer dans la bonne humeur cette nouvelle année que je souhaite à tous mes lecteurs meilleure que 2009, voici un petit topo technique sur l'une des activités de Mecadyn:
 

L'acoustique
 

Les prestations dans ce domaine sont complémentaires de celles réalisées en contrôle vibratoire. Elles répondent à des besoins industriels bien précis:
 

  1. 1) diagnostiquer et comprendre un bruit gênant dans un atelier ou autour d'une machine,

  2. 2) caractériser les bruits émis par une machine et informer selon les normes en vigueur,

  3. 3) améliorer les conditions de travail ou diminuer les gênes du voisinage.


Nous disposons pour cela de tout un arsenal de normes, réglementations et procédures:

  • * les normes ISO 11202 et ISO 3744 sont les plus utilisées pour les mesures acoustiques et l'étiquetage des machines selon les directives européennes,

  • * pour les relevés de bruit dans l'environnement on s'appuiera le plus souvent sur la norme ISO 1996-2.

Pour ce type de prestation il faut utiliser un sonomètre de classe I ou II qui permette la mesure de bruit global (pondéré A ou C) mais aussi l'analyse par bandes de tiers d'octave ou d'octave.
 

 

Les relevés de pressions acoustiques sont ensuite interprétés pour:


  1. 1) localiser les sources principales de bruits et proposer des remèdes,
     

  2. 2) déterminer la pression acoustique moyenne émise par l'installation,
     

  3. 3) calculer sa puissance acoustique.

 


La prochaine fois nous parlerons de cette fameuse puissance acoustique !



 

 

 

 

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