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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:25

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L'IGF (Inspection Générale des Finances) et l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) viennent de sortir leur rapport d'évaluation sur le régime d'auto-entrepreneur. Il est consultable en intégralité sur cette page.

 

Pour mémoire, ou pour ceux qui ne sont pas trop au courant, ce régime est un dispositif simplifié de micro-entreprise individuelle. Mis en place en Janvier 2009 il permet de tester une activité de travailleur indépendant ou d'avoir des revenus complémentaires. J'en avais parlé ici à l'époque puis un peu plus tard .

 

Les artisans, avant même la mise en place de ce régime, s'y était vivement opposés et avaient à plusieurs reprises obtenu des aménagements concernant leurs professions. Mais ça n'a jamais suffi à apaiser leur grogne, notamment chez les plus remontés, ceux du bâtiment, qui réclament la suppression pure et simple de ce régime. Que dis donc ce rapport rédigé suite à la promesse que leur a faite le Ministère de l'Artisanat et du Commerce par la bouche de Sylvia Pinel ?

 

Il faut dabord souligner la qualité du document fourni. Tout y est parfaitement disséqué, du coût de ce régime pour la Nation jusqu'aux revendications des différents syndicats professionnels. C'est une mine d'information pour tous ceux qui s'intéressent à la création d'entreprise et qui permet de quantifier réellement ce qu'apporte ce système de l'auto-entreprise après 4 années complètes d'existence. Les recommandations fournies à la fin du rapport sont au nombre de 28. En voici une synthèse :

 

* conserver les paramètres fondamentaux du régime en matière d'obligation sociale: déclaration et prélèvement au fur et à mesure des recettes,

* renforcer certains droits (indemnités journalières maladie et maternité),

* aménager le paiement de la cotisation foncière des entreprises,

* faire un distingo net entre l'AE qui s'inscrit pour faire de son entreprise son activité principale et celui qui le fait comme activité complémentaire,

* mettre en place des statistiques plus pertinentes pour le suivi de ce régime,

* justifier obligatoirement des qualifications et assurances professionnelles avant l'exercice de toute activité artisanale réglementée,

* améliorer l'accompagnement et la formation des auto-entrepreneurs au démarrage de leur entreprise et tout au long de son développement,

* mieux contrôler le respect du code du travail au niveau des entreprises qui font appel à des sous-traitants auto-entrepreneurs.

 

Des propositions logiques et assez consensuelles. Et j'ai gardé le 10ème de la liste pour la fin: Ne pas limiter dans la durée le bénéfice du régime et ne pas modifier les règles de radiation du régime.

 

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C'est pourtant ce que propose de faire Sylvia Pinel, au grand désarroi de centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui ne savent pas bien à quelle sauce ils vont être mangées. Parmi eux on sait bien qu'il y a de jeunes artisans, avec lesquels on peut aisément imaginer une durée limite avant de passer à un autre statut mieux adapté, mais pour beaucoup d'autres cela signifiera une suppression pure et simple de leur activité: femmes aux foyers qui font de l'e-commerce pour compléter les revenus de la famille, secrétaires indépendantes qui se satisfont très bien de ce régime et n'en n'imaginent pas d'autre, prestataires de service à la personne, bénéficiaires du RSA qui n'arrivent pas - ou plus - à se recaser dans le monde du travail salarié,... Les exemples ne manquent pas.

 

La politique ne doit pas être guidée par le seul avis des hauts fonctionnaires, certes, mais il existe à mon avis d'autres méthodes pour satisfaire le lobby des fédérations d'artisans sans avoir à casser ce régime. Rien n'empêche par exemple de différencier les professions réglementées des autres. Une limitation à un an ou deux n'est pas forcément aberrante pour ces artisans, avec un accompagnement sérieux de la Chambre des Métiers comme le préconise le rapport. Mais qu'on fiche la paix aux autres. Les basculer automatiquement au bout de x années dans le régime standard de l'entreprise individuelle n'apporterait strictement rien de bénéfique.

 

Je sais que tous les ministres ne sont pas sur la même position que celle de Sylvia Pinel. La ministre déléguée aux PME, Fleur Pellerin, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, sont plutôt favorable à ce régime pendant cette période de crise et de sous-emploi. Les CCI ou l'ADIE aussi. Il serait regrettable que pour satisfaire une corporation le gouvernement choisisse de s'aligner sur celle - minoritaire - du ministre de l'artisanat et du commerce. Je leur souhaite de mettre en place une solution juste et adaptée. Ne serait-ce que pour ne pas décourager l'entrepreneuriat en France !

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:54

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Il y a longtemps que je n'ai pas fait un article sur la gestion d'entreprise. Et j'ai tort. Car je m'aperçois que de nombreux lecteurs arrivent ici en posant des questions sur ce sujet. Je m'en vais donc illico rattraper mon retard ! Le sujet à la mode dans les mots clés tapés par mes visiteurs concerne les revenus des gérants de sociétés en SARL ou en SAS. Sans doute parce que j'avais parlé de ce sujet il y a 2 ou 3 ans, mais aussi parce que le statut de SAS fait aujourd'hui un tabac auprès des créateurs d'entreprises.

 

Pourquoi un tel succès alors que ce statut est plus coûteux, et qu'il a surtout été fait au départ pour assouplir les SA et non pour se substituer aux SARL ? J'avoue être resté longtemps très perplexe. Faisons en effet un petit comparatif entre ce ce que gagne aujourd'hui un patron Jean en EURL (c'est-à-dire une SARL avec un seul associé) et un autre (Pierre) en SASU (là aussi une personne toute seule, mais en SAS). Les deux sont commerçants, font le même chiffre d'affaire (qui leur donne à chacun un résultat brut de 50 000 € avant charges et impôts) et ont la même situation familiale :

 

1ère hypothèse : Jean et Pierre utilisent l'intégralité des bénéfices de leur société pour se rémunérer. Ils ne se versent pas de dividendes.

 

Jean, en tant que gérant majoritaire de son EURL, est travailleur non salarié. Il cotise au RSI et paye chaque année en fonction de ses revenus nets de l'année N-2. En régime de croisière, avec un Bénéfice hors charges de 50 000 €, il pourra se rémunérer 33 400 € net par an avant impôt. Les cotisations sociales représentent environ 50% de son revenu net (16 600 €). Pour améliorer sa retraite il pourra souscrire un contrat Madelin, c'est-à-dire placer tous les mois une somme d'argent déductible des impôts et qui constituera une rente supplémentaire le moment venu.

 

Pierre, qui a choisi d'être président de SASU a le statut d'assimilé salarié. Il cotise donc comme pour un salarié (cadre) classique sauf pour les cotisations chômage dont il est dispensé puisque ne pouvant pas y avoir droit. Avec le même bénéfice que Jean il pourra se verser un salaire net de 28 500 € avant impôt. Les cotisations sociales (salariales et patronales) sont en effet de 75% de ce revenu net (21 500 €). Pour bénéficier de la même retraite que Jean il faudra en plus qu'il cotise à un régime facultatif supplémentaire qui, à la différence d'un contrat Madelin, n'est pas déductible des impôts.

 

Entre les deux systèmes, il n'y a pas photo, celui de gérant d'EURL est nettement plus avantageux que celui de président de SASU.

 

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2ème hypothèse: Jean et Pierre se versent une partie du résultat de leur entreprise sous forme de dividendes.

 

C'est évidemment l'hypothèse qu'il faut privilégier lorsqu'on gère une société. Le patron se verse tous les mois un revenu défini à l'avance et récupère à la fin de l'année le bénéfice une fois l'impôt sur les sociétés déduit. Jusqu'à cette année les dividendes ainsi versés n'étaient soumis qu'à la CSG-CRDS, ce qui donnait un réel avantage à procéder de la sorte. Avantage strictement identique en SARL comme en SAS, ce qui n'améliore pas le sort de Pierre par rapport à Jean, l'écart restant toujours le même au niveau du revenu (voir hypothèse 1).

 

Mais avec la nouvelle loi de finance 2013 les dividendes des SARL seront assujettis aux cotisations sociales dès qu'ils dépasseront 10% des capitaux propres, suivant le même principe que l'EIRL. Cela diminue l'intérêt d'être en société sauf... en SAS, statut qui n'est pas - pour le moment - concerné par ce nouveau dispositif. Il fallut donc peu de temps à de nombreux experts comptables et autres consultants pour s'engouffrer dans cette brèche et la proposer à leurs clients. Même s'il est peu probable que cet avantage perdure, c'est toujours ça de gagné...

 

Et puis, même sans cette nouvelle loi de finance, il y a deux avantages essentiels que les défenseurs de la SAS/SASU mettent en avant auprès de nos amis Jean et Pierre:

- même en l'absence de revenu, Jean doit cotiser un minimum. Il devra également subir les difficultés relationnelles avec le RSI, qui n'a toujours pas réussi à éliminer tous ses problèmes de fonctionnement.

- Pierre ne paiera aucune cotisation sociale (hors CSG/CRDS) s'il ne se verse pas de salaire. Et s'il s'en verse il paiera chaque trimestre ses charges à l'URSSAF (dont le système s'est simplifié avec le temps) et à sa caisse de retraite exactement en proportion, sans rattrapage ni difficulté particulière.

 

Pour celui qui doit gérer la comptabilité de la société, il est évident qu'il vaut mieux qu'il travaille avec Pierre qu'avec Jean. C'est dans ce sens là qu'oeuvrent de nombreux experts comptables, oubliant de dire qu'une SAS coûte plus cher en cotisations sociales dès que le responsable prend un salaire, et que s'il n'en prend pas il n'a ni sécurité sociale, ni indemnités journalières, ni retraite...

 

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Chers confrères créateurs d'entreprises, futurs entrepreneurs, faites bien vos estimations, prenez l'avis de plusieurs experts (à la CCI, la CMA ou parmi d'autres chefs d'entreprise) mais n'écoutez pas trop les sirènes ! Si vous avez la moindre question ou un complément à apporter, n'hésitez pas à laisser ici un commentaire.

 

 

PS: Non, les images des skieurs ne sont pas là pour illustrer le parcours de combattant du chef d'entreprise, mais pour évoquer la re-localisation des skis Rossignol en France. Nous en reparlerons .

 

Edit du 4/02/2014: la suite de cet article sur les comparatifs SASU-EURL est ici --> http://mecadyn.over-blog.com/2014/02/sas-sarl-sasu-eurl-ou-le-dilemme-de-l-entrepreneur.html

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:48

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Sympa cette petite vidéo sur la façon dont les entrepreneurs se définissent. Hop, je partage:

 

 

 

Et pour vous, entreprendre c'est quoi ?

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 09:17

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J'en avais parlé ici : En Touraine on aime l'industrie ! On aime et on le fait savoir. Hier s'est terminé le 3ème salon Made in Touraine, une occasion rare de voir les industries du département se montrer en un même lieu au grand public, aux scolaires, aux étudiants. Il y avait rassemblés à Tours les grands groupes que sont Michelin, Pfizer, STMicroElectronics ou SKF, mais aussi de nombreuses petites entreprises venues faire connaître leurs savoir faire.

 

Dans la Touraine du Sud, qui regroupe plusieurs communautés de communes autour de Loches, Ligueil, Descartes, Montrésor, le parti pris avait été de monter un stand unique, suffisamment grand et visible pour attirer l'oeil et les visiteurs. Cette action très forte, relayée par des associations d'entrepreneurs (STE à Loches et le GEST à Descartes) ainsi que la Communauté de Communes de Loches Développement, avait démarré quelques semaines auparavant avec la publication d'un guide: "Vous allez adorer entreprendre en Touraine côté sud"

 

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Un guide entièrement conçu, réalisé et imprimé par des entreprises de ce petit coin de Touraine, démontrant ainsi qu'il n'y a pas que des châteaux et des prairies autour de Loches. Les pouvoirs politiques locaux qui admettent avoir jusqu'à présent prodigué leurs plus gros efforts sur le tourisme et le commerce sont prêtes aujourd'hui à défendre avec la même énergie leur territoire sous l'angle de l'emploi industriel. Mecadyn se devait de participer à cet engouement collectif !

 

Avec d'autres petites entreprises nous étions donc présents lors de la sortie officielle de ce guide le 8 Novembre dernier à la Fonderie Abilly et nous sommes venus apporter notre contribution sur le stand de la Touraine Côté Sud. Une belle réussite si j'en crois le nombre de visiteurs et les échanges très riches que nous avons pu y avoir. Qu'est-ce que ça fait plaisir de voir autant de gens portés par le même élan ! Celui de faire connaître les métiers industriels, allant de la fabrication de boîtes de biscuit au montage de bâtiments métalliques en passant par le mobilier design en céramique.

 

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De belles rencontres d'entrepreneurs mais aussi la démonstration d'un dynamisme à toute épreuve des salariés au sein des collectivités locales et qui n'ont pas compté leur temps ni ménagé leurs efforts. Merci à eux. On recommence quand vous voulez !

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:07

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Pâté de pommes de terre, petit salé aux lentilles, fourme d'Ambert, le tout accompagné d'un Saint-Pourçain ! Ça vous dit quelque chose ? L'Auvergne ! L'Auvergne gastronomique pour être plus précis, traversée lors d'un week-end mémorable et revitalisant !

 

Avec ses sublimes chateaux-forts installés sur des pitons rocheux improbables. On se demande d'ailleurs comment les assaillants arrivaient à s'imposer. Sans doute attendaient-ils - au prix de quelques soldats sacrifiés - qu'il n'y ait plus de poix ni d'huile chaude à se voir déverser sur la tête...

 

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Ses viaducs pour se frayer un chemin à travers monts, vaux et volcans. Quelques résidences secondaires extirpées de vieux bâtiments moyennageux retapés et complétés au cours des siècles.

 

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Et puis, l'accueil chaleureux des auvergnats. Le sourire d'une patronne de restaurant de Riom un dimanche d'Octobre vaut tous les repas de la Tour d'Argent à Paris !

 

Mais l'Auvergne, c'est aussi un territoire industriel (je perd pas le nord, hein ?). Et en premier lieu, évidemment, le fief de Michelin, seule société du CAC40 a ne pas avoir son siège en région parisienne.

 

À l'occasion de la visite de l'Aventure Michelin (que je recommande à tous ceux qui passent à Clermont-Ferrand, amoureux de technique, d'histoire, d'industrie, de sport, de voyage ou tout simplement curieux) je me suis rappelé de cette BD d'Astérix, le bouclier arverne, dans laquelle nos deux aventuriers gaulois enquêtent notamment dans une usine de fabrication de roues à Nemessos (Clermont-Ferrand). L'allusion est évidente bien sûr. Et comme nous l'explique Goscinny sur cette planche, Obélix s'en serait inspirée pour créer sa compagnie de livraison de menhirs:

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Huit ans après cette découverte il franchissait le pas en créant sa société "Obléix et Compagnie". C'est à peu près le temps qu'il m'aura fallu aussi entre le moment où a germé dans mon esprit l'idée de création d'une entreprise et celui où je me suis lancé. Rien n'aurait donc changé depuis l'époque gallo-romaine ? On en reparlera lors d'un prochain article !

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 12:05

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WTF diraient mes fils !

 

J'avais déjà eu un aperçu des effets pervers de l'information qui tourne en boucle sur Internet, mais là on frôle la grande psychose collective depuis hier au sujet des auto-entrepreneurs !

 

Je résume la situation pour les ceusses qui sont intéressés mais qui étaient partis en randonnée, sortent des limbes d'un week-end bien arrosé ou viennent de terminer leur repas avec leur belle famille:

 

- Vendredi a été présenté le projet de loi de finances (PLF) pour 2013, projet dans lequel il est prévu un alignement du régime de cotisation sociale des autoentrepreneurs sur celui des autres entrepreneurs individuels. Phrase que certains journaux et les associations de défense des auto-entrepreneurs (tiens, ça me fait penser qu'il faudra que je fasse un article un jour sur ces associations...) se sont empressés d'utiliser pour signifier que le gouvernement voulait supprimer ce régime !

 

- le soir même et le lendemain matin les réseaux du Net s'enflamment, comme toujours dès qu'on leur jette en pâture une information susceptible de les mobiliser. Tout y passe: du tweet rageur d'un AE trahi, aux demandes de pétitions en passant par les appels à la mobilisation ! Un remake de 1789, c'est la lutte finale revue et corrigée par des armées de petits indépendants prêts à défendre leur territoire soudain attaqué par des pas gentils qui veulent les renvoyer à Pôle Emploi, les empêcher de financer leurs études, les assassiner, les euthanasier (citations véridiques).

 

- la presse étrangère se délecte de ce mauvais sort qui est fait à l'entrepreneuriat en France, et parle de racket ! Certains petits malins en profitent pour faire leur pub sur l'offshore et annoncent que de nombreux auto-entrepreneurs ont pris contact pour aller s'installer à Londres ! L'évasion est en cours, une terreur digne de celle du 4 Août enflamme twitter, à l'échaffaud les affreux socialistes !

 

- aujourd'hui c'est l'affolement général, et ce malgré les apaisements de la ministre du commerce et de l'artisanat hier dans le Parisien et les propos plus mesurés des représentants d'AE. Plus personne ne maîtrise rien, plus personne n'arrive à écouter les explications. L'irrationnel a pris la place du raisonnement réfléchi et mesuré. Fin de la boucle...

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Amis internautes et confrères entrepreneurs, réagissez ! Vous êtes pris dans une spirale d'intoxication, une vaste manipulation de laquelle il vous faut sortir. Qui en seront sinon les gagnants ?

 

- le gouvernement, qui aura réussi à rassurer les artisans de la FFB pendant au moins quelque temps (car s'il y a bien une haine vis-à-vis du régime AE, croyez-moi, c'est dans ce type d'organisation professionnelle que vous la trouverez. Pas en jupe avec un joli sourire, non).

- les associations de défense des auto-entrepreneurs, créées de toute pièce par de gentils opportunistes le 1er Janvier 2009 pour vendre des services et qui voient ici l'occasion de remporter une vraie-fausse victoire.

- les opposants au gouvernement qui en profitent pour taper sur le régime en place et gagner des points pour les prochaines élections.

 

Et vous, les AE dans tout ça, qu'allez vous gagner ? Une augmentation de votre taux de cotisation. Ah bon, que ça ? Ben oui. Et comme évidemment vous aurez déjà dépensé toute votre énergie à combattre les moulins à vent ce week-end vous avalerez sans difficulté cette pillule. Pendant ce temps les autres travailleurs indépendants vous regardent, un peu amusés de vous voir vous débattre dans cette vaste intoxication médiatique, mais surtout agacés. Agacés, car pendant ce temps il y a une crise économique sévère, des artisans et commerçants qui peinent à poursuivre leurs activités, des gérants de sociétés qui vont souffrir de charges supplémentaires. Et si plutôt que de signer des pétitions à vocation purement individualiste et sans fondement on se serrait un peu plus les coudes et qu'on avançait de manière réfléchie et collective pour défendre nos intérêts d'entrepreneurs et contribuer à endiguer ce fléau du chômage ? Non ?

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 11:44

 

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Créateurs d'entreprise, gérants de sociétés ou entrepreneurs individuels déjà installés vous apprécierez ce nouveau site dédié à l'entreprise et qui ouvre ses portes aujourd'hui. Questions d'entreprise c'est à la fois un lieu où l'on peut se tenir informé des dernières actualités économiques et trouver des informations pratiques sur la création ou la gestion d'entreprise.

 

 

Mais c'est avant tout un site géré et animé par les chefs d'entreprise eux-même, soit parce qu'ils ont une forte expérience dans le domaine soit parce qu'ils aiment partager leur passion de l'entrepreneuriat. À une époque où on a tendance à les montrer du doigt, à les stigmatiser comme des individualistes suffisants voire d'odieux exploiteurs, c'est intéressant de voir que beaucoup d'entre eux sont prêts à aider les autres dans leurs démarches de création ou de gestion de leur propre entreprise.

 

Alors comme aujourd'hui j'ai un peu la flemme d'écrire un article de blog, je vous convie à lire celui concernant la formation: Chefs d'entreprise formez-vous ! J'en profite pour faire ici la promotion d'une entreprise spécialisée dans ce domaine, qui propose des formations sur mesure, une recherche de solutions de financement et une prise en charge administrative de qualité et efficace: Visaction. N'hésitez pas à les consulter !

 

Et pour ceux que l'aventure de la création à l'étranger démange, je conseille la lecture de cet interview d'un entrepreneur français installé depuis peu au Québec et qui explique à tous ceux qui veulent faire comme lui comment s'y prendre. Bien loin de la démarche du businessman qui souhaite s'expatrier pour des raisons fiscales son parcours est celui d'un jeune français qui a eu envie à un moment de créer son entreprise à l'endroit qui lui plaisait. Très enrichissant !

 

drapeau Quebec

 

Créer son entreprise au Québec.

 

 

Longue vie aux entrepreneurs de tous horizons !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:26

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Un article récent des echos.fr m'a donné envie de donner ici mon avis sur les notions de conseil, d'expertise, de consulting (arrrrg !) voire de coaching (re-arrrrrg !). Il s'agit d'un texte très pertinent sur les fondamentaux pour savoir vendre de la prestation de conseil. Merci à Catherine, gérante de Club'Créafirm de me l'avoir fait partager.

 

Quand je dis que cet article est pertinent c'est que je trouve qu'il explique parfaitement ce qu'un consultant doit faire pour convaincre un client: être altruiste, à l'écoute, clair, précis et rassurant. En préambule il est précisé que les prestations de conseil sont sans doute ce qu'il y a de plus difficile à vendre. C'est vrai. Mais n'est-ce pas aussi une question de vocabulaire ? Je regrette que l'article ne pointe pas assez du doigt cette différence fondamentale entre le conseil et l'expertise.

 

Tout le monde peut donner des conseils, mais rares sont ceux qui sont experts dans un domaine précis et qui peuvent monnayer leur savoir faire. Et plus ce degré d'expertise est élevé, plus il pourra être vendu cher. C'est exactement le même principe que lorsqu'on va voir un médecin (surtout s'il s'agit d'un spécialiste): on n'attend pas de lui qu'il vous donne un conseil mais qu'il pose un diagnostic et apporte des solutions. En Chine, je ne sais pas si c'est toujours vrai, mais on rémunérait à une époque les médecins uniquement lorsqu'ils guérissaient leurs patients. Les conseillers devraient être rémunérés de la même manière. C'est d'ailleurs un des points évoqués au début de l'article, s'adressant aux consultants: Vous devez aider votre client pour qu’un jour il n’ait plus besoin de vous, en échange de quoi il vous versera de l’argent.

 

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Quand je vois de jeunes entrepreneurs vouloir se lancer dans le conseil aux entreprises sans expérience significative, je me dis que cela rélève de la pure folie. Le pire étant ceux qui s'appuient sur des outils de gestion informatisés et qui pensent que la conduite d'une entreprise se résume à des chiffres... Bon courage à eux et à leurs éventuels clients !

 

En maintenance industrielle, comme dans de nombreux domaines techniques, il est impossible de s'improviser consultant. Soit on sait, soit on ne sait pas. C'est le pragmatisme du mécanicien, avec cette phrase parfois entendue de la part de professionnels au sujet de gens qui pensent tout savoir : "Encore un qui se croit plus vieux que son père !" 

 

Et puisqu'on parle d'expertise et de conseil j'en profite pour faire un peu de publicité pour une société qui édite des logiciels professionnels pointus. Il s'agit de l'entreprise SIROM, qui propose entre autres produits un logiciel d'analyse des causes de défaillance. Ça s'appelle DIAGDEF et le principe repose sur un concept original et dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à présent: le défaillogramme ! En gros il s'agit d'un diagramme qui vous aide à comprendre pourquoi votre machine est tombée en panne, simplement en se basant sur la somme d'expériences acquises sur le matériel. Le principe est connu bien sûr depuis longtemps, mais il est encore peu appliqué en GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur). Ce travail d'expert méritait d'être ici conseillé.

 

exemple defaillogramme

 

Bonne semaine à tous ! Et pour ceux qui cherchent un expert en contrôles vibratoires et diagnostics mécaniques, une seule adresse, celle de MECADYN !

 

 

 

Clich--2008-09-16-09-30-48.jpgCliquez ici !

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 08:58

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Comme je sais que les créateurs d'entreprise sont nombreux à venir sur ce blog, voici un petit questionnaire sans prétention et surtout à vocation ludique pour tester la viabilité de leur projet.

 

Vous vous demandez si c'est le moment de vous lancer ? Vous cherchez à savoir quelles sont les cartes qu'il faut avoir en main pour le faire ? Répondez en toute franchise à ce petit test et notez la lettre correspondant à votre réponse (désolé, un seul choix possible...):

 

 

Quelle est votre situation ?

- aucune, je ne fais rien.  A

- étudiant   B

- salarié, conjoint de salarié ou chômeur récent  C

- chômeur depuis plus de 6 mois   B

- retraité    B

 

Pourquoi voulez-vous créer votre entreprise ?

- parce que je m'ennuie   A

- parce que j'ai la fibre entrepreneuriale   C

- je veux être indépendant    C

- j'ai besoin de sous    B

- j'ai déjà une clientèle, il faut que je régularise    D

 

Quelle est l'activité envisagée ?

- je n'en sais rien   A

- du commerce   B

- aider les autres    A

- un métier artisanal    C

- une activité libérale   B

 

Le public visé ?

- tout le monde    A

- les clients sur Internet    B

- des particuliers    B

- des professionnels et des particuliers    C

- de grandes entreprises     D

 

Avez-vous fait une étude de marché ?

- je ne sais pas ce que c'est    A

- j'ai fait un questionnaire sur Google Docs    A

- Oui, auprès de mes amis, ma famille, mes voisins     B

- j'ai fait un BP détaillé, une analyse sérieuse de la concurrence     C

- je connais déjà le marché pour y travailler depuis plus de 10 ans     D

 

Quel chiffre d'affaire estimez-vous faire au bout de 3 ans ?

- comment voulez vous que je devine ça ?    A

- Entre 0 et 10 000 €    B

- Entre 10 000 et 50 000 €     C

- Entre 50 000 et 200 000 €    C

- Plus de 200 000 €     D

 

Quel sera alors votre revenu net mensuel ?

- Je sais pas, le SMIC ?    A

- Entre 0 et 500 €     B

- Entre 500 et 2000 €     C

- Entre 2000 et 4000 €     C

- Plus de 4000 €     D

 

Prévoyez-vous d'embaucher des salariés ?

- Aucun     B

- De 1 à 3    C

- De 3 à 10    C

- Plus de 10    D

 

Quel est votre âge ?

- Moins de 18 ans    B

- Entre 18 et 30 ans   C

- Entre 30 et 50 ans   D

- Entre 50 et 65 ans   C

- Plus de 65 ans      B

 

Totalisez maintenant vos points selon le barème suivant: A = 0, B = 1, C = 2, D = 3

 

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Résultats:

 

Vous avez entre 2 et 9 points :

Laissez tomber... Le mieux est de poursuivre vos études ou de trouver du boulot.

 

Vous avez entre 10 et 14 points :

Un peu juste pour se lancer dans le vide. Le mieux est de commencer comme auto-entrepreneur et de voir ce que ça donne au bout d'un an.

 

Vous avez entre 15 et 19 points :

Et pourquoi ne pas tenter l'aventure ? Le changement c'est maintenant . En EI, en EURL ou en SAS ?

 

Vous avez entre 20 et 24 points :

Plus d'hésitation, vous êtes mûr pour devenir un futur grand patron (ou patronne) !  

 

Vous avez 25 points

Vous vous êtes planté dans vos réponses. Essayez encore... Et si vous trouvez toujours 25, préparez votre valise pour le Luxembourg !

 

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Bon dimanche à tous !

 

Et pour tous ceux qui ont déjà une entreprise industrielle et qui ont des besoins en contrôle vibratoire, en diagnostic ou équilibrage sur site, une seule adresse ---> celle de MECADYN !


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:01

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Que penser de l'émission "60 jours pour monter ma boîte" qui a été diffusée sur France 4 les 16 et 23 Janvier derniers ?

 

J'ai regardé par curiosité deux des quatre numéros de cette émission et me suis demandé si beaucoup de créateurs allaient se retrouver dans cette présentation dont les grandes lignes sont les suivantes:

 

- au début de chaque épisode 4 candidats présentent leur projet d'entreprise à deux conseillers (appelés ici Business angels, ça fait mieux) qui vont en sélectionner 2 et les aider à concrétiser leur idée,

- 8 entrepreneurs au total vont donc être observés au cours de leur périple de deux mois, franchissant pas à pas les étapes que leur auront assignées les business angels,

- à la fin, s'ils ont bien tout fait comme il faut, les entrepreneurs recevront un chèque... Heu, non... c'est pas ça. Un diplôme ? Mince, j'ai pas bien écouté la fin. Si quelqu'un sait, qu'il le dise ou se taise à jamais !

 

 

 

 

Alors en fait, première chose, mais ça on est habitué avec les médias, il y a un mensonge dans le titre qui n'est pas "60 jours pour monter ma boîte" mais "Quelques conseils pour développer mon entreprise". En effet, les porteurs de projet ne sont pas de futurs créateurs d'entreprise mais ont déjà commencé leur activité et ont surtout besoin d'un coup de pouce pour développer leur affaire, pardon pour booster leur business...

 

Parmi eux il y avait quand même 4 diplômés d'une école de commerce à la tête d'une société qui commercialise du jus de fruit et en a déjà vendu quelques dizaines de milliers de bouteilles. Fin 2010 ils parlaient du succès de leur marque, et de la création de leur entreprise basée quand même sur 150 000 € d'investissement initial. As de la communication ils avaient créé une web-tv et présenté le fruit de leur travail après plusieurs mois d'effort:

 

 

 

 

Deux ans après on n'est déjà plus dans la petite boîte qu'il faut monter en 60 jours... Mais ils sont jeunes et passent bien à l'écran alors, on n'est pas à ce détail près.

 

Je passe sur le montage de l'émission type Star Académie, il faut bien attirer un large public (au passage, je note quand même avec satisfaction que France 4 n'a pas encore adopté le phrasé insupportable du commentateur qui énonce toutes ses phrases de manière monocorde et élève l'intonation à la fin. C'est simple, quand j'en entends un qui parle comme ça, j'ai envie de l'étrangler ! Fin de la parenthèse). Le plus embêtant, c'est le fond, qui manque sérieusement de consistance. Cela vient évidemment du format très court, mais France 4 aurait pu se contenter de suivre deux porteurs de projets (au lieu de huit) et proposer un peu plus de contenu. Là les étapes sont franchies allègrement. En deux coups de cuillère à pot l'entrepreneur trouve le bon fournisseur qu'il cherchait depuis des mois, obtient la confiance d'un distributeur, embauche un salarié ou gagne un prix ! Tout paraît facile, trop facile. Mais c'est sans doute l'objectif recherché, les pouvoirs publics incitant de plus en plus les gens à se lancer, à créer leur boîte... Et après tout, si ça peut susciter des vocations, tant mieux.

 

Il y a quand même un point très positif dans la manière d'aborder chaque montage de projet, c'est que les conseillers - qui sont eux-mêmes des chefs d'entreprise - proposent des étapes concrètes, des phases de terrain où les entrepreneurs devront aller rencontrer des décideurs ou prendre le taureau par les cornes. Pas de paperasses ni de travail administratif, mais du concret. L'objectif final est de vendre (ou d'augmenter son chiffre d'affaires) pas d'inscrire une entreprise au registre du commerce !

 

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En parlant d'aide à la création d'entreprise, il existe sur le Net une grande quantité de forums et de sites dédiés à ce sujet. Le site gautier-girard.com fait partie de ceux qui sont incontournables, comme déjà évoqué à plusieurs reprises sur ce blog. J'ai eu le plaisir d'y participer en tant que modérateur pendant 3 ans jusqu'à ce que Gautier décide de ne pas répondre aux messages que je lui ai adressés, préférant finalement imprimer un tournant à son forum et à nos relations sans un mot ni un regard.

 

Tournons nous aussi la page et refermons les blessures.

 

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Depuis 3 mois je participe activement au développement d'un autre forum, là aussi comme simple modérateur, pour le seul et unique plaisir d'aider ceux qui souhaitent monter leur boîte. Pas en 60 jours, non, je n'ai pas cette prétention ! Mais en donnant des pistes, en proposant des démarches ou en confrontant avec d'autres entrepreneurs nos avis, nos expériences. Sans calcul, comme je l'ai toujours fait. Ce forum s'appelle "Le Forum pour entrepreneurs" tout simplement .

 

Je n'en oublie pas pour autant que j'ai ma propre boîte à faire tourner: MECADYN ! La dynamique au service de la mécanique, que tous les industriels, responsables de maintenance ou techniciens des méthodes pourront retrouver en cliquant ici --->

 

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