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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 10:23



L'activité que j'exerce, la maintenance industrielle, est assez éloignée de l'artisanat tel que chacun peut l'imaginer. Un menuisier, un maçon, une coiffeuse, un bijoutier, tout le monde voit immédiatement le lien avec une profession artisanale. Et pourtant, comme d'autres qui travaillent pour l'industrie, j'appartiens à cette famille et j'en suis plutôt fier, inutile de le cacher.

Au départ pourtant, lorsque MECADYN a été créée, c'est vers la Chambre de Commerce que l'on m'a dirigé. Puis, au cours d'une réunion d'information dans cet organisme, le conseiller technique m'a demandé : 
- Est-ce que vous intervenez sur des machines ? Avez vous des actions de modification, de transformation ? 
- Oui.
- Donc c'est à la Chambre des Métiers qu'il faut vous inscrire !

Une découverte pour moi, qui pensait relever du monde industriel (commercial) ou libéral. Mais finalement je ne regrette pas d'appartenir à cette branche professionnelle. Ce n'est pas ce que je met en avant vis à vis de mes clients, exclusivement industriels, mais je me sens plutôt bien comme Artisan. Grâce à la Chambre des Métiers j'ai pu démarrer mon entreprise dans de bonnes conditions, avec un prêt sur l'honneur et des formations adaptées, notamment à l'intention des 'conjoints collaborateurs'. Les réunions auxquelles je suis convié, les échanges que je peux avoir avec d'autres entrepreneurs m'aident à construire une identité, celle d'une entreprise artisanale qui ne demande qu'à se développer.

J'encourage tous ceux qui veulent se lancer dans des métiers techniques à se rapprocher de leur Chambre des Métiers locale. Une bonne manière d'en découdre avec les règles de l'entreprenariat et la vie professionnelle indépendante.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 06:32
http://www.photo-libre.fr


Pour revenir à la technique, un article rédigé pour Frogetech sur les relations entre bureau d'étude et maintenance:
Experiences Frogetch


Bonne semaine à tous ! 
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 13:14


Nombreux sont les gens qui râlent sur le personnel de l'ANPE, les traitant d'incapables voire plus si manque d'affinité. Les qualificatifs très méprisants ou insultants que l'on peut lire ici ou là, sur des forums ou dans la vie courante, me donnent envie de réagir.

Moi aussi j'ai pu mesurer le fossé qu'il y avait entre cette institution et les attentes des personnes en recherche d'emploi et j'ai frémi devant l'abîme creusé en face des besoins industriels. Plus d'une fois j'ai pesté contre l'inertie ou l'inadéquation du système: à la fois lorsque j'ai recherché des personnes à embaucher dans des secteurs bien précis et que l'ANPE m'envoyait des CV qui n'avaient rien à voir et en tant qu'inscrit lorsque j'ai créé mon entreprise. Mais, depuis, les explications d'une amie qui travaillait dans l'antre de la bête m'ont éclairé sur le véritable problème.

Non, les employés de l'ANPE ne sont pas issus d'un ramassis de bons à rien; oui, on peut y trouver des gens au moins aussi compétents que dans une entreprise du CAC40. Inutile d'attaquer les personnes, c'est bien le système qui est défectueux. Regardons de plus près:

L'ANPE, créée il y a 40 ans pour centraliser les offres d'emploi est devenue un véritable bureau des doléances et le lieu de passage obligé de tous les chômeurs. L'ensemble des agences locales ont finalement pour mission d'encadrer ces bataillons de chômeurs (2 à 3 millions bon an mal an) et leur objectif est aujourd'hui de réduire le nombre d'allocataires. Entre les chômeurs en fin de droit, les cadres licenciés, les jeunes non qualifiés, les personnes en précarité, les profiteurs du système (ben oui, y en a) l'agence a fini par gérer le chômage plutôt qu'à l'éradiquer. On est loin des missions d'insertion et d'emploi que l'on pourrait imaginer et la fusion prochaine avec l'UNEDIC va d'ailleurs définitivement enterrer cette utopie.

Chaque agent de l'ANPE se retrouve avec une moyenne de 150 dossiers à gérer simultanément, avec des protocoles et des règles qui finissent par avoir pour seul but de réduire le nombre de chômeurs et non d'augmenter le nombre de travailleurs. Les moyens mis à leur disposition sont ridicules (informatique obsolète, efficacité mal mesurée, objectifs contradictoires, absence de déroulement de carrière, salaires minables,...). Peut-on demander sérieusement à un organisme (public ou privé) de gérer des cas aussi différents que: l'emploi des saisonniers au moment de la récolte des pommes, le parcours d'un jeune apprenti du bâtiment, le reclassement d'un cadre de 50 ans dans l'informatique, le souhait d'une mère au foyer de reprendre un emploi salarié, l'ouvrier hyper-qualifié qui ne retrouve aucun boulot après la fermeture de son entreprise, l'entrepreneur en recherche d'information sur sa future activité,...

Du coup, depuis 30 ans, une multitude d'agences d'interim ont fleuri et se sont développées sur cet humus. Rien de plus facile: concentrées sur les seuls besoins ponctuels des employeurs et sur l'envie de travailler à court terme des chômeurs elles n'ont eu qu'à mettre l'une en face de l'autre les deux attentes. Leur efficacité repose essentiellement sur le fait qu'elles n'ont rien à gérer d'autre. Un gars qui vient s'inscrire chez elles n'a pas besoin de venir pointer tous les mois pour justifier une quelconque recherche d'emploi. Un patron qui veut embaucher quelqu'un a juste à signer un bon de commande. Les chômeurs qui ne trouvent pas de boulot en intérim retournent au vivier de départ... l'ANPE

Les agences d'interim vont simplement poursuivre leur mission de placement pendant que l'État continuera à panser les plaies. C'est sur ce constat qu'il faut réfléchir, plutôt que d'entretenir la haine vis à vis des employés de l'ANPE. Ce sera plus payant... 
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Published by François - dans Société
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:39
"Crisis ? What crisis ?" Album de Supertramp - 1975

 

Et voilà, on y est ! Comme à chaque fois depuis la création des banques et de la spéculation une crise financière entraîne une dépression économique. Comme on s'y attendait l'inconséquence des sociétés de crédits américaines produit les mêmes mécanismes que ceux provoqués en 2000 par l'explosion de la bulle Internet ou en 1993 par la perte de confiance du système monétaire européen. A quelques rares exceptions près (invasion du Koweit en 1990, attentat du 11/09/2001) les crises économiques sont provoquées par les marchés financiers. En voici la liste depuis 300 ans: Liste des crises financières (Wikipedia)

Virtuels au départ les problèmes deviennent concrets le jour où les banques ne prêtent plus, où les industries ne peuvent plus investir, où les consommateurs n'achètent plus.  Maizalors, me direz vous, que vient faire la maintenance industrielle là-dedans ? J'y arrive.

Le phénomène que nous sommes en train de vivre, et qui se produit à différentes échelles tous les 5 ou 10 ans, est à chaque fois parfaitement prévisible. Lorsque la machine financière s'emballe, c'est sous l'effet de mécanismes en chaîne : spéculation excessive ou hasardeuse, perte de confiance, banques en faillites, production ralentie, chômage, récession,... Il n'y a plus qu'une solution: constater les dégats et réparer pour une nouvelle mise en route jusqu'à la nouvelle panne. Ça ne vous rappelle rien ? Dans l'industrie il s'agit de maintenance CURATIVE. La méthode s'applique de manière judicieuse lorsque les conséquences de la défaillance sont faibles et que le dépannage est de courte durée. Mais lorsque l'industriel veut éviter la catastrophe (une semaine sans produire pas exemple) il met en place une maintenance PRÉVENTIVE. Et même mieux, pour ne pas avoir à intervenir systématiquement il détecte les signaux précurseurs et agit en conséquence. Il fait de la maintenance CONDITIONNELLE. 

Et bien dans notre société économique mondiale du XXIè siècle, non ! On préfère continuer à employer les mêmes méthodes qu'aù XVIIIème. Du curatif. Lorsque la machine fonctionne les marchés financiers et autres banques internationales demandent aux gouvernements de ne pas intervenir. Il n'y a pas beaucoup de lois qui empêchent par exemple de prêter de l'argent à quelqu'un qui ne pourra pas le rembourser, ou d'empêcher une banque de spéculer en une journée plusieurs dizaines de milliards de dollars derrière un ordinateur. Dès que les premiers signaux d'une défaillance apparaissent on continue à laisser tourner la machine en collant un bout de sparadrap et en priant les dieux de la finance pour que tout s'arrange miraculeusement. Crac ! Évidemment, ça casse. Et les responsables de la maintenance (les pouvoirs politiques) et leurs soutiers (les contribuables) que l'on ne voulait pas venir voir mettre du cambouis sur les belles machines encore toutes neuves sont appelés à la rescousse pour réparer les dégâts.

Comme à chaque fois, même avec de la casse la machine économique repartira, dans 6 mois ou un an. Jusqu'à la prochaine fois... 

 

 
 
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Published by François - dans Économie
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:07
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C'est pas dans les habitudes d'un responsable maintenance dans une usine de paniquer mais c'est vrai qu'une vibration excessive sur une machine, en général c'est pas bon signe ! [Remarquez, un responsable maintenance qui se balade en cravate près des courroies d'une machine non carterisée, c'est pas bon signe non plus... Enfin passons.]
 
D'ailleurs, c'est quoi une vibration excessive ? Un ancien ouvrier chez un fabricant de turbines hydrauliques me racontait qu'il vérifiait parfois les faibles vibrations d'une machine en plaçant sur un des paliers une pièce de monnaie sur la tranche. Si celle-ci tombait, c'est que la machine était mal équilibré ou pas alignée. De la maintenance conditionnelle à 1 Franc quoi ! Bon, c'est vrai que dans le passé on faisait des machines robustes. Aujourd'hui on a sérieusement allégé les structures et le coup de la pièce de monnaie est moins facile à appliquer. Mais les principes restent les mêmes: les vibrations destructrices sur une machine sont celles que l'on ressent avec la main. Un capteur (généralement un accéléromètre) exprimera cette vibration « globale » par une mesure de vitesse en mm/s. Et pour que tout le monde soit bien d'accord des normes ont été écrites. La plus récente et la plus communément admise est l'ISO 10816 dont la partie 3 donne des seuils de niveaux vibratoires pour différentes tailles de machines. Par exemple pour un moteur de 100 kW monté sur plots flexibles vous serez dans le Vert si les vibrations mesurées sur les paliers ne dépassent pas 2.3 mm/s (la machine est considérée comme neuve), dans le Jaune (pas de problème) jusque 4.5 mm/s, dans la zone Orange (intervention à prévoir) jusque 7.1 mm/s. Au delà de cette dernière valeur, vous êtes dans le Rouge, il faut décider quelque chose assez vite, les vibrations étant en train d'endommager gravement votre machine.
 
Évidemment, il n'est pas très bien vu de faire arrêter la production entière d'une usine parce qu'un vibreur, un concasseur ou un crible dépassent les vibrations préconisées dans la norme ! Il y a des machines qui sont faites pour vibrer, avec une technologie adaptée, notamment au niveau de la structure et des paliers et, dans ce cas, il faut appliquer des méthodes de surveillance plus poussées pour contrôler leur bon fonctionnement. Nous y reviendrons.
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 11:22

Lorsqu'on démarre une activité comme indépendant il faut savoir à peu près où on va. La première règle est de faire une étude de marché et, si possible, d'avoir des clients potentiels avant de démarrer.
Une bonne approche pour cette phase de pré-création est le portage salarial, qui consiste à prendre un intermédiaire (un peu comme une agence d'intérim) qui facturera le client que vous avez déniché, paiera le salaire et les charges et... prendra une commission au passage (en moyenne 10% du Chiffre d'Affaire réalisé). Alors évidemment c'est coûteux mais moins compliqué que de créer une entreprise pour la fermer 6 mois après.
En fait le portage salarial s'est développé depuis une vingtaine d'années sur les carences du système administratif français:
- soit on est dans la case "salarié" (en cours d'emploi ou en recherche d'emploi),
- soit on est "travailleur non salarié" (indépendant, libéral, artisan, commerçant,...)
Or il existe de nombreuses situations intermédiaires: cadre entre deux emplois, retraité ou pré-retraité cherchant à compléter ses revenus ou créateur d'une entreprise cherchant à tester son activité. Dans chacun de ces cas le portage salarial répond au besoin alors que ni l'ANPE ni les agences d'intérim classiques ne le peuvent. Fin 2007 des accords professionnels ont quand même été signés pour encadrer cette pratique et donner de meilleurs droits aux portés. 
De toute façon, quels que soient ces nouveaux droits, le plus important est d'avoir un contrat laissant au porté la plus grande liberté d'action. A l'inverse il ne faut rien attendre de la société de portage en terme d'action commerciale ou de protection sociale (les ASSEDICs ne l'intègrent pas encore dans leurs prises en charge). Si on souhaite que cet intermédiaire ait les mêmes obligations et devoirs qu'un employeur classique, autant rester salarié...
Pour avoir utilisé le système je le défend volontiers, même si je regrette qu'au lieu d'officines privés ce ne soit pas l'État qui propose de tels services. 
Mais franchement, le plus vite possible il faut se dégager de ces structures coûteuses et sortir du no man's land:
 ou on devient salarié avec les droits précis qui s'y rattachent,
 ou on se lance en indépendant avec les risques et les avantages que cela procure.
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 07:19
Doisneau - Les écoliers de la rue Damesme, Paris 1956

Voilà, les enfants ont repris le chemin de l'école, cartable au dos et mines réjouies !

La même impression subsiste au sein des entreprises. Quelle que soit l'activité, quelle que soit notre fonction, les premiers jours de Septembre marquent la rentrée. Pourtant certains n'ont pas pris de vacances, d'autres ont repris le boulot au 1er Août ou s'apprêtent à partir se reposer à leur tour. Mais tous nous avons besoin de ce rituel qui nous ramène à notre enfance: "Alors, ces vacances, ça s'est bien passé ?", "Les batteries sont rechargées ?" ou encore "Bien reposé ? Dis-donc qu'est-ce que t'as bronzé !".

Je pense à ça en ce moment lorsque j'appelle des clients. Et pourtant je suis dans un domaine d'activité, la maintenance, où les périodes de congés du personnel sont justement mises à profit pour réparer et entretenir les machines. Ça fait rien, je garde cette douce impression de les avoir quittés fatigués en Juin pour les retrouver frais et dispos en Septembre ! Pour la prospection c'est pareil, je me dis que cette période est la plus propice pour solliciter de nouveaux clients.

Alors allons-y ! Tous ensemble reprenons le chemin de l'école, allons musarder dans les rues de nos usines ou buissonner le long des chemins industriels !

Vive la rentrée ! 
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 12:40
L'équilibrage des machines tournantes fait partie des travaux de maintenance incontournables.

 

Un ventilateur, comme celui représenté ci-dessus, génère forcément des vibrations. La roue est montée en porte-à-faux sur deux paliers à roulements et est entraînée par un moteur asynchrone via poulies et courroies. Si on veut préserver le plus longtemps possible la mécanique de cet ensemble il faut limiter les niveaux vibratoires à des valeurs raisonnables (nous en reparlerons...). Il faut donc éviter le plus possible les phénomènes de balourd qui sont la principale cause de ces vibrations.

Facile à dire ! Mais l'équilibrage d'une machine tournante n'est pas toujours une mince affaire. Si on ne peut pas (ou ne veut pas...) déposer le mobile pour le mettre sur une équilibreuse il faut procéder à un équilibrage sur site. Or de nombreux problèmes peuvent survenir à cette occasion et il faut procéder à un examen minutieux des conditions de fonctionnement de la machine avant de se lancer. Voici une liste - non exhaustive - des points qui peuvent rendre l'opération délicate:

- le balourd n'en est pas un ! L'arbre est faussé, la roue est voilée.
- la machine est installée sur une structure qui entre en résonance à la vitesse de rotation nominale.
- il faut réaliser une correction en 2 plans, voire en 3 pour les rouleaux de grande longueur.
- l'accessibilité est très réduite ou inexistante (pas de trappe d'accès, impossibilité de fixer des masses déquilibrage)
- ...

Je dis souvent que l'on sait quand commence une intervention équilibrage mais pas toujours quand elle s'arrête. Heureusement, dans la plupart des cas tout se passe bien et avec un tarage + une correction on réduit de manière spectaculaire les vibrations générées par le balourd. Il faut pour cela disposer d'une solide formation et d'un matériel adapté.
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:31
D-rouleurRefendage.jpg



Face à la foule en délire de techniciens, d'ingénieurs et de responsables maintenance qui viennent sur ce blog ;-) je souhaitais évoquer un aspect important de la maintenance conditionnelle: le profil du sous-traitant.


Cela me surprend toujours que des entreprises confient à des fournisseurs d'ensembles mécaniques (moteurs, réducteurs, roulements, pompes,...) la maintenance conditionnelle de leurs équipements. Quelle est la neutralité d'un réparateur de moteurs lorsqu'il vient procéder à des contrôles vibratoires dans l'usine ? C'est ce que j'appelle l'ambiguïté du médecin-pharmacien: la même personne pose le diagnostic et fournit le médicament...

Si - effectivement - l'un des objectifs de la maintenance conditionnelle est d'éviter les pannes, il ne faut pas oublier que son application permet aussi de réduire les coûts. Donc d'éviter les abus de « médicaments » et de pièces de rechange. Lorsque la maintenance conditionnelle est sous-traitée elle doit être confiée à un professionnel exclusif de ce domaine, une sorte de « docteur » qui vient avec sa mallette et repart en ayant fourni son diagnostic sans obtenir un quelconque avantage dans la fourniture de pièces.

Le cas de figure peut aussi se présenter pour l'équilibrage de machines tournantes. C'est la raison pour laquelle je ne force jamais un client à faire appel à Mecadyn pour des opérations combinées contrôle vibratoire + équilibrage. Les deux prestations peuvent très bien être réalisées par deux sous-traitants distincts.
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 11:25
Les anglophones appellent ça « Predictive maintenance », mais en français on préfère parler de « Maintenance conditionnelle ». Le terme « prédictif » fait en effet trop penser à Mme Irma qui vous prédit l'avenir grâce à sa boule de cristal...
 
En fait cette façon de maintenir des équipements (pas seulement industriels d'ailleurs, pour une voiture ou un frigo c'est pareil) est l'une des deux sortes de préventif. L'organigramme ci-dessous le résume mieux qu'un long discours.

 

Or donc, pour faire de la maintenance conditionnelle, on utilise tous les signaux provenant de la machine et qui peuvent nous alerter sur son degré d'usure et sur la nécessité d'une intervention :
 
- le bruit (c'est la manière la plus fréquente de faire du conditionnel, en passant près d'une pompe qu'il connaît bien un habitué saura déceler les bruits suspects de courroie ou de roulements),
- la température (un critère qui se développe depuis quelques années avec l'apparition de la thermographie infrarouge),
- la pression, le débit, le courant électrique, le couple - suivant la nature de l'équipement - sont autant de paramètres qu'il faut surveiller,
- la pollution (en particulier celle de l'huile des circuits hydrauliques dans laquelle on peut chercher les traces de limaille, d'eau, de plastique,...)
- et... la vibration, paramètre le plus utilisé en raison de tout un tas d'avantages dont je parlerai une autre fois.
 
La suite au prochain numéro. Et si vous voulez voir des exemples de machines sur lesquelles s'applique régulièrement la maintenance préventive conditionnelle, cliquez ici sur le site de mecadyn.
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  • : Ce blog est centré autour des activités de Mecadyn, entreprise de prestation de service en maintenance industrielle. Au gré des circonstances il permet aussi des digressions autour de la création d'entreprise, la vie en société, les loisirs,...
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