Lundi 5 janvier 2009
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Un petit topo sur l'équilibrage pour démarrer 2009 sans s'énerver.
Récemment je suis intervenu sur un pauvre vieux ventilateur qui criait à fendre l'âme. « Que vais-je devenir ? » disait-il « Mon moteur ne me tient plus, mes pales palissent et mes écrous
écrouissent ! ». Nous l'avons ausculté, examiné sous toutes les coutures et diagnostiqué un sérieux balourd qui engendrait des vibrations insupportables dans toute sa carcasse. Il a suffi
d'ajouter quelques grammes aux bons endroits pour remédier à ce défaut provoqué par une usure irrégulière des pales du ventilateur.
Ce n'est évidemment pas une nouveauté pour tous ceux qui fabriquent ou entretiennent des machines tournantes. Les remèdes sont bien connus même si pas toujours facile à appliquer (j'en ai déjà
parlé ici:
article sur l'équilibrage). En effet le balourd est une grandeur qui se définit par des forces réparties sur le mobile
dans plusieurs directions. Pour le corriger il faut mettre la machine en rotation et observer les vibrations dans l'espace (en deux plans dans la pratique). C'est confus ? Un petit tour à cette
adresse vous permettra d'obtenir des ordres de grandeur en situation réelle:
calcul du balourd
(c'est sur le site d'un concurrent à qui je vais faire un peu de pub mais, bon, il habite à 600 km de chez moi alors...)
On comprend, par exemple, qu'avec un ventilateur plat pesant 30 kg et d'un diamètre 500 mm, tournant à 2000 tr/min, il faudra limiter le balourd à 902 g.mm pour rester dans la norme (la qualité
G=6,3 est la valeur standard pour ce type d'équipement). Cela signifie, comme il est écrit en dessous, qu'il ne faut pas dépasser 3.61 g de masse de déséquilibre sur le pourtour du ventilateur.
Pas grand-chose ! Le poids d'un petit cube de métal de 8 mm de côté.
Et voilà pourquoi il suffit souvent de quelques rondelles d'acier bien réparties pour miraculeusement stopper les vibrations d'une machine usée mais encore vaillante !
Bonne année 2009 à tous !